lundi 20 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200145 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre - JU |
| Avocat requérant | DEHAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Dehan, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté son recours gracieux du 2 septembre 2021 tendant à l'annulation des décisions de retraits de points consécutifs aux infractions des 20 juillet 2018 et 21 juillet 2020 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui restituer les six points illégalement retirés.
Il soutient que l'autorité administrative est tenue de rétablir les points retirés de son permis de conduire à la suite des infractions constatées les 20 juillet 2018 et 21 juillet 2020, dès lors que la réclamation qu'il a effectuée auprès du ministère public a eu pour effet d'annuler les titres exécutoires afférents, en application de l'article 530 du code de procédure pénale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2022, le ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête dirigées à l'encontre du retrait de points consécutifs à l'infraction commise le 21 juillet 2020, et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- aucune infraction au code de la route commise le 21 juillet 2020 n'est inscrite au relevé d'information intégral du requérant ;
- à titre principal, les conclusions de la requête tendant à l'annulation du retrait de points consécutifs à l'infraction relevée le 20 juillet 2018 sont irrecevables, dès lors qu'elles sont tardives ;
- à titre subsidiaire, la réalité de l'infraction relevée le 20 juillet 2018 est établie.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
En application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative, la magistrate statuant seule a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a rejeté son recours gracieux du 2 septembre 2021 tendant à l'annulation des décisions de retraits de points consécutifs aux infractions des 20 juillet 2018 et 21 juillet 2020, et d'enjoindre à cette même autorité administrative de lui restituer les six points illégalement retirés, correspondant à ces infractions.
Sur l'infraction du 21 juillet 2020 :
2. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral édité le 11 février 2022, ainsi que le soutient le ministre de l'intérieur et des outre-mer, qu'aucune infraction commise le 21 juillet 2020 n'a donné lieu à un retrait de points du capital du permis de conduire de M. A. Par suite, les conclusions par lesquelles il demande l'annulation du refus de créditer trois points sur son permis de conduire compte tenu de la perte de trois points consécutive à l'infraction précitée, qui étaient sans objet dès la date de l'introduction de la requête, sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur l'infraction du 20 juillet 2018 :
3. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " Le permis de conduire est affecté d'un nombre de points. Celui-ci est réduit de plein droit si le titulaire du permis a commis une infraction pour laquelle cette réduction est prévue. / () / La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive () ".
4. Il résulte de la combinaison des articles L. 223-1 et L. 225-1 du code la route et des articles 529, 529-1, 529-2 et 530 du code de procédure pénale que le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention, ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. Ainsi, l'émission d'un titre exécutoire établit la réalité d'une infraction, sans que le juge ne doive rechercher si l'intéressé a reçu notification d'un avis d'amende forfaitaire majorée.
5. Il résulte tant du relevé d'information intégral produit par le ministre, que de la copie du courrier adressé par l'officier du ministère public à l'avocat du requérant, en date du 18 décembre 2020, que M. A s'est acquitté, le 26 août 2018, par carte bancaire, du montant de l'amende forfaitaire correspondant à l'infraction du 20 juillet 2018, relevée pour usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation. Par suite, la réalité de cette infraction est établie.
6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de la tardiveté des conclusions dirigées à l'encontre du retrait de points consécutif à l'infraction constatée le 20 juillet 2018, que les conclusions de M. A à fin d'annulation de la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a rejeté son recours gracieux du 2 septembre 2021 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles qu'il a présentées à fin d'injonction.
DECIDE :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 20 mars 2023.
La magistrate désignée,
Signé
S. GIBSON-THERYLa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026