lundi 20 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200092 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre - JU |
| Avocat requérant | DEHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Dehan, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté son recours gracieux du 11 juin 2021 tendant à la prise en compte d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 26 et 27 juin 2020 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui créditer sur son permis de conduire les quatre points consécutifs à ce stage.
Il soutient que le stage de sensibilisation à la sécurité routière qu'il a effectué les 26 et 27 juin 2020 n'a pas donné lieu à l'ajout de quatre points sur son permis de conduire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 janvier 2022, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que le stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué par M. A les 27 et 28 septembre 2019, qui a donné lieu à l'ajout de quatre points sur son permis de conduire, fait obstacle à la prise en compte du stage de sensibilisation à la sécurité routière qu'il a suivi les 26 et 27 juin 2020, soit moins d'un an après le premier stage.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
En application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative, la magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a rejeté son recours gracieux du 11 juin 2021 tendant à la prise en compte d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière effectué les 26 et 27 juin 2020, en vue de l'ajout de quatre points sur son permis de conduire.
2. Aux termes de l'article L. 223-6 du code de la route : " () le titulaire du permis de conduire qui a commis une infraction ayant donné lieu à retrait de points peut obtenir une récupération de points s'il suit un stage de sensibilisation à la sécurité routière qui peut être effectué dans la limite d'une fois par an () ".
3. Il résulte du relevé d'information intégral édité le 24 janvier 2022 que le capital du permis de conduire de M. A a été crédité de quatre points le 17 octobre 2019, à la suite d'un stage de sensibilisation à la sécurité routière qu'il a suivi les 27 et 28 septembre 2019. Ce stage ayant été effectué moins d'un an avant celui des 26 et 27 juin 2020, le ministre de l'intérieur et des outre-mer n'a pas méconnu les dispositions précitées en ayant refusé d'ajouter quatre points au capital du permis de conduire du requérant à la suite du stage que M. A a suivi les 26 et 27 juin 2020.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation de la décision par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a implicitement rejeté le recours gracieux qu'il a formé le 11 juin 2021 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles qu'il a présentées à fin d'injonction.
DECIDE :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 20 mars 2023.
La magistrate désignée,
Signé
S. GIBSON-THERYLa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026