mercredi 14 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200532 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 février 2022, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler les décisions de refus du directeur général des services du Syndicat interdépartemental mixte pour l'équipement rural (SIMER) d'abandonner les factures et les titres de recettes émis à son encontre pour avoir paiement de la redevance d'enlèvement des ordures ménagères (REOM) pour le logement dont il est propriétaire à Brux et refusant de l'exonérer pour l'avenir alors qu'il traite ses déchets depuis plus de vingt ans par ses propres moyens ;
2°) de condamner le Syndicat interdépartemental mixte pour l'équipement rural à la somme de 1 700 euros au titre de son préjudice moral et des troubles supportés dans ses conditions d'existence pour s'opposer aux démarches du SIMER et faire valoir ses droits.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 février 2024, le SIMER conclut au rejet de la requête de M. A.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général des impôts ;
- le code de justice administrative.
Vu le code général des collectivités territoriales.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux administratifs peuvent, par ordonnance, rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.
2. Il résulte de la combinaison de l'article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales et de l'article 1520 du code général des impôts que lorsqu'une commune ou un établissement public de coopération intercommunale décide de financer son service d'enlèvement des ordures ménagères par la redevance mentionnée à l'article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales et calculée en fonction de l'importance du service rendu, ce service municipal, qu'il soit géré en régie ou par voie de concession, doit être regardé comme ayant un caractère industriel et commercial. Il appartient dès lors à la juridiction judiciaire de connaître des litiges relatifs au paiement des redevances qui sont réclamées aux usagers du service.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A, qui tend à la décharge des redevances d'enlèvement des ordures ménagères mises à sa charge depuis 2005 par le Syndicat interdépartemental mixte pour l'équipement rural et à la condamnation dudit syndicat à l'indemniser des préjudices invoqués ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative et doit, par suite, être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître sur le fondement des dispositions précitées du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au Syndicat interdépartemental mixte pour l'équipement rural.
Fait à Poitiers, le 14 août 2024.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
P. CRISTILLE
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
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