jeudi 12 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2201951 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | DONZEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 5 août 2022 et 21 novembre 2022, M. B D, représenté par Me Donzel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 juillet 2022 par lequel la préfète des Deux-Sèvres lui a refusé un certificat de résidence algérien, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète des Deux-Sèvres de lui délivrer un certificat de résidence algérien dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme que le tribunal fixera en équité en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
- il a été signé par une autorité incompétente ;
Sur la décision portant refus de délivrance du certificat de résidence :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la composition et l'avis de la commission du titre de séjour sont entachés d'irrégularités ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors que la situation des ressortissants algériens ne relève pas de la compétence de la commission précitée ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 6-1 et 7 de l'accord franco-algérien ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 55 de la Constitution du 4 octobre 1958 ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 8, 14 et 17 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle procède d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- est illégale par voie de conséquence de l'illégalité du refus de certificat de résidence algérien ;
- il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense enregistré le 15 novembre 2022, la préfète des Deux-Sèvres conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
La préfète des Deux-Sèvres a produit un mémoire complémentaire, enregistré le 23 novembre 2022, qui n'a pas été communiqué.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 30 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. E a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant algérien né le 10 août 1981, a déclaré être entré en France le 5 mars 2012 muni d'un visa de court séjour valable du 7 décembre 2011 au 3 juin 2012. Par courrier reçu en préfecture le 26 juillet 2021, il a sollicité la délivrance d'un certificat de résidence algérien " salarié ". Par un arrêté du 6 juillet 2022, la préfète des Deux-Sèvres a refusé de lui délivrer le titre sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Le requérant demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'arrêté pris dans son ensemble :
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. Xavier Marotel, secrétaire général de la préfecture des Deux-Sèvres ayant reçu délégation de la préfète, par un arrêté du 6 mai 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, à l'effet de signer tous les arrêtés relevant des attributions de l'Etat dans le département des Deux-Sèvres. La police des étrangers ne figurant pas au nombre des attributions exceptées de cette délégation de signature, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, d'une part, la décision litigieuse cite les stipulations des articles 7-b et 9 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 qui définissent les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance à un ressortissant algérien d'un certificat de résidence en tant que salarié. Ces textes sont ceux sur le fondement desquels a été examinée la demande de titre de séjour du requérant. La décision énonce que l'intéressé n'a pas sollicité un visa de long séjour et ne présente pas le certificat médical d'usage. Dans ces conditions, les motifs de la décision exposent suffisamment les considérations de fait et de droit qui ont déterminé la préfète des Deux-Sèvres à refuser de délivrer un titre de séjour à M. D. Par suite, le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de la décision de refus de titre de séjour doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 312-1, repris depuis le 1er mai 2021 à l'article L. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour composée : / a) D'un maire ou de son suppléant désignés par le président de l'association des maires du département ou, lorsqu'il y a plusieurs associations de maires dans le département, par le préfet en concertation avec celles-ci et, à Paris, du maire, d'un maire d'arrondissement ou d'un conseiller d'arrondissement ou de leur suppléant désigné par le Conseil de Paris ; / b) De deux personnalités qualifiées désignées par le préfet ou, à Paris, le préfet de police. / Le président de la commission du titre de séjour est désigné, parmi ses membres, par le préfet ou, à Paris, le préfet de police. / Dans les départements de plus de 500 000 habitants, une commission peut être instituée dans un ou plusieurs arrondissements. ".
5. D'une part, il est constant que la commission du titre de séjour des Deux-Sèvres, saisie de la demande de certificat de résidence présentée par M. D, a émis un avis défavorable à la délivrance de ce titre le 3 mai 2022. Si le requérant fait valoir que l'arrêté du 4 février 2022 portant modification de la composition de cette commission est irrégulier, dès lors qu'il vise à tort le décret portant nomination de M. A en qualité de préfet du département alors que celui-ci n'était plus en poste et un arrêté du 16 septembre 2021 par lequel ce préfet a donné délégation de signature à M. Marotel, secrétaire général, il ressort des pièces du dossier qu'au 4 février 2022 M. A était bien préfet des Deux-Sèvres et qu'il avait donné régulièrement délégation à M. C à l'effet de signer toutes les décisions à l'exception de certains actes parmi lesquels n'entrent pas ceux concernant la police des étrangers. En outre, contrairement à ce que soutient le requérant, un représentant du service de l'immigration de la préfecture était présent lors de la réunion de la commission et l'avis émis par celle-ci est suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré de ce que la composition et l'avis de la commission du titre de séjour sont entachés d'irrégularités doit être écarté.
6. En troisième lieu, à supposer même que la préfète des Deux-Sèvres n'était pas tenue de soumettre le cas de M. D à la commission du titre de séjour, cette circonstance est sans influence sur la légalité de la décision attaquée, dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la consultation de cette instance aurait privé l'intéressé d'une garantie ou exercé une influence sur la décision prise par l'autorité administrative. Par suite, alors que l'intéressé se prévalait d'une présence continue en France de dix ans, le moyen tiré de l'incompétence de la commission précitée doit être écarté.
