LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2103019

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2103019

mardi 5 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2103019
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSCPA NORMAND ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 19 novembre 2021, 31 octobre 2023 et 13 novembre 2023, l'Union régime obligatoire prévention santé (UROPS), représentée par Me Simmonet, demande au tribunal :

1°) d'annuler la mise en demeure valant commandement de payer n°30633728733 émise le 21 octobre 2019 par le comptable public de la trésorerie des établissements hospitaliers de Poitiers ;

2°) d'annuler le titre de recettes no2016-454760 émis et rendu exécutoire le 17 mai 2016 par le directeur général du Groupement hospitalier Nord Vienne en vue du recouvrement de frais de santé d'un montant total de 46 euros, ensemble la décision du 15 avril 2021 par laquelle le directeur général du centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers a rejeté son recours gracieux du 9 avril 2021 ;

3°) de la décharger de la somme de 13,80 euros ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier universitaire de Poitiers la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la juridiction administrative est compétente pour connaître des recours en contestation du bien-fondé des titres de recettes, dès lors que la jurisprudence administrative a déjà confirmé que les créances hospitalières émises à l'encontre d'un organisme prenant en charge la couverture complémentaire santé et assurant la prestation de tiers payant sont de nature administrative ;

- la requête n'est pas tardive, dès lors que le CHU de Poitiers n'établit pas la date de notification du titre de recettes, et donc la connaissance acquise du contenu du titre litigieux, la privant ainsi de former un recours contre un acte dont elle ne connaissait pas le contenu ;

- le titre de recettes litigieux porte sur des sommes dont l'UROPS n'est pas redevable, dès lors qu'il concerne des soins délivrés à des personnes au titre du régime obligatoire, postérieurement au 1er janvier 2019, date à laquelle la gestion de ce régime at été transféré à la CNAM.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 26 octobre 2023 et le 16 novembre 2023, le centre hospitalier universitaire de Poitiers, représenté par Me Cariou, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la requérante une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est tardive, dès lors qu'elle n'a pas été introduite dans le délai d'un an suivant la notification du titre de recettes ;

- les moyens soulevés par l'UROPS ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 avril 2022, la directrice départementale des finances publiques de la Vienne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- à titre principal, la juridiction administrative n'est pas compétente pour examiner une opposition à poursuites et, à titre subsidiaire, la requérante n'a pas introduit de réclamation préalable contre l'acte de poursuite qu'elle conteste ;

- la question de la validité de la créance relève de la compétence exclusive de l'ordonnateur, en l'espèce, le directeur général du CHU de Poitiers.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'organisation judiciaire ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la santé publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pipart,

- les conclusions de M. Revel, rapporteur public,

- et les observations de Me Perin, représentant l'UROPS, et de Me Cariou, représentant le CHU de Poitiers.

Considérant ce qui suit :

1. La Mutualité fonction publique services, devenue Union régime obligatoire prévention santé (UROPS) est une union de mutuelles qui a assuré, jusqu'au 31 décembre 2016, la gestion des frais de santé du régime complémentaire de la couverture santé des fonctionnaires et agents publics et, jusqu'au 1er mars 2019, celle du régime obligatoire desdits fonctionnaires et agents publics. Le 21 octobre 2019 elle a reçu une mise en demeure valant commandement de payer n°30633728733 de la part du comptable de la trésorerie des établissements hospitaliers de Poitiers à l'effet de recouvrer le solde de frais de santé exposés le 17 mars 2016 d'un montant de 13,80 euros. Le même jour, elle a sollicité la transmission du titre exécutoire correspondants auprès du centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers. Le 9 avril 2021, après avoir reçu le titre no2016-454760 émis et rendu exécutoire le 17 mai 2016 par le directeur général du Groupement hospitalier Nord Vienne (GHNV), dont il n'est pas contesté qu'il concernait des frais de santé au titre du régime obligatoire, la requérante a contesté devoir régler ce dernier au motif que la gestion des frais de santé relatifs audit régime obligatoire avait été transférée à la CNAM le 1er mars 2019, et ce quelle que soit la date des soins dispensés. L'UROPS demande l'annulation de la mise en demeure valant commandement de payer n°30633728733 émise le 21 octobre 2019 par le comptable public de la trésorerie des établissements hospitaliers de Poitiers, du titre de recettes précité et de la décision du 15 avril 2021 du centre hospitalier universitaire de Poitiers, qui vient aux droits du GHNV, rejetant son recours gracieux ainsi que la décharge de la somme de 13,80 euros.

Sur l'étendue du litige :

2. Si, dans le premier état de ses écritures, l'UROPS a demandé l'annulation de la mise en demeure valant commandement de payer citée au point 1, elle a, dans son mémoire enregistré le 31 octobre 2023, expressément abandonné ces conclusions. Dès lors, il n'y a plus lieu pour le tribunal d'y statuer.

Sur le surplus des conclusions :

3. Il appartient, en principe, à l'émetteur d'un titre exécutoire d'apporter les justifications de nature à établir le bien-fondé dudit titre. Ainsi, c'est au centre hospitalier universitaire de Poitiers d'apporter des éléments permettant de démontrer que MFP Services était effectivement redevable des créances dont le paiement lui a été réclamé par la la mise en demeure valant commandement de payer contestée. Toutefois, en vertu des règles gouvernant l'attribution de la charge de la preuve devant le juge administratif, applicables sauf loi contraire, s'il incombe, en principe, à chaque partie d'établir les faits nécessaires au succès de sa prétention, les éléments de preuve qu'une partie est seule en mesure de détenir ne sauraient être réclamés qu'à celle-ci.

4. Il ressort du titre exécutoire no2016-454760 émis et rendu exécutoire le 17 mai 2016 par le directeur général du GHNV que celui-ci se rapporte à des frais de santé datant du 17 mars 2016, antérieurs au transfert de gestion des frais de santé du régime obligatoire à la CNAM intervenu le 1er mars 2019. Dès lors, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir du CHU de Poitiers, l'UROPS n'est pas fondée à demander l'annulation du titre exécutoire précité, ni celle de la décision de rejet de son recours gracieux du 15 avril 2021, pas plus que la décharge de la somme de 13,80 euros.

Sur les frais liés au litige :

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de l'UROPS et du CHU de Poitiers présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de l'UROPS tendant à la décharge de l'obligation de payer la somme de 13,80 euros, procédant de la mise en demeure valant commandement de payer n°30633728733.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de l'UROPS est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à l'Union régime obligatoire prévention santé, au centre hospitalier universitaire de Poitiers et à la directrice départementale des finances publiques de la Vienne.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Campoy, président,

M. Henry, premier conseiller,

M. Pipart, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2023.

Le rapporteur,

Signé

R. PIPART

Le président,

Signé

L. CAMPOY La greffière,

Signé

D. GERVIER

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions