mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2200616 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | 1ère chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 mars 2022 et 4 octobre 2023, l'association Nature Environnement 17 demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Charente-Maritime a refusé de mettre en demeure l'organisme unique de gestion collective (OUGC) Saintonge de respecter certaines des prescriptions assortissant l'autorisation unique de prélèvement qui lui a été délivrée le 10 août 2017 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime, d'une part, de mettre en demeure l'OUGC Saintonge de respecter ces prescriptions et, d'autre part, de reprendre ces prescriptions au sein de la nouvelle autorisation unique de prélèvement délivrée à l'OUGC le 30 mai 2023, le tout dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 800 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'article 11 de l'autorisation unique de prélèvement du 10 août 2017 impose à l'OUGC Saintonge de déposer chaque année un protocole de gestion pour anticiper toute crise, intégrant a minima des indicateurs de gestion complémentaires caractérisant l'état des milieux aquatiques qui devaient être proposés, s'agissant du bassin de l'Antenne-Rouzille, avant le 31 décembre 2019, cette obligation découlant de la mise en œuvre du schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) Adour-Garonne et du schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) Charente ; or, les protocoles de gestion déposés par l'OUGC en 2018, 2019 et 2020 sont laconiques et se contentent de reproduire des seuils établis précédemment dans les arrêtés-cadres interdépartementaux ; en outre, le protocole de gestion de 2020 n'intègre aucune proposition d'indicateurs de gestion complémentaires pour caractériser l'état des milieux aquatiques ; l'OUGC n'a donc pas respecté les prescriptions de l'article 11 de l'autorisation unique de prélèvement du 10 août 2017 ;
- l'article 14.2 de l'autorisation unique de prélèvement du 10 août 2017 impose à l'OUGC de réaliser, avant le 31 décembre 2018 pour le bassin de l'Antenne-Rouzille, une étude permettant d'identifier précisément les prélèvements susceptibles d'avoir le plus d'impact sur les milieux et d'étudier les possibilités de fermeture ou de déplacement de ces points de prélèvement, notamment en bordures de cours d'eau, fonds de vallée, têtes de bassin versant et zones humides ; or, ces travaux n'ont pas été réalisés ;
- dans ces conditions, il appartenait au préfet de la Charente-Maritime, en application des dispositions du I de l'article L. 171-8 du code de l'environnement, de mettre en demeure l'OUGC de respecter les prescriptions assortissant l'autorisation unique de prélèvement du 10 août 2017.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 juillet 2023, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'autorisation unique de prélèvement du 10 août 2017, qui avait été annulée avec effet différé au 1er octobre 2023 par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 7 mars 2023, a été abrogée dès le 30 mai 2023 par la nouvelle autorisation unique de prélèvement délivrée à cette date à l'OUGC ;
- les moyens soulevés par l'association requérante ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la chambre régionale d'agriculture de Nouvelle-Aquitaine, qui n'a pas produit de mémoire.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par l'association Nature Environnement 17.
Par un mémoire, enregistré le 28 mai 2024, l'association Nature Environnement 17 déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Henry,
- et les conclusions de M. Revel, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
Le désistement de l'association Nature Environnement 17 est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de l'association Nature Environnement 17.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à l'association Nature Environnement 17, au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à la chambre régionale d'agriculture de Nouvelle-Aquitaine.
Copie en sera adressée au préfet de la Charente-Maritime.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Campoy, président,
M. Henry, premier conseiller,
M. Pipart, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
Le rapporteur,
Signé
B. HENRY
Le président,
Signé
L. CAMPOYLa greffière,
Signé
D. GERVIER
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
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