7. En quatrième lieu, l'article 7 b) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié stipule que : " () Les ressortissants algériens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi, un certificat de résidence valable un an pour toutes les professions et toutes les régions renouvelable et portant la mention "salarié" ; cette mention constitue l'autorisation de travail exigée par la législation française () ". Aux termes de l'article 9 de l'accord : " Pour être admis à entrer et à séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5, 7, 7 bis, alinéa 4 (lettres c à d), et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises ". Il résulte de la combinaison des stipulations précitées des articles 7 et 9 de l'accord franco-algérien modifié que la délivrance aux ressortissants algériens d'un certificat de résidence portant la mention " salarié " est subordonnée à la présentation d'un visa de long séjour et d'un contrat de travail visé par les services en charge de l'emploi. D'autre part, aux termes de l'article L. 111-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le présent code régit, sous réserve () et des conventions internationales, l'entrée le séjour et l'éloignement des étrangers en France () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré en France en 2012 sous couvert d'un visa de court séjour et qu'il n'établit pas qu'il se serait maintenu sur le territoire autrement qu'en toute illégalité depuis son expiration. A la date de la décision attaquée, l'intéressé n'était ainsi pas titulaire du visa de long séjour exigé par les stipulations de l'article 9 de l'accord franco-algérien précité. Il s'ensuit que la préfète pouvait lui refuser, pour ce seul motif et sans qu'elle ait été tenue de procéder au préalable à l'instruction de sa demande d'autorisation de travail, la délivrance d'un certificat de résidence en qualité de salarié. La décision préfectorale n'est ainsi entachée ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation.
9. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait présenté une demande de titre de séjour sur le fondement du 1) de l'article 6 de l'accord franco-algérien qui prévoit que le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit au ressortissant algérien qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans. Alors que la préfète n'a pas procédé à l'examen de la situation de l'intéressé au regard de ces dispositions, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut qu'être écarté comme inopérant.
10. En sixième lieu, le requérant fait valoir que la décision litigieuse est illégale dès lors que l'accord franco-algérien a, de par l'article 55 de la Constitution, une valeur supérieure à la loi et aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, en tout état de cause, ce moyen ne peut qu'être écarté dès lors que la décision contestée a bien été prise sur le fondement des stipulations des articles 7 b) et 9 de l'accord franco-algérien.
11. En septième lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". D'autre part, l'article 14 de cette convention stipule : " La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, la langue, la religion, les opinions politiques ou toutes autres opinions, l'origine nationale ou sociale, l'appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance ou toute autre situation ". Enfin, aux termes de l'article 17 de cette convention : " Interdiction de l'abus de droit. Aucune des dispositions de la présente Convention ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits ou libertés reconnus dans la présente Convention ou à des limitations plus amples de ces droits et libertés que celles prévues à ladite Convention. ".
12. D'une part, il ressort des pièces du dossier que, si le requérant se prévaut de sa présence en France depuis 2012 où il déclare avoir occupé différents emplois entre 2018 et 2021, notamment dans le cadre de contrats à durée indéterminée, il s'y maintient toutefois irrégulièrement depuis l'expiration de son visa de court séjour. Il est célibataire et n'a pas d'enfant à charge. En outre, il est connu défavorablement des services de police et ne justifie pas d'attaches personnelles, en particulier familiales, anciennes, intenses et stables en France. Il ne démontre pas être sans attaches personnelles, notamment familiales, en Algérie, pays dont il a la nationalité et où il a vécu pendant près de 31 ans. Dans ces conditions, compte tenu de la durée et des conditions de séjour en France, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que la décision de refus de titre est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la situation du requérant doit également être écarté. D'autre part, et en tout état de cause, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 14 et 17 de la convention précitée doivent être écartés comme étant en l'espèce inopérants.
13. En huitième lieu, le requérant, qui n'a pas d'enfant à charge, ne peut utilement se prévaloir des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 2, la décision contestée a été signée par M. Xavier Marotel, secrétaire général de la préfecture des Deux-Sèvres ayant reçu délégation de la préfète, par un arrêté du 6 mai 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, à l'effet de signer tous les arrêtés relevant des attributions de l'Etat dans le département des Deux-Sèvres. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit donc être écarté.
15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ". L'article L. 611-1 du même code prévoit : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ".
16. Comme il a été dit au point 3, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Dès lors, il résulte des dispositions ci-dessus que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté en l'espèce comme inopérant.
17. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit plus haut que le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance du titre de séjour, ne peut qu'être écarté.
18. En quatrième lieu, la circonstance que l'intéressé ne présenterait pas une menace pour l'ordre public est sans influence sur la légalité de la décision attaquée.
19. En cinquième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise la préfète au regard de la situation personnelle du requérant, ne peuvent qu'être écartés.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté contesté du 6 juillet 2022. Par suite, ses conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et, en tout état de cause, celles tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ne peuvent qu'être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Donzel et à la préfète des Deux-Sèvres.
Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 20 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Le Méhauté, président,
Mme Dumont, première conseillère,
M. Bureau, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 janvier 2023.
Le Président-rapporteur,
Signé
A. LE MEHAUTE
L'assesseur le plus ancien,
Signé
G. DUMONT
Le greffier d'audience,
Signé
J.P. CHANTECAILLE
La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
N ° 2201951
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026