LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2200081

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2200081

mercredi 5 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2200081
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation1ère chambre
Avocat requérantCABINET ARCOLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2200026 du 7 janvier 2022, le président du tribunal administratif d'Orléans a transmis au tribunal administratif de Poitiers, en application de l'article R. 761-5 du code de justice administrative, la requête, enregistrée le 3 janvier 2022, présentée par la commune de Montrichard Val de Cher.

Par cette requête, enregistrée au tribunal administratif de Poitiers le même jour, la commune de Montrichard Val de Cher, représentée par Me Tissier-Lotz, demande au tribunal :

1°) de réformer l'ordonnance n°1903804 du 22 novembre 2021 taxant et liquidant les frais et honoraires de l'expertise confiée à M. E A en tant qu'elle met ces frais et honoraires à la charge de la commune ;

2°) de mettre ces frais et honoraires à la charge de M. F ou du syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable (SIAEP) de Montrichard Val de Cher.

Elle soutient que :

- l'expertise demandée par M. F ne présente aucune utilité pour la commune, et, en toute hypothèse, le président du tribunal administratif d'Orléans a commis une erreur d'appréciation en mettant les frais et honoraires d'expertise à sa charge alors même qu'elle n'est pas susceptible d'être condamnée dans le cadre d'un recours au fond, ni de se voir imputer la charge des dépens de l'instance ; l'unique motif justifiant que l'expertise judiciaire litigieuse soit menée au contradictoire de la commune tenait à l'intervention du maire au titre de ses pouvoirs de police des édifices menaçant ruine, sans que sa responsabilité dans la survenue du sinistre puisse être recherchée dès lors qu'elle n'est ni propriétaire, ni gestionnaire du réseau d'adduction d'eau potable dont l'une des fuites est à l'origine du sinistre ; il ressort des opérations d'expertise que les dommages subis par M. F et sa voisine trouvent leur unique cause dans une fuite du réseau d'adduction d'eau potable au droit de la propriété de M. F sous la rue des Monts Garnis, lequel appartient au SIAEP de Montrichard ; si l'expert a cru pouvoir attribuer une part de responsabilité à la commune, ce n'est que dans la mesure où il a estimé que celle-ci avait négligé d'alerter le SIAEP sur l'existence de fuites dans la cave de la voisine de M. F ; dans ces conditions, si la charge des frais et honoraires d'expertise devait être attribuée conformément aux dispositions de l'article R.761-1 du code de justice administrative, ces frais et honoraires auraient dû être imputés au SIAEP, seul responsable des préjudices causés dans cette affaire.

Par un mémoire, enregistré le 28 juin 2022, le président du tribunal administratif d'Orléans déclare s'en remettre à la sagesse du tribunal.

Par un mémoire, enregistré le 13 juillet 2022, M. E A déclare s'en remettre à la sagesse du tribunal.

Vu :

- l'ordonnance n°1903804 du 22 novembre 2021,

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Campoy,

- les conclusions de M. Revel, rapporteur public,

- et les observations de Me Hallé, représentant la commune de Montrichard Val de Cher, ainsi que de M. A.

Une note en délibéré, présentée pour la commune de Montrichard Val de Cher, a été enregistrée le 22 mai 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Par une ordonnance en date du 20 mai 2020, la présidente du tribunal administratif d'Orléans a, sur la requête n°1903804 présentée pour M. D F, ordonné une expertise et désigné en qualité d'expert, M. E A, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, pour déterminer les causes et conséquences dommageables de l'effondrement du mur séparant la parcelle de M. F de celle de sa voisine, et qui a donné lieu à un arrêté de péril du 1er avril 2019. Par une ordonnance n°1903804 du 22 novembre 2021, le président de cette juridiction a taxé et liquidé à la somme de 8 800,36 euros TTC les frais et honoraires de l'expertise confiée à M. A et les a mis provisoirement à la charge de la commune de Montrichard Val de Cher. Il ne résulte pas de l'instruction qu'une instance principale aurait été engagée à l'issue de cette expertise. Par la présente requête, la commune conteste cette ordonnance.

2. Aux termes de l'article R. 621-11 du code de justice administrative : " Les experts et sapiteurs mentionnés à l'article R. 621-2 ont droit à des honoraires, sans préjudice du remboursement des frais et débours. / Chacun d'eux joint au rapport un état de ses vacations, frais et débours. / () / Le président de la juridiction, après consultation du président de la formation de jugement, ou, au Conseil d'Etat, le président de la section du contentieux fixe par ordonnance, conformément aux dispositions de l'article R. 761-4, les honoraires en tenant compte des difficultés des opérations, de l'importance, de l'utilité et de la nature du travail fourni par l'expert ou le sapiteur et des diligences mises en œuvre pour respecter le délai mentionné à l'article R. 621-2. Il arrête sur justificatifs le montant des frais et débours qui seront remboursés à l'expert. ". Aux termes de l'article R. 621-13 de ce code : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions de l'article R. 621-11 et R. 671-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires. Elle est exécutoire dès son prononcé, et peut être recouvrée contre les personnes privées ou publiques par voies de droit commun. Elle peut faire l'objet, dans le délai d'un mois à compter de sa notification, du recours prévu à l'article R.761-5. / Dans le cas où les frais d'expertise mentionnés à l'alinéa précédent sont compris dans les dépens d'une instance principale, la formation de jugement statuant sur cette instance peut décider que la charge définitive de ces frais incombe à une partie autre que celle qui a été désignée par l'ordonnance mentionnée à l'alinéa précédent ou par le jugement rendu sur un recours dirigé contre cette ordonnance. (). ". Aux termes de l'article R. 761-1 du même code : " Les dépens comprennent () les frais d'expertise d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties (). ". Enfin, aux termes de l'article R. 761-5 dudit code : " Les parties () peuvent contester l'ordonnance mentionnée à l'article R. 761-4 devant la juridiction à laquelle appartient l'auteur de l'ordonnance / (). ".

3. Il résulte des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, dérogeant sur ce point à l'article R. 761-1 du même code, que la répartition des frais et honoraires de l'expert entre les parties intervient dans les circonstances de l'espèce, compte tenu notamment de l'utilité de l'expertise pour ces parties, sans que cette répartition soit déterminée par la seule circonstance qu'une de ces parties l'a demandée ou, à l'inverse, en a contesté le bien-fondé.

4. En l'espèce, la commune de Montrichard Val de Cher ne conteste pas le montant de la somme de 8 800,36 euros TTC due à M. A, dont il ne résulte pas de l'instruction qu'elle soit inexacte ou excessive. Les mesures d'expertises ordonnées ayant été, en l'espèce, utiles aux trois parties concernées, à savoir, M. F, propriétaire des installations concernées, dont il n'est pas contesté qu'il est impécunieux, la commune de Montrichard Val de Cher, mise en cause au titre des conditions dans lesquelles elle a mis en œuvre ses activités de police des édifices menaçant ruine, et le syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable (SIAEP) de Montrichard Val de Cher, propriétaire du réseau à l'origine du litige, il y a lieu de mettre à la charge de la commune et du SIAEP la moitié, chacun, de la somme due à l'expert.

D E C I D E :

Article 1er : La commune de Montrichard Val de Cher et le SIAEP de Montrichard Val de Cher verseront, chacun, une somme de 4 400,18 euros à M. A au titre de ses frais et honoraires d'expertise.

Article 2 : L'ordonnance n°1903804 du 22 novembre 2021 du président du tribunal administratif d'Orléans est réformée en ce qu'elle a de contraire à l'article 1er du présent jugement.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à la commune de Montrichard Val de Cher, au syndicat intercommunal d'adduction d'eau potable de Montrichard Val de Cher, à M. D F, à Mme C B, à la société Axa France Iard, à la société Carma, à M. E A et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Copie en sera adressée au président du tribunal administratif d'Orléans.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Campoy, président,

M. Henry, premier conseiller,

M. Pipart, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2024.

Le président rapporteur,

Signé

L. Campoy

L'assesseur le plus ancien,

Signé

B. Henry La greffière,

Signé

D. Gervier

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

N°2200081

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions