LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2102512

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2102512

jeudi 19 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2102512
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation3ème chambre - JU
Avocat requérantBAZIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 septembre 2021, M. B A, représenté par Me Bazin, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite née le 23 août 2021 par laquelle le ministre de l'Intérieur a refusé de lui restituer l'intégralité des douze points sur son permis de conduire ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'Intérieur de lui restituer douze points sur son permis de conduire dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 10 000 euros en réparation du préjudice subi ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- son permis de conduire devrait être crédité de douze points ;

- la faute de l'administration, en le privant de la possibilité d'utiliser tout véhicule, lui a causé un préjudice estimé à 10 000 euros

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2021, le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite née le 23 août 2021 et au rejet du surplus de la requête.

Il soutient que :

- le requérant dispose à ce jour de douze points sur son permis de conduire ;

- l'administration n'a commis aucune faute de nature à ouvrir droit à réparation ;

- le lien de causalité n'est pas établi entre la faute et le préjudice ;

- le requérant n'établit pas la réalité du préjudice invoqué.

Par un mémoire, enregistré le 15 décembre 2022, M. A déclare se désister purement et simplement des conclusions à fin d'annulation et d'injonction et maintenir le surplus de ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président par intérim du tribunal a désigné Mme C pour statuer en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de conclure dans cette affaire en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a demandé, d'une part, l'annulation de la décision implicite née le 23 août 2021 par laquelle le ministre de l'Intérieur a refusé de lui restituer l'intégralité des douze points sur son permis de conduire, et d'autre part, de condamner l'Etat à lui verser une somme de 10 000 euros en réparation du préjudice subi.

Sur l'étendue du litige :

2. Dans son mémoire enregistré le 15 décembre 2022, M. A a expressément abandonné ses conclusions tendant au rétablissement d'un solde de douze points sur son permis de conduire. Dès lors, il y a lieu pour le tribunal de donner acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction et de ne statuer que sur les conclusions indemnitaires.

Sur les conclusions indemnitaires :

3. Il résulte de l'instruction que le 30 juin 2016, le sous-préfet de Morlaix a procédé à la suspension provisoire du permis de conduire de M. A. Par une ordonnance pénale du 16 mai 2018, le président du tribunal de grande instance de Bordeaux a prononcé la suspension de son permis de conduire pour une durée de trois mois. Par un jugement du 4 décembre 2018 devenu définitif, la cour d'appel de Bordeaux a relaxé M. A. Par un courrier du 15 avril 2019, M. A a demandé à l'administration de recréditer son permis de conduire de douze points. Constatant que le solde de points mentionné sur le relevé d'information intégral était toujours nul au 11 avril 2019, et en l'absence de réponse de l'administration, le requérant a réitéré sa demande par courriers du 17 juillet 2019, 4 mai 2021 et 23 juin 2021. En défense, le ministre fait valoir que la persistance de la mention " solde de points = 0 " figurant sur le relevé d'information intégral de M. A est due à un problème informatique qui est désormais corrigé et qu'en tout état de cause, la mention " valide " figurait bien à la rubrique " état du dossier ". Toutefois, la seule persistance erronée de la mention " solde de points = 0 " au relevé d'information intégral de M. A pendant plus de deux ans est constitutif d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat.

4. M. A soutient que cette faute l'a privé de la possibilité d'utiliser un véhicule et lui a causé un préjudice tant dans sa vie personnelle que professionnelle. Toutefois, il ne démontre pas l'existence d'un lien de causalité entre la faute de l'administration et le préjudice allégué, alors qu'il résulte de l'instruction qu'il a continué à utiliser son véhicule et a commis une infraction routière le 14 juillet 2020.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de M. A doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

6. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat une somme de 900 euros à verser à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DECIDE :

Article 1 : Il est donné acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 900 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus de la requête de M. A est rejeté.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 janvier 2023.

La magistrate désignée,

Signé

A. THEVENET-BRECHOTLa greffière,

Signé

N. COLLET

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

N. COLLET

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions