jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2001047 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BENDJEBBAR-LOPES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 21 avril et 20 août 2020, Mme C A, représentée par Me Lopes, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Royan à lui verser la somme globale de 8 908,26 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison, d'une part, du recours abusif par la commune aux contrats à durée déterminée, d'autre part, de la méconnaissance par celle-ci du délai de prévenance et, enfin, de la transmission tardive des documents relatifs au terme de son dernier contrat de travail ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Royan la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la commune de Royan, en la recrutant par la voie de seize contrats de travail à durée déterminée sur une période de plus de cinq ans, a recouru abusivement aux contrats à durée déterminée et a ainsi commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- elle a également commis une faute en ne lui communiquant les documents relatifs au terme de son contrat que le 14 octobre 2019 ;
- la commune de Royan, en la prévenant au cours du mois de juillet que son contrat de travail, dont le terme était fixé au 5 juillet, ne serait pas renouvelé, a méconnu le délai de prévenance prévu par l'article 38 du décret du 15 février 1988 ;
- elle est fondée à prétendre au versement de l'indemnité de licenciement, à hauteur de 2 828,95 euros, de l'indemnité compensatrice de préavis à hauteur de 2 263,16 euros et à l'indemnité compensatrice de congés payés, pour un montant de 226,31 euros ;
- du fait du retard de la commune à lui transmettre les documents nécessaires pour percevoir l'allocation d'aide au retour à l'emploi, elle a subi des troubles dans les conditions d'existence, qu'il convient d'indemniser à hauteur de 2 500 euros ;
- n'ayant été informée que tardivement du non-renouvellement de son contrat, elle a subi des troubles dans les conditions d'existence, qu'il convient d'évaluer à la somme de 1 000 euros ;
- elle a droit au versement de l'indemnité compensatrice de congés annuels, prévue par l'article 5 du décret du 15 février 1988, à hauteur de 89,84 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 juin et 19 octobre 2020, la commune de Royan, représentée par Me Capiaux, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A présentées au titre de l'indemnité compensatrice de congés annuels dès lors que celle-ci, d'un montant de 89,84 euros, lui a été versée au mois de juin 2020 ;
- les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.
Par une décision du 11 décembre 2020, l'aide juridictionnelle totale a été accordée à Mme A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Brunet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Lopes, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A a été recrutée en qualité d'adjoint technique affectée au service scolaire par la commune de Royan par des contrats à durée déterminée successifs conclus à compter du 5 décembre 2013. Son dernier contrat, dont le terme était fixé au 5 juillet 2019, n'a pas été renouvelé. Par sa requête, Mme A demande au tribunal de condamner la commune de Royan à l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subis en raison, d'une part, du recours abusif aux contrats à durée déterminée, d'autre part, en raison de la méconnaissance par la commune de Royan du délai de prévenance et, enfin, du retard de la commune à lui fournir les documents relatifs au terme de son contrat.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par la commune de Royan :
2. Il résulte de l'instruction que la commune de Royan a versé à Mme A, au mois de juin 2020, la somme de 89,84 euros au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés, que requérante ne conteste pas avoir perçu. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions tendant à condamner la commune de Royan à lui verser cette même somme.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne le recours abusif de la commune de Royan aux contrats à durée déterminée :
3. Il résulte des articles 3 et 3-1 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, d'une part, que les collectivités territoriales ne peuvent recruter des agents non titulaires en vue d'assurer des remplacements momentanés ou d'effectuer des tâches à caractère temporaire ou saisonnier que par des contrats à durée déterminée et, d'autre part, que les collectivités peuvent recruter des agents contractuels sur des emplois permanents pour assurer le remplacement temporaire d'agents titulaires ou contractuels indisponibles. Si ces dispositions offrent ainsi la possibilité à ces collectivités de recourir, le cas échéant, à une succession de contrats à durée déterminée, elles ne font cependant pas obstacle à ce qu'en cas de renouvellement abusif de tels contrats, l'agent concerné puisse se voir reconnaître un droit à l'indemnisation du préjudice éventuellement subi lors de l'interruption de la relation d'emploi, évalué en fonction des avantages financiers auxquels il aurait pu prétendre en cas de licenciement s'il avait été employé dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée. Dans cette hypothèse, il incombe au juge, pour apprécier si le recours à des contrats à durée déterminée successifs présente un caractère abusif, de prendre en compte l'ensemble des circonstances de fait qui lui sont soumises, notamment la nature des fonctions exercées, le type d'organisme employeur ainsi que le nombre et la durée cumulée des contrats en cause.
4. Il résulte de l'instruction que Mme A a été recrutée par la commune de Royan par seize contrats successifs, d'une durée variant d'un à six mois, sur une période de plus de cinq années avec une seule interruption de deux mois, correspondant à la période estivale, en vue d'effectuer les mêmes fonctions d'adjoint technique affectée au service scolaire. L'ensemble des contrats produits par l'intéressée, lesquels visent les dispositions de l'article 3 1° de la loi du 26 janvier 1984, ont été conclus, selon leurs stipulations, en vue de faire face à un besoin lié à un accroissement temporaire d'activité, et la commune soutient, en défense, que les renouvellements successifs des contrats à durée déterminée de Mme A étaient justifiés afin d'adapter son temps de travail au nombre d'heures d'emploi prévisionnel, variant d'une période à une autre. Toutefois, une telle variation qui, en tout état de cause, ne saurait justifier à elle seule le recours à des contrats à durée déterminée sur une période aussi longue, ne ressort pas des contrats de travail de Mme A qui sont identiques. Dans ces conditions, l'intéressée doit être regardée comme ayant été recrutée par la commune de Royan afin d'occuper un emploi permanent alors qu'elle ne correspondait à aucune des dérogations au principe selon lequel un tel emploi doit être occupé par un agent titulaire. Eu égard à la nature de l'emploi pourvu, au nombre des contrats conclus et à leur durée cumulée de près de six années, Mme A est fondée à soutenir que la commune de Royan a recouru de manière abusive à une succession de contrats de travail à durée déterminée. La responsabilité de la commune de Royan est, dès lors, engagée à ce titre.
En ce qui concerne la méconnaissance du délai de prévenance :
5. Aux termes de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " I.- Lorsqu'un agent contractuel a été engagé pour une durée déterminée susceptible d'être renouvelée en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité territoriale lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : () - deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à deux ans ; () Pour la détermination de la durée du délai de prévenance, les durées d'engagement mentionnées aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième alinéas sont décomptées compte tenu de l'ensemble des contrats conclus avec l'agent, y compris ceux conclus avant une interruption de fonctions, sous réserve que cette interruption n'excède pas quatre mois et qu'elle ne soit pas due à une démission de l'agent. (). "
6. Si Mme A soutient que la commune de la Royan ne l'a pas informée, dans le respect du délai de deux mois fixé par les dispositions précitées, du non-renouvellement de son contrat dont le terme était fixé au 5 juillet 2019, il résulte de l'instruction que l'intéressée a signifié à la commune, par un courrier du 20 mars 2019, qu'elle ne souhaitait pas, pour des motifs personnels, le renouvellement de son contrat. Or, si Mme A soutient avoir informé la commune, par la suite, qu'elle souhaitait retirer ce courrier et, par-là, son souhait exprimé quant au renouvellement de son contrat, elle n'établit pas l'avoir fait dans un délai suffisant permettant à la commune de l'informer de l'éventuel renouvellement de son contrat dans le respect du délai de prévenance applicable. Dans ces conditions, s'il résulte de l'instruction que la commune a informé Mme A, le 24 juin 2019, que son contrat de travail ne serait pas renouvelé, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir, pour engager la responsabilité de la commune, de la méconnaissance par celle-ci du délai de prévenance, laquelle résulte de son seul fait.
En ce qui concerne le retard dans la transmission des documents au Pôle emploi :
7. Mme A soutient que la commune de Royan, en lui transmettant tardivement les documents relatifs à la fin de son contrat, a commis une faute de nature à engager sa responsabilité et qu'elle a subi, à ce titre, des troubles dans les conditions d'existence en raison du versement tardif de l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Il résulte toutefois de l'instruction que Mme A a obtenu le rappel de l'allocation d'aide au retour à l'emploi à laquelle elle avait droit en octobre 2019 et n'a, par conséquent, pas subi de préjudice dont elle serait fondée à en demander réparation. En tout état de cause, il ne résulte pas de l'instruction que la commune de Royan ait commis une faute dans la transmission à la requérante des documents requis alors qu'elle soutient avoir adressé à l'intéressée le certificat de travail et l'attestation d'emploi le 5 août 2019, ce que ne conteste pas sérieusement la requérante en se bornant à se prévaloir d'une erreur quant à l'adresse d'envoi de ces documents, qui était pourtant celle indiquée dans son courrier du 29 juillet 2019. Il s'ensuit que Mme A n'est pas fondée à demander l'engagement de la responsabilité de la commune de Royan sur ce fondement.
En ce qui concerne les préjudices subis par Mme A :
8. Un renouvellement abusif de contrats à durée déterminée ouvre à l'agent concerné un droit à l'indemnisation du préjudice qu'il subit lors de l'interruption de la relation d'emploi, évalué en fonction des avantages financiers auxquels il aurait pu prétendre en cas de licenciement s'il avait été employé dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée.
9. En premier lieu, aux termes du premier alinéa de l'article 45 du décret du 15 février 1988 susvisé, pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale, applicable en l'espèce : " La rémunération servant de base au calcul de l'indemnité de licenciement est la dernière rémunération nette des cotisations de la sécurité sociale et, le cas échéant, des cotisations d'un régime de prévoyance complémentaire, effectivement perçue au cours du mois civil précédant le licenciement. Elle ne comprend ni les prestations familiales, ni le supplément familial de traitement, ni les indemnités pour travaux supplémentaires ou autres indemnités accessoires. ". En vertu des dispositions de l'article 46 de ce même décret, l'indemnité de licenciement est égale à la moitié de la rémunération de base définie à l'article 45 de ce même décret pour chacune des douze premières années de services, au tiers de la même rémunération pour chacune des années suivantes, sans pouvoir excéder douze fois la rémunération de base. Ces dispositions précisent que toute fraction de service supérieure ou égale à six mois sera comptée pour un an.
10. Il résulte de l'instruction, et particulièrement des bulletins de salaire versés au dossier par la requérante, que sa rémunération de base devant être prise en compte pour le calcul d'une telle indemnité, nette des cotisations de la sécurité sociale et sans y inclure ni les indemnités pour travaux supplémentaires ni les autres indemnités accessoires, s'élève en l'espèce à la somme de 1 131,10 euros. Dès lors que Mme A doit être regardée comme ayant été employée par la commune de Royan pour une durée de six ans pour l'application des dispositions précitées au point 9, le préjudice résultant pour l'intéressée de la perte de cet avantage financier, auquel elle aurait pu prétendre en cas de licenciement si elle avait été employée dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée, doit être évalué à la somme de 3 393,30 euros.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 40 du décret du 15 février 1988 : " L'agent recruté pour une durée indéterminée ainsi que l'agent qui, engagé par contrat à durée déterminée, est licencié avant le terme de son contrat, a droit à un préavis qui est de : () - deux mois pour l'agent qui justifie auprès de l'autorité qui l'a recruté d'une ancienneté de services égale ou supérieure à deux ans. (). "
12. Si Mme A demande la condamnation de la commune de Royan à lui verser la somme de 2 263,16 euros au titre de l'indemnité compensatrice de préavis, elle ne démontre pas le préjudice qu'elle aurait subi à ce titre alors, au demeurant, qu'il résulte de l'instruction qu'elle a, ainsi qu'il a été dit au point 6, signifié à la commune qu'elle ne souhaitait pas voir son contrat de travail renouvelé.
13. En troisième lieu, l'article 5 du décret du 15 février 1988 prévoit : " L'agent contractuel en activité a droit, dans les conditions prévues par le décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires territoriaux, à un congé annuel dont la durée et les conditions d'attribution sont identiques à celles du congé annuel des fonctionnaires titulaires. A la fin d'un contrat à durée déterminée ou en cas de licenciement n'intervenant pas à titre de sanction disciplinaire, l'agent qui, du fait de l'autorité territoriale, en raison notamment de la définition du calendrier des congés annuels, n'a pu bénéficier de tout ou partie de ses congés annuels a droit à une indemnité compensatrice. Lorsque l'agent n'a pu bénéficier d'aucun congé annuel, l'indemnité compensatrice est égale au 1 / 10 de la rémunération totale brute perçue par l'agent lors de l'année en cours. Lorsque l'agent a pu bénéficier d'une partie de ses congés annuels, l'indemnité compensatrice est proportionnelle au nombre de jours de congés annuels dus et non pris. (). "
14. Mme A demande, sur le fondement des dispositions précitées de l'article 5 du décret du 15 février 1988, la condamnation de la commune à lui verser la somme de 226,31 euros au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés. Elle n'allègue toutefois, ni n'établit, qu'elle n'a pu bénéficier de l'intégralité de ses congés annuels avant le terme de son contrat de travail fixé au 5 juillet 2019 alors que, au demeurant et ainsi qu'il a été dit au point 2, la somme de 89,84 euros lui a été versée à ce titre par la commune de Royan au mois de juin 2020.
Sur les frais liés au litige :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Royan la somme de 1 300 euros à verser à Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme A au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés.
Article 2 : La commune de Royan est condamnée à verser la somme de 3 393,30 euros à Mme A.
Article 3 : La commune de Royan versera à Mme A la somme de 1 300 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la commune de Royan.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Bruston, présidente,
Mme Laclautre, conseillère,
Mme Bréjeon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 7 juillet 202La rapporteure,
Signé
R. BLa présidente,
Signé
S. BRUSTON
La greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026