vendredi 2 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200484 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre - JU |
| Avocat requérant | SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée sous le numéro 2102712 le 21 octobre 2021, et un mémoire enregistré le 5 janvier 2024, M. A F, représenté par la SELARL Lelong Duclos, demande au tribunal :
1°) d'annuler ou de réformer la décision par laquelle le président du conseil départemental de la Vienne a implicitement rejeté le recours administratif préalable du 19 octobre 2020 qu'il a exercé à l'encontre de la décision du 29 janvier 2018 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Vienne a mis à sa charge le remboursement d'un indu de revenu de solidarité active et de prime d'activité d'un montant global de 5 572,23 euros pour la période du 1er avril 2016 au 31 mars 2017 ;
2°) d'enjoindre au département de la Vienne de procéder au reversement des sommes déjà prélevées ou, à titre subsidiaire, au réexamen de sa situation, le tout dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou, si l'aide juridictionnelle ne lui était pas octroyée, à lui verser directement en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le mémoire produit en défense par le département n'est pas recevable faute d'avoir été signé par une personne compétente ;
- le recours administratif préalable qu'il a exercé n'est pas tardif et sa requête est, dès lors, recevable ;
- la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière, à défaut pour le département d'établir que la convention de gestion conclue en matière de revenu de solidarité active avec la caisse d'allocations familiales prévoit l'absence de saisine préalable de la commission de recours amiable ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 262-2 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, dès lors qu'il a justifié auprès de la caisse d'allocations familiales de la formation qu'il a effectuée auprès de l'association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) de Châtellerault entre les mois d'avril 2016 et avril 2017.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 janvier 2022, le département de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable en raison de la tardiveté du recours administratif préalable obligatoire de M. F ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 janvier 2022.
II. Par une requête enregistrée sous le numéro 2200484 le 21 février 2022, et un mémoire enregistré le 5 janvier 2024, M. A F, représenté par la SELARL Lelong Duclos, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'avis des sommes à payer du 24 mars 2021 mettant à sa charge la somme de 3 223,35 euros au titre d'un indu de revenu de solidarité active, et la décision par laquelle le président du conseil départemental a rejeté le recours qu'il a exercé le 21 octobre 2021 à l'encontre de cet avis des sommes à payer ;
2°) de le décharger de l'obligation de payer la somme correspondante ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, ou, si l'aide juridictionnelle ne lui était pas octroyée, à lui verser directement en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le mémoire produit en défense par le département n'est pas recevable faute d'avoir été signé par une personne compétente ;
- le recours administratif préalable qu'il a exercé n'est pas tardif et sa requête est, dès lors, recevable ;
- l'avis des sommes à payer attaqué est entaché d'un vice de forme en l'absence de signature ;
- il est insuffisamment motivé au regard des exigences de l'article 24 du décret
n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, et le montant réclamé n'est pas justifié ;
- il est illégal en raison de l'illégalité de la décision implicite de rejet du recours qu'il a exercé à l'encontre de la décision du 29 janvier 2018 lui ayant notifié un indu de revenu de solidarité active ;
- la créance n'est plus exigible depuis qu'il a introduit une requête à l'encontre de la décision implicite de rejet du recours qu'il a exercé à l'encontre de la décision du 29 janvier 2018 lui ayant notifié un indu de revenu de solidarité active.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 juillet 2022, le département de la Vienne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable faut d'avoir été précédée d'un recours administratif préalable obligatoire ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
M. F a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 avril 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code générale des collectivités territoriales ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme J pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
La magistrate désignée a décidé de dispenser la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme J ;
- et les observations de Me Duclos, représentant M. F, qui a repris ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n°s 2102712 et 2200484 sont relatives à la situation d'une même allocataire du revenu de solidarité active et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul et même jugement.
2. M. F a été destinataire d'un courrier de la caisse d'allocations familiales de la Vienne du 29 janvier 2018 lui notifiant un indu de revenu de solidarité active et de prime d'activité d'un montant global de 5 572,23 euros, sur une période allant du 1er avril 2016 au 31 mars 2017, dont il a demandé la remise gracieuse par un courrier du 14 septembre 2018. Par un courrier du 12 octobre 2018, le président du conseil départemental a rejeté ce recours. Par son recours formé par courrier du 20 octobre 2020, M. F a contesté le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active précité, dont le solde s'établissait alors à la somme de 4 981,02 euros. Par ses requêtes enregistrées sous les n°s 2102712 et 2200484, M. F demande, d'une part, l'annulation de la décision par laquelle le recours administratif préalable qu'il a exercé par un courrier du 19 octobre 2020 en contestation de l'indu de revenu de solidarité active mis à sa charge pour un montant de 4 981,02 euros a été implicitement rejeté, ainsi que le remboursement des sommes qu'il a déjà acquittées à ce titre, et, d'autre part, l'annulation du titre de recettes émis et rendu exécutoire le 24 mars 2021, par lequel le président du conseil départemental a mis à sa charge le remboursement du solde de cet indu, à raison d'un montant de 3 223,35 euros.
Sur les conclusions à fin d'annulation du rejet du recours du 19 octobre 2020 :
3. En premier lieu, le mémoire en défense produit par le département, enregistré le 27 janvier 2022, a été signé par Mme K H, cheffe du service RSA, qui bénéficie, par un arrêté du 22 décembre 2021 affiché du 22 décembre au 14 janvier 2022, d'une délégation de signature de la part du président du conseil départemental de la Vienne à l'effet de signer, en vertu des articles 6 et 18 de cet arrêté, les mémoires présentés devant le tribunal administratif ou la cour administrative d'appel en matière de revenu de solidarité active. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire du mémoire en défense du département de la Vienne enregistré au greffe du tribunal dans le cadre de la présente instance doit être écarté.
4. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Toute réclamation dirigée contre une décision relative au revenu de solidarité active fait l'objet, préalablement à l'exercice d'un recours contentieux, d'un recours administratif auprès du président du conseil départemental. () ". Aux termes de l'article R. 262-88 du même code : " Le recours administratif préalable mentionné à l'article L. 262-47 est adressé par le bénéficiaire au président du conseil départemental dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision contestée. () ".
5. D'autre part, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. Dans le cas où le recours juridictionnel doit obligatoirement être précédé d'un recours administratif, celui-ci doit être exercé, comme doit l'être le recours juridictionnel, dans un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstance particulière dont se prévaudrait le requérant, un délai excédant un an ne peut être regardé comme raisonnable.
6. Il résulte de l'instruction que le recours administratif préalable que M. F a exercé afin de contester le bien-fondé de l'indu de revenu de solidarité active de 4 981,02 euros a été transmis au conseil départemental par un courrier du 19 octobre 2020, alors que cet indu lui avait auparavant été notifié par un courrier de la caisse d'allocations familiales daté du 29 janvier 2018. M. F doit être regardé comme ayant eu connaissance de cette décision à la date à laquelle il en a demandé la remise gracieuse au département, soit à compter du 14 septembre 2018. Dès lors, un délai de plus d'un an s'étant écoulé entre cette date et celle du recours administratif préalable qu'il a formé pour contester le bien-fondé de l'indu, M. F était forclos à exercer un tel recours. Par suite, sa requête n° 2102712, tardive, est irrecevable.
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. F tendant à l'annulation du rejet implicite du recours gracieux exercé le 20 octobre 2020, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'il a présentées à fin d'injonction, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge restant en litige :
8. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre : statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.
9. Aux termes, d'une part, de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () 4° Une ampliation du titre de recettes individuel ou de l'extrait du titre de recettes collectif est adressée au redevable sous pli simple. () / En application de l'article 4 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif mentionne les nom, prénoms et qualité de la personne qui l'a émis ainsi que les voies et délai de recours. / Seul le bordereau de titres de recettes est signé pour être produit en cas de contestation ".
10. Aux termes, d'autre part, de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " () / Toute décision prise par l'une des autorités mentionnées à l'article 1er comporte, outre la signature de son auteur, la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ".
11. Il résulte des dispositions citées au point 3, éclairées par les travaux préparatoires de la loi du 12 mai 2009 de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures d'où les deux derniers alinéas sont issus, d'une part, que le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif doivent mentionner les nom, prénoms et qualité de l'auteur de cette décision, au sens des dispositions citées au point 4, de même, par voie de conséquence, que l'ampliation adressée au redevable, et d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier en cas de contestation que le bordereau de titre de recettes comporte la signature de cet auteur. Lorsque le bordereau est signé non par l'ordonnateur lui-même mais par une personne ayant reçu de lui une délégation de compétence ou de signature, ce sont, dès lors, les noms, prénoms et qualité de cette personne qui doivent être mentionnés sur le titre de recettes individuel ou l'extrait du titre de recettes collectif, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.
12. Il résulte de l'instruction que M. B E, en sa qualité de président du conseil départemental de la Vienne, a émis et rendu exécutoire un titre de recettes à l'encontre du requérant, le 24 mars 2021, pour un montant de 3 223,35 euros. Afin de justifier que le titre de recettes individuel contesté comporte la signature de son auteur, l'établissement produit en défense le bordereau de titres de recettes n°101 relatif à l'exercice 2021, signé électroniquement par Mme G, qui comprend la mention du titre de recettes individuel n°1163 pour un montant de 3 223,35 euros, correspondant à la créance en litige. Le département fournit également la délégation du 3 mars 2020 par laquelle le président du conseil départemental a délégué sa signature en matière de gestion financière, notamment pour signer les bordereaux de titres et de mandats, d'une part, à Mme D C, directrice du budget et des finances, et, d'autre part, en l'absence de celle-ci, à Mme I G, responsable du pôle préparation-exécution budgétaire. Toutefois, bien que cette dernière soit habilitée à signer les bordereaux de titres et de mandats, quels que soient la nature et le montant de la dépense ou de la recette considérée, elle n'a pas émis et rendu exécutoire le titre individuel contesté. Dans ces conditions, et alors que les nom, prénom et qualité de la personne qui a émis et rendu exécutoire un titre individuel doivent être identiques à ceux qui apparaissent dans le bordereau de titres correspondant, le titre de recettes individuel en litige, émis et rendu exécutoire à l'encontre de M. F pour un montant de 3 223,35 euros, est irrégulier en sa forme et doit, dès lors, être annulé.
13. Il résulte de ce qui précède que le titre de recettes émis et rendu exécutoire par le département de la Vienne le 24 mars 2021 doit être annulé. Toutefois, l'annulation de ce titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, que soit prononcée la décharge de l'obligation de payer la somme de 3 223,35 euros.
Sur les frais liés au litige :
14. D'une part, dans l'instance n° 2102712, la demande de M. F tendant à ce que l'Etat, qui n'est pas même partie à l'instance, lui verse la somme de 2 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, doit, en tout état de cause, être rejetée.
15. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce n° 2200484, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. F présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête n° 2102712 de M. F est rejetée.
Article 2 : Le titre de recettes émis et rendu exécutoire le 24 mars 2021 mettant à la charge de M. F un montant de 3 223,35 euros est annulé.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2200484 est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A F et au département de la Vienne.
Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de la Vienne.
Rendu public par mis à disposition au greffe le 2 février 2024.
La magistrate désignée,
Signé
S. GIBSON-THERYLa greffière
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
N°s 2102712, 2200484
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026