jeudi 19 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2201514 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 juin 2022 et 14 mars 2024, M. G B représenté par Me Lelong, demande au tribunal :
1°) d'annuler les titres de perception émis par le directeur départemental des finances publiques de la Moselle le 1er septembre 2021, le 15 octobre 2021 et le 1er février 2022 de montants respectifs de 688,32, 9 469,17 et 9 579,44 euros relatifs à des trop-versés de solde qu'il a perçu ;
2°) d'annuler la décision du 26 avril 2022 du ministre des armées, en tant qu'elle maintient le titre de perception du 1er septembre 2021 et ne réduit les sommes mises à sa charge par les titres des 15 octobre 2021 et 1er février 2022 qu'à hauteur de 2 930,26 et de 4 422,82 euros et de le décharger de l'obligation de payer ces sommes laissées à sa charge ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le premier mémoire en défense du ministre des armées est irrecevable en raison de l'incompétence de son auteur ;
- la décision du 26 avril 2022 a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- les titres de perception méconnaissent les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'ils ne comportent pas la signature de leur auteur ;
- ils méconnaissent les dispositions de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 en tant qu'ils ne comportent pas de mention suffisante des bases de liquidation ;
- le titre de perception du 1er février 2022 méconnaît les dispositions de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, les indus de solde visés étant prescrits ;
- ces titres sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 6 février 2024 et 27 mars 2024, le ministre des armées conclut à ce que les montants réclamés par les titres du 15 octobre 2021 et du 1er février 2022 soient ramenés aux sommes de 2 877,94 et 4 470,96 euros et au rejet du surplus de conclusions de la requête.
Il soutient que :
- son premier mémoire en défense a été présenté par une autorité compétente pour le présenter ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée au directeur départemental des finances publiques de la Moselle qui n'a pas produit d'observations.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur le moyen relevé d'office tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation des titres exécutoires du 15 octobre 2021 et 1er février 2022, en tant qu'ils portent sur des sommes excédant celles de 2 930,26 et 4 422,82 euros ainsi que sur les conclusions aux fins de décharge de ces sommes, M. B ayant été déchargé de l'obligation de payer celles-ci par deux titres d'annulation émis le 1er juillet 2022.
Par un mémoire, enregistré le 30 juillet 2024, M. B a présenté ses observations au moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2010-1658 du 29 décembre 2010 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Tiberghien,
- les conclusions de Mme Thèvenet-Bréchot, rapporteure publique,
- les observations de Me Duclos pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été recruté dans l'armée de terre par voie contractuelle le 4 juillet 2006. Il a été affecté en Nouvelle-Calédonie à compter du 1er juillet 2017 jusqu'au 30 juin 2020. Trois titres de perception ont été émis par le directeur départemental des finances publiques les 1er septembre 2021, 15 octobre 2021 et 1er février 2022 en vue du recouvrement de trop-versés de solde, de montants de 688,32, 9 469,17 et 9 579,44 euros. M. B a formé un recours administratif préalable obligatoire contre ces premiers titres le 25 novembre 2021 et un deuxième recours administratif préalable obligatoire contre le dernier titre le 2 mars 2022. Par une décision du 26 avril 2022, le ministre des armées a fait partiellement droit à ses recours en l'informant qu'il sollicitait la réduction du montant des titres des 15 octobre 2021 et 1er février 2022 aux montants de 2 930,26 et 4 422,82 euros. M. B demande l'annulation de ces titres, la décharge de l'obligation de payer les sommes afférentes, ainsi que l'annulation de la décision du 26 avril 2022 en tant qu'elle maintient une partie des indus mis à sa charge.
Sur l'étendue du litige :
2. Par des titres d'annulation émis le 1er juillet 2021, postérieurs à l'introduction de la requête et devenus définitifs, le directeur départemental des finances publiques de la Moselle a réduit le montant visé par les titres exécutoires des 15 octobre 2021 et 1er février 2022 à 2 930,26 et 4 422,82 euros. Il doit ainsi être regardé comme ayant retiré ces titres, en tant qu'ils portaient sur des sommes excédant ces montants. Il s'ensuit qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant à l'annulation de ces titres en tant qu'ils portent sur des sommes excédant ces montants, ainsi que sur ses conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer ces sommes, ni sur les conclusions du ministre des armées tendant à la réduction du montant de ces titres dans cette mesure.
Sur la recevabilité du premier mémoire en défense :
3. Par une décision du 17 juillet 2023 publiée au Journal officiel de la République française du 21 juillet 2023, Mme C J, attachée d'administration de l'Etat au service local du contentieux de Bordeaux, a reçu délégation à l'effet de signer, au nom du ministre des armées, les actes relevant de la compétence de son service. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le premier mémoire en défense serait irrecevable.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge :
4. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre. Statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse.
En ce qui concerne la décision du 26 avril 2022 :
5. Aux termes de l'article 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " En cas de contestation d'un titre de perception, avant de saisir la juridiction compétente, le redevable doit adresser cette contestation, appuyée de toutes pièces ou justifications utiles, au comptable chargé du recouvrement de l'ordre de recouvrer. Le droit de contestation d'un titre de perception se prescrit dans les deux mois suivant la notification du titre ou, à défaut, du premier acte de poursuite qui procède du titre en cause. Le comptable compétent accuse réception de la contestation en précisant sa date de réception ainsi que les délais et voies de recours. Il la transmet à l'ordonnateur à l'origine du titre qui dispose d'un délai pour statuer de six mois à compter de la date de réception de la contestation par le comptable. A défaut d'une décision notifiée dans ce délai, la contestation est considérée comme rejetée. La décision rendue par l'administration en application de l'alinéa précédent peut faire l'objet d'un recours devant la juridiction compétente dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de cette décision ou, à défaut de cette notification, dans un délai de deux mois à compter de la date d'expiration du délai prévu à l'alinéa précédent. "
6. Il résulte de l'instruction que la décision du 26 avril 2022 a été prise à la suite d'une réclamation préalable obligatoire ayant pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de la demande de M. B. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le bien-fondé du ministre des armées à percevoir les sommes dont il demande le reversement, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige. Il s'ensuit qu'il y a lieu d'écarter les moyens dirigés contre la décision du 26 avril 2022 et de rejeter les conclusions de M. B dirigées contre celle-ci.
En ce qui concerne les moyens communs aux titres exécutoires
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. () ". Le V de l'article 55 de la loi du 29 décembre 2010 de finances rectificatives pour 2010 prévoit que pour l'application de ces dispositions " aux titres de perception délivrés par l'Etat en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, afférents aux créances de l'Etat ou à celles qu'il est chargé de recouvrer pour le compte de tiers, la signature figure sur un état revêtu de la formule exécutoire, produit en cas de contestation ".
8. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que le titre de perception individuel délivré par l'Etat doit mentionner les nom, prénom et qualité de l'auteur de cette décision, et d'autre part, qu'il appartient à l'autorité administrative de justifier, en cas de contestation, que l'état revêtu de la formule exécutoire comporte la signature de cet auteur. Ces dispositions n'imposent pas de faire figurer sur cet état les nom, prénom et qualité du signataire. Les nom, prénom et qualité de la personne ayant signé l'état revêtu de la formule exécutoire doivent, en revanche, être mentionnés sur le titre de perception, de même que sur l'ampliation adressée au redevable.
9. Les titres de perception émis les 1er septembre et 15 octobre 2021 comportent la mention de l'identité de leur ordonnateur, M. I A, sa qualité d'ordonnateur secondaire de la solde et le ministre des armées produit les états exécutoires revêtu de la signature de ce dernier. En revanche, si le titre de perception émis le 1er février 2022 comporte la mention de l'identité de son ordonnatrice, Mme F H, l'état exécutoire produit par le ministre est signé par Mme D E, et ne comporte ainsi pas la signature de son auteure. Dans ces conditions, M. B est uniquement fondé à soutenir que le titre du 1er février 2022 a été émis en méconnaissance des dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il s'ensuit que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés contre le titre de perception du 1er février 2022, M. B est fondé à en demander l'annulation. Par voie de conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions du ministre des armées tendant à la réduction du montant du titre du 1er février 2022.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Dans les conditions prévues pour chaque catégorie d'entre elles, les recettes sont liquidées avant d'être recouvrées. La liquidation a pour objet de déterminer le montant de la dette des redevables. Les recettes sont liquidées pour leur montant intégral, sans contraction avec les dépenses. / Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. () ". Il résulte de ces dispositions qu'un titre exécutoire doit indiquer les bases de la liquidation de la créance pour le recouvrement de laquelle il est émis et les éléments de calcul sur lesquels il se fonde, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur.
