jeudi 7 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2100346 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP DROUINEAU - BACLE - LE LAIN - BAROUX - VERGER - NOURI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 février 2021, Mme B A demande au tribunal de condamner la commune de Royan à lui verser la somme de 4 354,77 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis à la suite de l'accident survenu le 9 juillet 2020 sur la rampe Torchut à Royan.
Elle soutient que :
- la commune de Royan, en ne procédant pas à une signalisation suffisante du bloc de béton placé sur la rampe Torchut, a commis une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- elle a subi un préjudice matériel, à hauteur de 3 354,77 euros, ainsi qu'un préjudice moral, qu'il convient d'évaluer à 1 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 septembre 2021, la commune de Royan, représentée par la SCP Drouineau, Bacle, Le Lain, Barroux et Verger, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa responsabilité n'est pas engagée en l'absence de lien de causalité démontré entre les dommages et l'ouvrage public incriminé ;
- la faute de la victime est de nature à l'exonérer de sa responsabilité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Brunet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Macé, représentant la commune de Royan.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A demande au tribunal de condamner la commune de Royan à l'indemniser des préjudices qu'elle estime avoir subis à la suite d'un accident de la circulation qui serait survenu le 9 juillet 2020 sur la commune de Royan.
Sur les conclusions indemnitaires :
2. Il appartient à l'usager d'un ouvrage public qui demande réparation d'un préjudice qu'il estime imputable à cet ouvrage de rapporter la preuve de l'existence d'un lien de causalité entre le préjudice invoqué et l'ouvrage. Le maître de l'ouvrage ne peut être exonéré de l'obligation d'indemniser la victime qu'en rapportant, à son tour, la preuve soit de l'entretien normal de l'ouvrage, soit que le dommage est imputable à une faute de la victime ou à un cas de force majeure.
3. Mme A expose que, en s'engageant sur la rampe Torchut à Royan le 9 juillet 2020, son véhicule est rentré en collision avec un bloc de béton situé sur la voie publique, dont la commune ne conteste pas la présence, au demeurant démontrée par les photographies versées au dossier. Toutefois, il n'existe aucun témoin direct de l'accident et les seules pièces versées au débat ne permettent pas de justifier des circonstances dans lesquelles le véhicule de la requérante a été endommagé. Dans ces conditions, Mme A ne peut être regardée comme rapportant, comme il lui incombe, la preuve du lien de causalité, contesté par la commune de Royan, entre la présence du bloc de béton sur la voie publique et le dommage dont elle demande réparation. Par suite, la responsabilité de la commune de Royan ne peut être engagée sur ce fondement.
4. Il s'ensuit que les conclusions indemnitaires de la requête de Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Royan sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1 : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Royan présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la commune de Royan.
Délibéré après l'audience du 28 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Bruston, présidente,
Mme Laclautre, conseillère,
Mme Bréjeon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 7 juillet 202La rapporteure,
Signé
R. CLa présidente,
Signé
S. BRUSTON
La greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026