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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2101250

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2101250

vendredi 4 août 2023

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2101250
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre - JU
Avocat requérantDUCLOS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 11 mai 2021, le 4 août 2022 et le 8 mars 2023, Mme A C, représentée par la SELARL Lelong-Duclos Avocats, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler la décision du 10 août 2020 par laquelle le président du conseil départemental de la Vienne a rejeté le recours administratif préalable qu'elle a exercé à l'encontre de la décision du 12 mars 2020 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Vienne lui a notifié un indu de revenu de solidarité active de 12 083,40 euros, pour la période du 1er juillet 2017 au 30 septembre 2019, ou, à titre subsidiaire, de réformer la décision du 10 août 2020 relative à l'indu de revenu de solidarité active en la ramenant à une somme minorée correspondant à une période d'indu du 23 décembre 2018 au 30 septembre 2019 ;

2°) d'enjoindre au président du conseil départemental de la Vienne, à titre principal, de lui restituer la somme ayant d'ores et déjà été récupérée dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai ;

3°) de mettre à la charge du département de la Vienne une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Elle soutient que :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de l'absence de saisine de la commission de recours amiable ;

- ses droits de la défense ont été méconnus ;

- le retrait de son titre de séjour, auquel a procédé la préfète de la Vienne par un arrêté du 21 juillet 2020, n'est pas définitif, de sorte que l'indu n'est pas fondé ;

- la créance est prescrite, dès lors qu'en l'absence de fraude, il n'y avait pas lieu de lever la prescription biennale ;

- elle n'a fait preuve d'aucune mauvaise foi dans le cadre de sa demande de perception du revenu de solidarité active, l'ayant sollicité seulement treize ans après être arrivée en France, et n'ayant commis aucune fraude déclarative quant à sa situation familiale et financière à la caisse d'allocations familiales ;

- la décision attaquée méconnaît l'article 22 de la déclaration universelle des droits de l'homme et le onzième alinéa du préambule de la constitution du 27 octobre 1946.

Par des mémoires enregistrés le 30 juillet 2021 et le 30 août 2022, le département de la Vienne, représenté par le président du conseil départemental de la Vienne en exercice, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 février 2021.

Vu :

- le jugement n° 2101244 et 2101245 du 11 mai 2023 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme C dirigées à l'encontre des arrêtés des 21 juillet 2020 et 20 octobre 2020 par lesquels la préfète de la Vienne lui a respectivement retiré son titre de séjour temporaire pluriannuel valable du 27 janvier 2017 au 26 janvier 2019, puis ses cartes de séjour temporaires valables du 11 mai 2012 au 10 novembre 2012, du 4 octobre 2012 au 3 octobre 2013, du 23 octobre 2013 au 22 octobre 2014, du 26 janvier 2015 au 25 janvier 2016 et du 27 janvier 2016 au 26 janvier 2017 ;

- les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la Constitution, notamment son préambule ;

- la déclaration universelle des droits de l'homme des Nations-Unies ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Gibson-Théry pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La magistrate désignée a décidé de dispenser la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Gibson-Théry, magistrate désignée ;

- les observations de Me Duclos, représentant Mme C.

La clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 779-2 du code de justice administrative, à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un courrier du 12 mars 2020, la caisse d'allocations familiales de la Vienne a notifié à Mme E, alias A C, un indu de prestations sociales au titre de la prime d'activité, des allocations familiales, de l'aide personnalisée au logement, de l'allocation de soutien familial, du revenu de solidarité active et de la prime de Noël du 1er janvier 2017 au 30 septembre 2019, pour un montant total de 56 924,95 euros, au motif qu'elle a utilisé une fausse identité depuis son entrée en France en 2004. Le recours administratif préalable qu'elle a effectué, par courrier du 15 mai 2020, à l'encontre de la décision mettant à sa charge l'indu de revenu de solidarité active de 12 083,40 euros, devant le président du conseil départemental de la Vienne, a été rejeté par une décision du 10 août 2020. Mme C demande au tribunal l'annulation de cette décision.

2. Lorsque le recours dont il est saisi est dirigé contre une décision qui, remettant en cause des paiements déjà effectués, ordonne la récupération d'un indu de revenu de solidarité active, d'aide personnalisée au logement ou de prime d'activité, il entre dans l'office du juge d'apprécier, au regard de l'argumentation du requérant, le cas échéant, de celle développée par le défendeur et, enfin, des moyens d'ordre public, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction, la régularité comme le bien-fondé de la décision de récupération d'indu. Il lui appartient, s'il y a lieu, d'annuler ou de réformer la décision ainsi attaquée, pour le motif qui lui paraît, compte tenu des éléments qui lui sont soumis, le mieux à même, dans l'exercice de son office, de régler le litige.

3. En premier lieu, par un arrêté du 28 octobre 2019, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du département de la Vienne, Mme D B, cheffe du service revenu de solidarité active, a reçu délégation de signature du président du conseil départemental à l'effet de signer notamment tous les actes adoptés en matière de recours administratifs et contentieux dans son domaine de compétence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'autrice de la décision en litige doit être écarté comme manquant en fait.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action, sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. Ce recours est, dans les conditions et limites prévues par la convention mentionnée à l'article L. 262-25, soumis pour avis à la commission de recours amiable qui connaît des réclamations relevant de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale. Les modalités d'examen du recours sont définies par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes du I de l'article L. 262-25 de ce code : " Une convention est conclue entre le département et chacun des organismes mentionnés à l'article L. 262-16. / Cette convention précise en particulier : / 1° Les conditions dans lesquelles le revenu de solidarité active est servi et contrôlé ; () / 3° La liste et les modalités d'exercice et de contrôle des compétences déléguées, le cas échéant, par le département aux organismes mentionnés à l'article L. 262-16 () ". Aux termes de l'article R. 262-60 du même code : " La convention prévue à l'article L. 262-25 comporte des dispositions générales relatives à : / () 4° Les conditions et limites dans lesquelles la commission de recours amiable de ces organismes rend un avis sur les recours administratifs adressés au président du conseil général ; ces stipulations portent notamment sur l'objet et le montant des litiges dont la commission est saisie et les conditions financières de cette intervention () ". Enfin, aux termes de l'article R. 262-89 de ce code : " Sauf lorsque la convention mentionnée à l'article L. 262-25 en dispose autrement, ce recours est adressé par le président du conseil départemental pour avis à la commission de recours amiable mentionnée à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale. / Dans les cas prévus dans la convention mentionnée à l'article L. 262-25 dans lesquels la commission de recours amiable n'est pas saisie, le président du conseil départemental statue () sur le recours administratif qui lui a été adressé. () ".

5. Il appartient au juge, pour apprécier le bien-fondé du moyen dont il est saisi, de s'assurer, le cas échéant d'office, du caractère obligatoire de la consultation de la commission de recours amiable (CRA) de la CAF dans l'hypothèse en litige, en vertu de clauses réglementaires de la convention conclue entre le département et cet organisme. En revanche, le caractère contradictoire de la procédure fait en principe obstacle à ce que le juge se fonde sur cette convention sans qu'elle ait été préalablement communiquée aux parties dès lors que celle-ci n'a pas fait l'objet d'une publicité suffisante. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. L'application de ce principe n'est pas exclue en cas d'omission d'une procédure obligatoire, à condition qu'une telle omission n'ait pas pour effet d'affecter la compétence de l'auteur de l'acte. Toutefois, la circonstance que le législateur ait entendu permettre à chaque département, agissant par voie de convention avec l'organisme chargé du service du RSA, de déterminer les hypothèses dans lesquelles les réclamations dirigées contre des décisions relatives au RSA sont soumises pour avis à la CRA de cet organisme n'a pas pour effet de retirer à la consultation de cette commission, eu égard à sa nature et à sa composition, le caractère d'une garantie apportée, lorsqu'elle est prévue, au bénéficiaire du RSA.

6. Il résulte de l'article 3.2 de la convention de gestion du RSA signée entre le département de la Vienne et la CAF de la Vienne le 1er janvier 2018, alors en vigueur, qu'il appartient au département d'examiner les recours administratifs préalables obligatoires formés en matière de RSA. En l'absence de mention de saisine préalable de la CRA de la CAF avant cet examen, le président du conseil départemental a pu, sans méconnaître les dispositions citées au point 4, se prononcer sur le sort du recours administratif préalable exercé par Mme C le 15 mai 2020 sans solliciter préalablement l'avis de la CRA de la CAF, l'intéressée n'ayant pas, à cet égard, été privée d'une garantie. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure entachant la décision attaquée et de la méconnaissance des droits de la défense de Mme C doivent être écartés.

7. En troisième lieu, le premier alinéa de l'article L. 262-6 du code de l'action sociale et des familles prévoit que, pour pouvoir bénéficier du revenu de solidarité active, " le ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse doit remplir les conditions exigées pour bénéficier d'un droit de séjour et avoir résidé en France durant les trois mois précédant la demande. / () Le ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse, entré en France pour y chercher un emploi et qui s'y maintient à ce titre, n'a pas droit au revenu de solidarité active. () ". Aux termes de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicable à la date à laquelle Mme C a demandé à percevoir le revenu de solidarité active : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, tout citoyen de l'Union européenne, tout ressortissant d'un autre Etat partie à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse a le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'il satisfait à l'une des conditions suivantes : / 1° S'il exerce une activité professionnelle en France ; / 2° S'il dispose () de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; () ". Le premier alinéa de l'article L. 122-1 de ce code ouvre un droit au séjour permanent sur l'ensemble du territoire français au " ressortissant visé à l'article L. 121-1 qui a résidé de manière légale et ininterrompue en France pendant les cinq années précédentes ", dont le titulaire perd le bénéfice, selon l'article L. 122-2 du même code, en cas d'absence du territoire français pendant une période de plus de deux années consécutives.

8. Il résulte des dispositions citées au point précédent que, pour pouvoir bénéficier du revenu de solidarité active, les ressortissants des Etats membres de l'Union européenne, des autres Etats parties à l'accord sur l'Espace économique européen ou de la Confédération suisse doivent remplir les conditions exigées pour bénéficier d'un droit au séjour. Au-delà de trois mois, un tel droit au séjour est notamment ouvert au ressortissant qui exerce une activité professionnelle en France et, au-delà de cinq ans de résidence légale et ininterrompue, il est acquis à titre permanent. Enfin, le droit au séjour supérieur à trois mois au titre de l'exercice d'une activité professionnelle est maintenu, pendant six mois, au ressortissant qui se trouve en chômage involontaire dûment constaté à la fin d'un contrat de travail à durée déterminée inférieure à un an et, sans limitation de durée, au ressortissant qui se trouve dans une telle situation après avoir été employé pendant plus d'un an et s'est fait enregistrer en qualité de demandeur d'emploi auprès du service de l'emploi compétent.

9. Il résulte de l'instruction que, par un jugement n° 2101244 et 2101245 du 11 mai 2023 ayant acquis un caractère définitif faute d'avoir été contesté, le tribunal administratif de Poitiers a rejeté les recours contentieux tendant à l'annulation des arrêtés des 21 juillet 2020 et 20 octobre 2020 par lesquels la préfète de la Vienne a respectivement retiré à Mme C son titre de séjour temporaire pluriannuel valable du 27 janvier 2017 au 26 janvier 2019, puis ses cartes de séjour temporaires valables du 11 mai 2012 au 10 novembre 2012, du 4 octobre 2012 au 3 octobre 2013, du 23 octobre 2013 au 22 octobre 2014, du 26 janvier 2015 au 25 janvier 2016 et du 27 janvier 2016 au 26 janvier 2017. Ainsi, sans droit au séjour, Mme C ne pouvait légalement prétendre au bénéfice du revenu de solidarité active au cours de la période en litige. Dès lors, la circonstance à la supposer vérifiée, que les données fournies à la CAF de la Vienne par la requérante sur sa situation familiale et financière seraient exactes est sans incidence sur l'appréciation de son droit à percevoir le revenu de solidarité active. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que l'indu en litige n'est pas fondé en raison du caractère non définitif des retraits des titres de séjour de la requérante auxquels l'administration a procédé doit être écarté.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles : " L'action en vue du paiement du revenu de solidarité active se prescrit par deux ans. Cette prescription est également applicable, sauf en cas de fraude ou de fausse déclaration, à l'action intentée par l'organisme chargé du service du revenu de solidarité active ou le département en recouvrement des sommes indûment payées. () ".

11. Il résulte des motifs exposés au point 9 que l'indu de revenu de solidarité active en litige est fondé sur l'absence de droit au séjour résultant des déclarations mensongères de Mme C sur son identité et sa nationalité, qui relèvent d'une fraude au sens de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles. Il s'ensuit que Mme C n'est pas fondée à soutenir que le président du conseil départemental a méconnu les dispositions citées au point 10 en levant la prescription biennale pour calculer l'indu litigieux.

12. En cinquième et dernier lieu, d'une part, le principe posé par les dispositions du onzième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, auquel se réfère la Constitution du 4 octobre 1958, aux termes desquelles la Nation " garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs () " ne s'impose au pouvoir réglementaire, en l'absence de précision suffisante, que dans les conditions et les limites définies par les dispositions contenues dans les lois ou dans les conventions internationales applicables. Par suite, Mme C ne saurait, en tout état de cause, pour critiquer la légalité de la décision attaquée, invoquer ce principe indépendamment de telles dispositions, alors qu'elle n'établit pas que le code de l'action sociale et des familles n'aurait pas été régulièrement appliqué. D'autre part, la requérante ne peut utilement invoquer la déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948, qui ne figure pas au nombre des traités ou accords ratifiés par la France dans les conditions fixées par l'article 55 de la Constitution du 4 octobre 1958.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme C à fin d'annulation de la décision du 10 août 2020 par laquelle le président du conseil départemental de la Vienne a rejeté le recours administratif préalable qu'elle a exercé à l'encontre de la décision du 12 mars 2020 par laquelle la CAF de la Vienne lui a notifié un indu de revenu de solidarité active de 12 083,40 euros, pour la période du 1er juillet 2017 au 30 septembre 2019, ou, à titre subsidiaire, à fin de ramener la somme due à une période d'indu du 23 décembre 2018 au 30 septembre 2019, ainsi que, par voie de conséquence, celles qu'elle a présentées à fin d'injonction et au titre des frais non compris dans les dépens, doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au département de la Vienne.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de la Vienne.

Mis à disposition au greffe le 4 août 2023.

La magistrate désignée,

S. GIBSON-THERYLa greffière

N. COLLET

La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

N. COLLET

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