11. Il résulte de l'instruction que les titres de perception émis les 1er septembre 2021 et 15 octobre 2021 mentionnent les trop-versés dont la récupération est poursuivie sur le fondement des articles 1302 et 1302-1 du code civil, font référence aux courriers des 31 octobre 2020 et 1er juin 2021 relatifs à ces trop-versés, mentionnent les périodes durant lesquelles ces sommes ont été indûment perçues, leur montant, et les éléments de la solde de M. B en cause. Ils comportent ainsi la mention des bases de liquidation et des éléments de calcul retenus. Par ailleurs, contrairement à ce que le requérant soutient, ces titres n'avaient pas à faire mention de la méthode de calcul permettant d'établir leur montant. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen dirigé contre le titre exécutoire émis le 1er septembre 2021 :
12. Il résulte de l'instruction que le titre exécutoire du 1er septembre 2021 tend au recouvrement d'un trop versé de complément familial normal et d'indexation de ce complément familial entre le 1er avril et le 31 mai 2020, au motif que M. B a perçu, sur la même période, le complément familial majoré et son indexation. En se bornant à soutenir que ce titre serait insuffisamment motivé, à faire valoir qu'il n'a été muté qu'à compter du 30 juin 2020 et non du 29 juin 2020, ainsi que le mentionne la décision du 26 avril 2022, et à soutenir que le montant de complément familial majoré qu'il a perçu est erroné, M. B ne remet pas utilement en cause le bien-fondé de ce titre. Il s'ensuit que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen dirigé contre le titre exécutoire émis le 15 octobre 2021 :
13. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le titre exécutoire émis le 15 octobre 2021, tel qu'il résulte du titre d'annulation du 1er juillet 2022, laisse à la charge de M. B un indu de 54,24 euros correspondant à une retenue d'1/30ème des majorations de la solde de M. B en raison de son départ de Nouvelle-Calédonie à compter du 29 juin 2020. Toutefois, il est constant que M. B a été muté de Nouvelle-Calédonie à compter du 30 juin 2020 et qu'il a quitté celle-ci le 1er juillet 2020, ainsi que le fait valoir le ministre. Dans ces conditions, il y a lieu de réduire le montant dont le recouvrement est poursuivi par ce titre de 54,24 euros. Il s'ensuit que le montant du titre du 15 octobre 2021, tel qu'il résulte du titre d'annulation du 1er juillet 2022 est ainsi réduit à 2 876,02 euros. Par voie de conséquence, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions du ministre des armées tendant à la réduction du montant de ce titre à une somme de 2 877,64 euros.
14. En deuxième lieu, le titre tend au recouvrement d'un trop-versé de 2 876,02 euros de complément forfaitaire de l'indemnité pour charges militaires, perçu en novembre 2020, au motif que M. B a perçu ce complément forfaitaire à deux reprises. M. B, ne peut utilement soutenir, pour contester le bien-fondé de ce titre, qu'il serait insuffisamment motivé, cette circonstance se rattachant à sa régularité. Par ailleurs, l'intéressé, en se bornant à soutenir que le calcul de la somme restant à sa charge est erroné, eu égard à la décharge déjà prononcée le 1er juillet 2022, ne démontre pas qu'il était en droit de percevoir le complément forfaitaire litigieux à deux reprises. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que ce titre, en tant qu'il vise au recouvrement de la somme de 2 876,02 euros, est entaché d'erreur d'appréciation. Par suite, ce moyen doit être écarté.
Sur les frais du litige :
15. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 300 euros à M. B, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation des titres exécutoires des 15 octobre 2021 et 1er février 2022, en tant qu'ils mettent à la charge de M. B des sommes excédant celles 2 930,26 et 4 422,82 euros, sur les conclusions aux fins de décharge de ces sommes et sur celles du ministre des armées tendant à la réduction du montant de ces titres.
Article 2 : Le montant du titre exécutoire émis le 15 octobre 2021, tel qu'il résulte du titre d'annulation du 1er juillet 2022, est réduit de 54,24 euros.
Article 3 : Le titre exécutoire émis le 1er février 2022 à l'encontre de M. B est annulé.
Article 4 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 300 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. G B, au ministre des armées et au directeur départemental des finances publiques de la Moselle.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Cristille, président,
Mme Gibson-Théry, première conseillère,
M. Tiberghien, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 septembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
P. TIBERGHIENLe président,
Signé
P. CRISTILLE
La greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La Greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026