mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2203135 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 décembre 2022, M. B D, représenté par la SCP Breillat-Dieumegard-Masson, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2022 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer, à titre principal, une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail valable jusqu'à ce que l'autorité administrative ait statué sur sa situation administrative, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles 35 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté contesté a été pris par une autorité incompétente ;
Sur la décision portant refus de séjour :
- elle est insuffisamment motivée, et révèle un défaut d'examen approfondi de sa situation ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière, en l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle viole les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de la Vienne, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C ;
- et les observations de Me Heilmann, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, ressortissant ivoirien né le 22 décembre 1974, déclare être entré en France le 24 avril 2012. Sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) par une décision du 30 mai 2013, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 14 février 2014. Par un arrêté du 15 avril 2014, la préfète de la Vienne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. La légalité de cet arrêté a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Poitiers du 16 septembre 2014, puis par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 4 décembre 2014. Après une demande de titre de séjour en raison de son état de santé présentée le 18 avril 2014, M. A s'est vu notifier un nouveau refus de séjour daté du 4 septembre 2014, assorti d'une obligation à quitter le territoire français avec un délai de départ volontaire de trente jours et fixation du pays de renvoi, dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Poitiers du 9 janvier 2015 et par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux le 25 juin 2015. M. A a, ensuite, obtenu une carte de séjour temporaire pour raison de santé valable du 21 octobre 2016 au 13 août 2017. Sa demande de renouvellement de titre de séjour a fait l'objet d'un refus, par un arrêté du 20 juin 2018, portant également obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination, confirmé par un jugement du tribunal administratif de Poitiers du 30 octobre 2018 et une ordonnance de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 14 décembre 2018. M. A a sollicité, auprès de la préfecture de la Vienne, l'octroi d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, le 15 décembre 2021. Par un arrêté du 11 octobre 2022, dont il demande l'annulation, le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :
2. Par un arrêté du 12 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, Mme Pascale Pin, secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, a reçu délégation de signature du préfet à l'effet de signer, notamment, tous arrêtés entrant dans le champ d'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté en litige doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
3. En premier lieu, la décision attaquée a été prise au visa des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de M. A, notamment son article L. 423-7, ainsi que des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Elle décrit la situation administrative, personnelle et familiale de l'intéressé. Elle précise, en particulier, qu'il a fait l'objet de trois précédentes mesures d'éloignement, prises les 15 avril 2014, 4 septembre 2014 et 20 juin 2018, non exécutées, qu'il a obtenu une carte de séjour temporaire pour raison de santé valable du 21 octobre 2016 au 13 août 2017, et qu'il ne justifie pas contribuer de manière effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français. La décision attaquée, qui contient l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, est ainsi suffisamment motivée, et ne révèle pas un défaut d'examen personnel et approfondi de la situation personnelle du requérant par l'autorité préfectorale.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
5. Il ressort de la décision attaquée que, pour refuser de lui délivrer un titre de séjour, le préfet a considéré que M. A ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant de nationalité française. Il s'est fondé sur les circonstances que le requérant réside chez une cousine et ne vit donc pas avec son enfant français, qui vit chez sa mère, que les achats qu'il démontre avoir effectués pour son enfant se limitent à une somme de 129,96 euros, et que la mère de son enfant, qui atteste recevoir une somme de cinquante euros par mois de la part du requérant pour l'entretien de leur enfant, ne démontre pas effectivement recevoir ces sommes. A supposer même que la mère de l'enfant de M. A reçoive la somme de cinquante euros par mois pour l'entretien de cet enfant, les attestations produites par les membres de la famille de la mère de l'enfant, d'après lesquelles M. A rendrait visite à son enfant et sa mère et s'occuperait régulièrement de son fils, qui sont peu circonstanciées, ne sont pas de nature à établir que M. A contribue effectivement à l'éducation de cet enfant. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne a pu, sans méconnaître les dispositions citées au point 4, refuser de lui délivrer un titre de séjour sur ce fondement au seul motif que le requérant ne justifie pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant français.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance. () ". Il en résulte que le préfet n'est tenu de saisir la commission du titre de séjour que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces textes auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent.
7. Il résulte des motifs exposés au point 5 que M. A ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce que le préfet lui a légalement opposé. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure, en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, il ressort des motifs du présent jugement que la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour à M. A n'est pas entachée d'illégalité. Il s'ensuit que l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français contestée doit être écartée.
9. En deuxième lieu, d'une part, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Il appartient à l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France d'apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
10. D'autre part, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, les tribunaux des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
11. Si M. A se prévaut de la durée de son séjour en France, où il déclare être entré le 24 avril 2012, il ne conteste pas avoir fait l'objet de trois précédentes mesures d'éloignement, prises en 2014 et 2018, auxquelles il n'a pas déféré. En outre, bien qu'il soit le père d'un enfant français, ce dernier vit avec sa mère de nationalité française et, comme il a été dit, l'intéressé ne justifie pas contribuer effectivement à l'entretien et l'éducation de celui-ci depuis sa naissance. Il est constant qu'il ne réside pas avec la mère de l'enfant, avec laquelle il soutient être en couple sans verser d'élément probant établissant l'intensité de leur relation, les échanges de messages électroniques produits, bien que nombreux, ne permettant pas de le démontrer. Par ailleurs, si le requérant justifie de son investissement dans le bénévolat depuis la fin de l'année 2019, son insertion professionnelle est très récente, précaire et ne lui permet de dégager que peu de revenus. En outre, il ne démontre pas l'absence d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge d'au moins trente-sept ans, et déclare avoir deux enfants, un frère et deux sœurs de nationalité ivoirienne. Dans ces conditions, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et ne méconnaît pas l'intérêt supérieur de son enfant français. Le préfet n'a ainsi méconnu ni les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ".
13. Il résulte des motifs exposés au points 5 et 11 du présent jugement que M. A n'établit pas contribuer de manière effective à l'entretien et l'éducation de son fils. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. D'une part, la décision fixant la Côte d'Ivoire comme pays de destination vise les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne que la demande d'asile de M. A a été définitivement rejetée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 14 février 2014 et indique, enfin, que le requérant, dont la nationalité est rappelée, n'établit pas être exposé des peines ou à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Elle est ainsi suffisamment motivée.
16. D'autre part, M. A n'établit pas en quoi son éloignement présenterait un risque pour sa santé et sa sécurité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A à fin d'annulation de l'arrêté du 11 octobre 2022 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination doivent être rejetées. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles tendant au bénéfice des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet de la Vienne.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 6 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bruston, présidente,
Mme Gibson-Théry, première conseillère,
M. Pipart, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.
La rapporteure,
Signé
S. GIBSON-THERY
La présidente,
Signé
S. BRUSTONLa greffière,
Signé
N. COLLET
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026