mercredi 24 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2101189 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | AVOCATS BIDEAUD LAPERSONNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 4 mai 2021 et le 1er août 2022, Mme B A, représentée par la SARL Bideaud-Lapersonne, demande au tribunal :
1°) de condamner le groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre à lui verser la somme de 13 541,28 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis en raison du recours abusif à des contrats de travail à durée déterminée ;
2°) de mettre à la charge du groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre a recouru de manière abusive aux contrats à durée déterminée pour la recruter sur l'emploi de responsable comptable et budgétaire, compte tenu de leur durée cumulée excédant celle que prévoit la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- l'emploi qu'elle a occupé pendant sept ans, neuf mois et trois jours est un emploi permanent ;
- les faits qui ont motivé le non-renouvellement de son dernier contrat à durée déterminée ne sont pas établis ;
- elle a subi un préjudice financier dès lors qu'elle aurait dû percevoir une indemnité de licenciement, qu'elle évalue à la somme de 9 041,28 euros, correspondant à un demi-salaire net, de 1 130,16 euros, multiplié par le nombre d'années d'ancienneté, qui s'établit à huit ;
- elle est fondée à obtenir la réparation du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d'existence causés par la durée excessive de ses contrats à durée déterminée et les motifs irréguliers retenus pour ne pas renouveler son dernier contrat, à hauteur d'une somme de 4 500 euros.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 novembre 2021, le groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre, représenté par la SCP Drouineau, Veyrier, Le Lain, Barroux, Verger, conclut au rejet de la requête, et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de la requérante en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- quand bien même la durée du délai de prévenance du non-renouvellement du contrat de Mme A n'aurait pas été respectée, celle-ci n'avait pas de droit au renouvellement de son contrat ;
- la décision de ne pas renouveler le contrat de Mme A est justifiée par l'intérêt du service, en raison de sa manière de servir inadéquate depuis le mois d'août 2019 ;
- il n'a commis aucune faute de nature à entraîner l'existence d'un préjudice indemnisable.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n°88-145 du 15 février 1988 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Gibson-Théry,
- les conclusions de Mme Thèvenet-Bréchot, rapporteure publique,
- les observations de Me Pielberg, représentant Mme A, et de Me Porchet, représentant le groupement de coopération sociale et médico-sociale.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A a été recrutée en qualité d'agent contractuel par le groupement de coopération sociale et médico-sociale (GCSMS) de la Sèvre, sur le grade de rédacteur principal de 2e classe, pour assurer les fonctions de responsable comptable et budgétaire, à raison de cinq contrats à durée déterminée successifs, du 27 mars 2013 au 31 décembre 2020. A ce titre, elle avait en charge la gestion financière et budgétaire de quatre établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Par un courrier du 28 octobre 2020, l'établissement a informé Mme A de son intention de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée, qui est arrivé à échéance le 31 décembre 2020. Par un courrier du 11 janvier 2021, Mme A a formulé une demande indemnitaire auprès du groupement, en réparation du préjudice financier et des troubles causés dans ses conditions d'existence consécutifs au recours abusif à des contrats de travail à durée déterminée, pour un montant total de 13 541,28 euros. N'ayant pas obtenu l'indemnisation sollicitée auprès de l'établissement, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal de condamner le groupement à réparer son préjudice financier et de ses troubles dans ses conditions d'existence, à hauteur d'une somme totale de 13 541,28 euros.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité du groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre :
2. Aux termes de l'article 3 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, alors en vigueur : " I. - Les collectivités et établissements mentionnés à l'article 2 peuvent recruter temporairement des agents contractuels sur des emplois non permanents pour faire face à un besoin lié à : / 1° Un accroissement temporaire d'activité, pour une durée maximale de douze mois, compte tenu, le cas échéant, du renouvellement du contrat, pendant une même période de dix-huit mois consécutifs ; () / II. - Les collectivités et établissements mentionnés à l'article 2 peuvent également, pour mener à bien un projet ou une opération identifié, recruter un agent par un contrat à durée déterminée dont l'échéance est la réalisation du projet ou de l'opération. / Le contrat est conclu pour une durée minimale d'un an et une durée maximale fixée par les parties dans la limite de six ans. Il peut être renouvelé pour mener à bien le projet ou l'opération, dans la limite d'une durée totale de six ans. / Le contrat prend fin avec la réalisation de l'objet pour lequel il a été conclu, après un délai de prévenance fixé par décret en Conseil d'Etat. Toutefois, après l'expiration d'un délai d'un an, il peut être rompu par décision de l'employeur lorsque le projet ou l'opération pour lequel il a été conclu ne peut pas se réaliser, sans préjudice des cas de démission ou de licenciement. / Les modalités d'application du présent II, notamment les modalités de mise en œuvre d'une indemnité de rupture anticipée du contrat, sont prévues par décret en Conseil d'Etat ".
3. D'une part, un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie ni d'un droit au renouvellement de son contrat ni, à plus forte raison, d'un droit au maintien de ses clauses si l'administration envisage de procéder à son renouvellement. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler ou de proposer à l'agent, sans son accord, un nouveau contrat substantiellement différent du précédent, que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent.
4. Il résulte de l'instruction que, pour prendre la décision contestée, le GCSMS s'est fondé sur le caractère inadéquat de la manière de servir de Mme A avec l'intérêt du service depuis le mois d'août 2019, en raison d'un comportement incompatible avec le bon fonctionnement du service public, et d'un manque de rigueur professionnelle préjudiciable à l'établissement, qui ont eu pour effet de désorganiser le service. Si Mme A conteste avoir instauré un climat délétère de travail, les attestations concordantes de trois agents administratifs, dont une au moins sous sa responsabilité, confirment qu'elle participait à l'installation d'un climat de tension au sein de la structure, et qu'elle n'avait plus une attitude constructive depuis le mois d'août 2019, période à laquelle il est constant que Mme A a eu un différend avec la directrice d'un établissement rattaché au groupement. Dans ces conditions, et en dépit de l'absence d'éléments probants produits par le GCSMS quant aux erreurs que Mme A aurait commises dans l'exécution de ses missions financières et budgétaires, le climat délétère qu'elle a contribué à instaurer dans le groupement suffit à justifier l'éviction du service dont elle a fait l'objet. Par suite, la décision de non renouvellement du contrat de Mme A est justifiée par un motif tiré de l'intérêt sur service, relatif à des considérations tenant à la personne de l'intéressée, et n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
5. D'autre part, les dispositions citées au point 2 subordonnent la conclusion et le renouvellement de contrats à durée déterminée à la nécessité de pourvoir des emplois non permanents justifiés par un accroissement temporaire d'activité, dans la limite de dix-huit mois consécutifs, ou de mener un projet spécifique. Elles ne font pas obstacle à ce qu'en cas de renouvellement abusif de contrats à durée déterminée, l'agent concerné puisse se voir reconnaître un droit à l'indemnisation du préjudice éventuellement subi lors de l'interruption de sa relation d'emploi, évalué en fonction des avantages financiers auxquels il aurait pu prétendre en cas de licenciement s'il avait été employé dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée.
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a été recrutée par le GCSMS, du 27 mars 2013 au 31 décembre 2020, par cinq contrats à durée déterminée successifs, sur le fondement des dispositions du 1°) du I de l'article 3 de la loi du 26 janvier 1984 citées au point 2 du présent jugement, ainsi que chacun des contrats le mentionne expressément dans son intitulé. Mme A comptabilise ainsi une durée d'emploi en contrats à durée déterminée de sept ans, neuf mois et trois jours, le dernier contrat, à lui seul, ayant duré deux ans, du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020. En outre, l'emploi qu'elle a occupé à ce titre consistait à assurer la gestion comptable et budgétaire de quatre établissements composant le groupement. Comme le soutient la requérante sans être sérieusement contredite, la nature de ses missions, qui relève, par définition, des emplois permanents de la fonction publique territoriale, comme en atteste la référence à la délibération créant l'emploi de responsable comptable et budgétaire visée dans le contrat d'engagement de Mme A pour la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020, n'était pas susceptible de justifier le recours à des contrats à durée déterminée successifs en application des dispositions précitées, alors, en outre, que leur durée totale cumulée ne peut excéder dix-huit mois au titre d'un accroissement temporaire d'activité. Par ailleurs, à supposer même que la requérante ait été recrutée sur le fondement du II de l'article 3 de la loi du 26 janvier 1984, compte tenu de la référence, dans certains contrats de travail, aux alinéas 5 et 7 de cet article 3, la durée maximale d'emploi de six ans pour conduire un projet spécifique est également dépassée. Dès lors, quand bien même le non-renouvellement du dernier contrat de Mme A serait justifié par l'intérêt du service, comme s'en prévaut le GCSMS, la responsabilité de cet établissement est engagée au titre du recours abusif à des contrats de travail à durée déterminée pour recruter Mme A en qualité de responsable comptable et budgétaire.
En ce qui concerne le préjudice :
5. Il résulte de ce qui précède que Mme A est fondée à demander réparation du préjudice que lui a causé le recours abusif aux contrats à durée déterminée pour la recruter. Son droit à indemnisation doit être évalué en fonction des avantages financiers auxquels elle aurait pu prétendre en cas de licenciement si elle avait été employée dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée.
6. Aux termes de l'article 43 du décret n°88-145 du 15 février 1988 : " Sauf lorsque le licenciement intervient, soit pour des motifs disciplinaires, soit au cours ou à l'expiration d'une période d'essai, une indemnité de licenciement est due aux agents : () 2° Qui, engagés à terme fixe, ont été licenciés avant ce terme ". L'article 44 de ce même décret prévoit quant à lui que : " Toutefois l'indemnité de licenciement n'est pas due aux agents mentionnés à l'article 43 lorsque ceux-ci : () 2° Retrouvent immédiatement un emploi équivalent dans l'une des collectivités publiques mentionnées à l'article 2 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée ou d'une société d'économie mixte dans laquelle l'Etat ou une collectivité territoriale a une participation majoritaire ". L'article 45 de ce décret prévoit que : " La rémunération servant de base au calcul de l'indemnité de licenciement est la dernière rémunération nette des cotisations de la sécurité sociale et, le cas échéant, des cotisations d'un régime de prévoyance complémentaire, effectivement perçue au cours du mois civil précédant le licenciement. Elle ne comprend ni les prestations familiales, ni le supplément familial de traitement, ni les indemnités pour travaux supplémentaires ou autres indemnités accessoires. " En outre, il résulte de l'article 46 du même décret : " L'indemnité de licenciement est égale à la moitié de la rémunération de base définie à l'article précédent pour chacune des douze premières années de services, au tiers de la même rémunération pour chacune des années suivantes, sans pouvoir excéder douze fois la rémunération de base. Elle est réduite de moitié en cas de licenciement pour insuffisance professionnelle. En cas de rupture avant son terme d'un engagement à durée déterminée, le nombre d'années pris en compte ne peut excéder le nombre des mois qui restaient à courir jusqu'au terme normal de l'engagement ".
7. Il résulte de l'instruction que Mme A a été recrutée en qualité d'adjointe de direction en charge de la gestion financière par un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, en contrat à durée déterminée, à compter du 1er février 2021, soit un mois après l'achèvement de son dernier contrat de travail au sein du GCSMS. Si le groupement soutient que Mme A a perçu une somme plus élevée que son salaire de base en fin de contrat, en raison du paiement de ses congés payés, de jours de récupération et de jours inscrits sur son compte épargne temps, ces sommes lui étaient dues quelles que soient les conditions dans lesquelles son contrat a pris fin, et ne peuvent, en tout état de cause, tenir lieu d'indemnité au titre du recours abusif à l'emploi contractuel.
8. Mme A n'ayant pas immédiatement retrouvé un emploi, elle est fondée à demander une indemnité correspondant au montant de l'indemnité de licenciement qu'elle aurait perçue si elle avait été employée en contrat à durée indéterminée. L'état de l'instruction ne permettant pas de déterminer avec exactitude le montant de cette indemnité, il y a lieu de renvoyer l'intéressée devant le GCSLS pour qu'il soit procédé au calcul de ce montant en faisant application des dispositions précitées des articles 45 et 46 du décret du 15 février 1988, en prenant comme base pour le calcul de l'indemnité la rémunération de Mme A du mois de décembre 2020 - hors paiement des jours de récupération du temps de travail et des congés - et sa durée totale d'emploi de sept ans, neuf mois et trois jours.
Sur les frais liés au litige :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas, dans le cadre de l'instance, la partie perdante, les sommes que le groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre la somme de 1 300 euros, à verser à la requérante, sur le fondement de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Le groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre est condamné à verser à Mme A une indemnité calculée par application des articles 45 et 46 du décret du 15 février 1988. Mme A est renvoyée devant le groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre pour qu'il soit procédé au calcul du montant de cette indemnité.
Article 2 : Le groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre versera la somme de 1 300 euros à Mme A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au groupement de coopération sociale et médico-sociale de la Sèvre.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bruston, présidente,
Mme Gibson-Théry, première conseillère,
M. Pipart, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 24 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERYLa présidente,
Signé
S. BRUSTON
La greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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