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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2200353

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2200353

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2200353
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B contestant le refus de dérogation à l'interdiction de destruction de grands cormorans sur son étang. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de l'erreur de droit. Il a jugé que l'étang, alimenté par un cours d'eau, ne relevait pas de la qualification d'eau close et que la décision était fondée sur l'arrêté du 26 novembre 2010 et le code de l'environnement. L'intervention du syndicat de pisciculture a également été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 8 février 2022 et 2 janvier 2023, M. C B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 29 novembre 2021 par laquelle le directeur départemental des territoires des Deux-Sèvres a refusé de faire droit à sa demande de dérogation à l'interdiction de destructions de grands cormorans sur son étang situé à La Folatière, sur le territoire de la commune de La Peyratte ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 150 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence, seul le préfet coordonnateur du bassin Loire-Bretagne, à savoir le préfet de la région Centre-Val de Loire, préfet du Loiret, ayant compétence pour établir les listes des cours d'eau relevant de l'article L. 214-17 du code de l'environnement ;

- elle est entachée d'incompétence dès lors que, en vertu de l'article L. 215-7 du code de l'environnement, la compétence du préfet est restreinte à la police des cours d'eaux non domaniaux ;

- elle est signée par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration en l'absence de procédure contradictoire préalable ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que son étang, qui ne communique pas avec un cours d'eau non domanial, est exclusivement alimenté par les eaux de ruissellement et relève par conséquent des dispositions de l'article L. 431-4 du code de l'environnement relatif aux eaux closes ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que son étang n'est pas soumis à la règlementation relative à la régulation des tirs de cormorans ;

- elle porte atteinte aux droits acquis résultant de la décision du 15 avril 2009 par laquelle le directeur départemental de l'équipement de l'agriculture des Deux-Sèvres lui a accordé le droit d'antériorité concernant l'existence de son plan d'eau à usage de loisirs ;

- elle porte une atteinte illégale à la liberté d'entreprendre, garantie par l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;

- la décision contestée, qui est fondée sur des évaluations subjectives infondées et résulte d'une confusion des normes règlementaires, révèle un harcèlement administratif de la part du préfet en vue de supprimer ses droits antérieurement acquis, lequel est constitutif d'un détournement de pouvoir.

Par une intervention enregistrée les 10 février et 24 décembre 2022, le Syndicat de valorisation et de promotion de la pisciculture (SVPP) Poitou-Charentes Vendée demande que le tribunal fasse droit aux conclusions de la requête de M. B.

Il soutient que la décision attaquée est entachée d'illégalité pour les mêmes motifs que ceux exposés dans la requête de M. B.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 août 2022 et 17 février 2023, la préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de l'intervention volontaire du SVPP et au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés dans la requête et dans le mémoire en intervention ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'arrêté du 26 novembre 2010 fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans (Phalacrocorax carbo sinensis) ;

- le code de l'environnement ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bréjeon,

- les conclusions de M. Pipart, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B a fait l'acquisition, le 26 février 2014, d'un terrain situé à La Folatière, sur le territoire de la commune de la Peyratte (Deux-Sèvres), sur lequel existe un étang au titre duquel le précédent propriétaire avait présenté, le 16 novembre 2006, une " déclaration d'existence et d'activité de vidange d'étangs piscicoles " sur le fondement de l'article 41 du décret du 29 mars 1993 alors applicable, déclaration à laquelle la direction départementale de l'équipement et de l'agriculture des Deux-Sèvres avait répondu le 15 avril 2009 en reconnaissant le droit d'antériorité de l'ouvrage à la condition que son propriétaire retire différents aménagements effectués sans autorisation tels qu'un barrage constitué de pierres et de bois constituant un obstacle à la continuité écologique ainsi que le prélèvement dans le cours d'eau longeant la parcelle afin de remplir le plan d'eau après vidange. Le 17 janvier 2019, l'administration a dressé un rapport de manquement administratif dont il ressort que, non seulement ces aménagements n'avaient été retirés ni par l'ancien, ni par le nouveau propriétaire mais que de nouveaux aménagements avaient été réalisés sans autorisation, tels, notamment, qu'un nouvel ouvrage de type de prise d'eau dans le cours d'eau susmentionné et le remblaiement d'une zone humide. Le 8 novembre 2021, M. B a sollicité auprès de la préfecture des Deux-Sèvres une dérogation à l'interdiction de destruction des grands cormorans pour son étang sur le fondement de l'arrêté du 26 novembre 2010 visé ci-dessus. Par une décision du 29 novembre 2021, le directeur départemental des territoires des Deux-Sèvres a rejeté sa demande. M. B demande l'annulation de cette décision.

Sur l'intervention du Syndicat de Valorisation et de Promotion de la Pisciculture Poitou-Charentes Vendée :

2. Le Syndicat de Valorisation et de Promotion de la Pisciculture Poitou-Charentes Vendée, dont l'objet est la représentation et la défense des intérêts matériels, moraux et sociaux des acteurs de l'aquaculture en étangs, bassins, gravières et carrières, justifie d'un intérêt suffisant à l'annulation de la décision attaquée. Son intervention est, par suite, recevable.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, M. B ne peut utilement invoquer, pour soutenir que l'auteur de la décision attaquée était incompétent pour qualifier en cours d'eau l'écoulement qui alimente son plan d'eau, les dispositions de l'article R. 214-110 du code de l'environnement, qui prévoient que l'opération de classement des cours d'eau dans les listes instituées à l'article L. 214-17 du même code relève de la compétence du préfet de région, coordonnateur de bassin, dès lors que ces dispositions ne concernent que le régime spécial prévu, aux fins de protection de la biodiversité, pour la construction de nouveaux ouvrages sur les cours d'eaux et sur les canaux, ou pour le renouvellement de l'autorisation donnée pour les ouvrages déjà existants.

4. En deuxième lieu, par un arrêté du 18 novembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet des Deux-Sèvres a donné subdélégation de signature à M. A D, chef de service eau et environnement, à l'effet de signer, notamment, au titre de la protection de la nature, les autorisations individuelles de tirs d'oiseaux de l'espèce Grand cormoran délivrées dans le cadre de la prévention des dégâts sur la vie piscicole. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 211-1 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; (). ".

6. D'une part, la décision du 29 novembre 2021 vise les dispositions applicables de l'arrêté susmentionné du 26 novembre 2010 et précise que le plan d'eau situé sur la propriété de M. B, qui a fait l'objet d'un rapport de manquement administratif en raison de sa prise d'eau sur un cours d'eau non domanial, n'est pas au nombre des plans d'eau qui peuvent bénéficier d'une dérogation. Par suite, cette décision, qui mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, est suffisamment motivée.

7. D'autre part, dès lors que cette décision faisait suite à une demande du requérant, elle n'était pas au nombre des décisions soumises, par les dispositions précitées des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, à la procédure contradictoire qu'elles instituent. Au surplus, il ressort des pièces du dossier que le rapport de manquement administratif faisant état du statut irrégulier de l'étang situé sur la propriété de M. B en raison de la prise d'eau sur un cours d'eau situé à proximité a été adressé à l'intéressé qui a présenté ses observations par un courrier du 31 janvier 2020. M. B n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la décision contestée a été prise au terme d'une procédure irrégulière qu'elle que soit la portée exacte du moyen soulevé.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 214-1 du code de l'environnement : " Sont soumis aux dispositions des articles L. 214-2 à L. 214-6 les installations, les ouvrages, travaux et activités réalisés à des fins non domestiques par toute personne physique ou morale, publique ou privée, et entraînant des prélèvements sur les eaux superficielles ou souterraines, restitués ou non, une modification du niveau ou du mode d'écoulement des eaux, la destruction de frayères, de zones de croissance ou d'alimentation de la faune piscicole ou des déversements, écoulements, rejets ou dépôts directs ou indirects, chroniques ou épisodiques, même non polluants ". Aux termes de l'article L. 215-7-1 du même code : " Constitue un cours d'eau un écoulement d'eaux courantes dans un lit naturel à l'origine, alimenté par une source et présentant un débit suffisant la majeure partie de l'année. / L'écoulement peut ne pas être permanent compte tenu des conditions hydrologiques et géologiques locales. ". Il résulte des dispositions précitées que les critères prévus à l'article L. 215-7-1 du code de l'environnement, pour qualifier un cours d'eau, peuvent être appréciés de manière indirecte par la référence à des faisceaux d'indices qui, sans se substituer à ces critères eux-mêmes, permettent de déterminer si ceux-ci sont remplis.

9. D'une part, il résulte de l'instruction que le plan d'eau situé sur la propriété de M. B est alimenté par un écoulement d'eau qui le longe, grâce à une prise d'eau dont l'irrégularité a été constatée par le rapport de manquement administratif dressé le 17 janvier 2020. Cet écoulement est matérialisé sur une photo aérienne de 1959 ainsi que des zones humides sur le cadastre Napoléonien et sur la carte d'état-major. Conformément aux conclusions du rapport technique établi par la direction départementale des territoires de la préfecture des Deux-Sèvres le 2 juin 2022, à la suite des constatations et des relevés faits sur place le 20 juin 2017, la matérialisation du ruisseau sur la photo précitée ainsi que la présence des zones humides attestent de l'existence d'un lit naturel à l'origine, depuis sa source jusqu'à la confluence avec le ruisseau de Pont Buret. Ces constats concourent à démontrer, pour l'écoulement dont il s'agit, l'existence d'un lit naturel à l'origine.

10. D'autre part, selon les termes du rapport précité, la source de l'écoulement en question est située en zone humide. Dans ces conditions, l'alimentation de l'écoulement par une source au moins, est démontrée par les constatations matérielles faites sur place.

11. Enfin, le rapport technique indique que, lors des visites, cet écoulement était bien visible avec un débit suffisant, malgré l'absence d'épisode pluvieux les huit jours précédents. Il fait ressortir la présence d'un substrat différencié sur le linéaire de l'écoulement par rapport au sol des parcelles adjacentes, ainsi que des berges marquées dont la hauteur est, globalement, supérieure à 10 centimètres. Dans ces conditions, les éléments précités concourent à démontrer la permanence d'un écoulement naturel.

12. Il résulte de ce qui est exposé ci-dessus aux points 9 à 11 que le plan d'eau de M. B est alimenté par un cours d'eau, au sens de l'article L. 215-7-1 du code de l'environnement, ainsi que l'a indiqué, à bon droit, le directeur départemental des territoires des Deux-Sèvres.

13. En cinquième lieu, si le requérant entend se prévaloir du droit d'antériorité qui lui a été accordé par le directeur départemental de l'équipement de l'agriculture des Deux-Sèvres par courrier du 15 avril 2009 concernant l'existence d'un plan d'eau à usage de loisirs après examen des éléments constitutifs de son dossier, cette décision, fondée sur les informations transmises par le précédent propriétaire, n'a pu créer de droits acquis à son égard qu'en tant que les conditions qu'elle mentionne expressément ont été réalisées, à savoir, notamment, la suppression du prélèvement d'eau dans le cours d'eau longeant la parcelle de M. B. Dès lors qu'il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit au point précédent, que le plan d'eau sur la propriété de M. B est alimenté par un ouvrage de type prise d'eau sur le cours d'eau qui le longe, ce dernier n'est pas fondé à se prévaloir des droits acquis créés par la décision du 15 avril 2009.

14. En sixième lieu, pour rejeter la demande de dérogation à l'interdiction de destruction de Grands cormorans présentée par M. B au sujet de son étang, le directeur départemental des territoires des Deux-Sèvres s'est fondé sur la circonstance que ce plan d'eau, qui a fait l'objet d'un rapport de manquement administratif le 17 janvier 2020 faisant état de son caractère irrégulier dès lors qu'il est alimenté par un cours d'eau, ne constitue pas une exploitation au sens de l'article L. 431-6 du code de l'environnement, ni un plan d'eau visé au sens des dispositions des articles L. 431-4 et L. 431-7 du code de l'environnement pour lesquels une dérogation à l'interdiction de destruction des grands cormorans peut être accordée.

15. D'une part, aux termes de l'article 2 de l'arrêté du 26 novembre 2010 visé ci-dessus : " Territoires d'intervention. I. - Les opérations d'intervention peuvent être autorisées : - dans les zones de pisciculture en étang définies à l'article 5 du présent arrêté et sur les eaux libres périphériques ; - et, en dehors de ces zones, sur les sites où la prédation de grands cormorans présente des risques pour des populations de poissons menacées. II. - Les territoires sur lesquels des autorisations peuvent être délivrées sont délimités par arrêté préfectoral au vu, notamment, des dégâts de cormorans enregistrés au cours des saisons précédentes et en tenant compte des zones de protection existantes. " et aux termes de l'article 5 du même arrêté : " Définition des piscicultures en étang. Sont considérées comme piscicultures en étang : - les exploitations définies à l'article L. 431-6 du code de l'environnement ; - les plans d'eau visés aux articles L. 431-4 et 7 dudit code, exploités pour la production de poissons. "

16. D'autre part, aux termes de l'article L. 431-4 du code de l'environnement : " Les fossés, canaux, étangs, réservoirs et autres plans d'eau dans lesquels le poisson ne peut passer naturellement sont soumis aux seules dispositions du chapitre II du présent titre. " et de l'article L. 431-7 du même code : " A l'exception des articles L. 432-2, L. 432-10, L. 436-9 et L. 432-12, les dispositions du présent titre ne sont pas applicables aux piscicultures régulièrement autorisées ou déclarées ainsi qu'aux plans d'eau existant au 30 juin 1984, établis en dérivation ou par barrage et équipés des dispositifs permanents empêchant la libre circulation du poisson entre ces plans d'eau et les eaux avec lesquelles ils communiquent : 1° Soit s'ils ont été créés en vertu d'un droit fondé sur titre comportant le droit d'intercepter la libre circulation du poisson ; 2° Soit s'ils sont constitués par la retenue d'un barrage établi en vue de la pisciculture avant le 15 avril 1829 en travers d'un cours d'eau non domanial ne figurant pas à la liste prévue au 2° du I de l'article L. 214-17 ; 3° Soit s'ils résultent d'une concession ou d'une autorisation administrative, jusqu'à la fin de la période pour laquelle la concession ou l'autorisation a été consentie. Les détenteurs de ces autorisations ou concessions peuvent en demander le renouvellement en se conformant aux dispositions des articles L. 214-2 à L. 214-4. ".

17. Compte tenu de ce qui a été dit au point 12, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que le plan d'eau situé sur la propriété de M. B est alimenté par un cours d'eau, ce dernier n'est pas fondé à se prévaloir des dispositions de l'article L. 431-4 du code de l'environnement, relatif aux eaux closes. En outre, M. B ne produit, en tout état de cause, aucun commencement de preuve de nature à établir que son plan d'eau serait au nombre des zones où la prédation de grands cormorans présente des risques pour des populations de poissons menacées, au sens de l'article 2 de l'arrêté du 26 novembre 2010.

18. En septième lieu, la décision en cause apporte, par nature, une restriction à l'exercice des libertés, dans un objectif de protection des espèces protégées. Il résulte de ce qui a été exposé que l'étang dont il est question ne satisfait pas aux conditions pour que le requérant soit fondé à solliciter une dérogation à l'interdiction de destruction des grands cormorans. Le requérant ne peut, par suite, utilement soutenir que la décision en litige serait contraire à la liberté d'entreprendre.

19. En dernier lieu, le directeur départemental des territoires des Deux-Sèvres, qui s'est borné à faire application des dispositions de l'arrêté du 26 novembre 2010 ainsi que celles du code de l'environnement, n'a pas entaché sa décision d'un détournement de pouvoir.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 29 novembre 2021 doivent être rejetées, ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1 : L'intervention du Syndicat de valorisation et de promotion de la pisciculture Poitou-Charentes Vendée est admise.

Article 2 : La requête de M. B est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au Syndicat de valorisation et de promotion de la pisciculture Poitou-Charentes Vendée et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée pour information à la préfète des Deux-Sèvres.

Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Campoy, président,

M. Henry, premier conseiller,

Mme Bréjeon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.

La rapporteure,

Signé

R. BRÉJEON

Le président,

Signé

L. CAMPOYLa greffière,

Signé

D. GERVIER

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

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