mercredi 14 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2201868 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | DROUINEAU 1927 |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 juillet 2022, la SARL Production électricité des moulins et la SCI Moulin du Vicomte, alors représentées par Me Drouineau, ont demandé au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 janvier 2022 par laquelle la préfète des Deux-Sèvres a rejeté leur demande du 18 octobre 2021 tendant à la " réception administrative " de la passe à poissons réalisée au droit du moulin du Vicomte situé à Thouars, ainsi que la décision rejetant leur recours gracieux ;
2°) de " prononcer la réception de l'ouvrage " ;
3°) d'ordonner le versement d'une subvention de 45 000 euros au profit de la SARL Production électricité des moulins ;
4°) de mettre à la charge de l'État " la somme des coûts des travaux nécessaires à la modification de l'ouvrage ".
Par un mémoire en défense enregistré le 9 janvier 2023, la préfète des Deux-Sèvres a conclu au rejet de la requête.
Par un courrier enregistré le 20 janvier 2023, Me Drouineau, à qui avait été transmis le mémoire en défense, a informé le tribunal qu'il ne représentait plus les sociétés requérantes.
Cette lettre et le mémoire en défense de la préfète des Deux-Sèvres ont été communiqués aux deux sociétés requérantes.
Par deux courriers adressés le 27 juin 2024, la SARL Production électricité des moulins et la SCI Moulin du Vicomte ont été invitées, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Henry, premier conseiller, pour signer les ordonnances visées à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Selon l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. "
3. Par un courrier du 20 janvier 2023, Me Drouineau a informé le tribunal de ce qu'il ne représentait plus les sociétés requérantes. Le tribunal a ensuite communiqué à chacune de ces sociétés, tant à l'adresse de leur siège qu'à l'adresse postale qui figure sur les différentes correspondances de ces sociétés, le mémoire en défense de la préfète des Deux-Sèvres et la lettre de Me Drouineau. Le tribunal n'a reçu aucune correspondance de ces sociétés, que ce soit spontanément ou à la suite de cette communication. Dans ces conditions, l'état du dossier permettait de s'interroger sur l'intérêt que la requête conservait pour leur auteur, si bien qu'en application de l'article R. 612-5-1, les sociétés requérantes ont été invitées, par deux courriers du 27 juin 2024, à confirmer expressément le maintien de leurs conclusions dans un délai d'un mois et informées de ce que, à défaut de confirmation, elles seraient réputées s'être désistées d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans ce délai, les sociétés sont réputées s'être désistées de leur requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SARL Production électricité des moulins et de la SCI Moulin du Vicomte.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Production électricité des moulins, à la SCI Moulin du Vicomte et à la préfète des Deux-Sèvres.
Fait à Poitiers, le 14 août 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
B. HENRY
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026