jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2300275 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème chambre - JU |
| Avocat requérant | AUNIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 30 janvier et 10 avril 2023, M. B A, représenté par Me A, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 24 novembre 2022 par laquelle la présidente du conseil départemental de la Charente-Maritime a refusé de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées " ;
2°) de lui octroyer le bénéfice de la carte carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées " ;
3°) de mettre à la charge du département de la Charente-Maritime la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que compte tenu de l'arthrose tibio-talienne diffuse dont il souffre, il ne peut plus marcher sans une aide technique et son périmètre de marche est de moins de 200 mètres.
Par des mémoires en défense enregistrés les 4 avril et 5 mai 2023, le département de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir, d'une part, qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant remplissait à la date de la décision attaquée les critères d'attribution de la carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées ", d'autre part, que le requérant a été invité à lui transmettre une nouvelle demande se fondant sur les éléments médicaux postérieurs à la décision attaquée.
Par un mémoire en défense enregistré le 19 mai 2024, M. A informe le tribunal que le département de la Charente-Maritime a réexaminé sa demande et lui a accordé une carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées " et lui demande de prendre acte de son désistement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- l'arrêté du 3 janvier 2017 relatif aux modalités d'appréciation d'une mobilité pédestre réduite et de la perte d'autonomie dans le déplacement individuel, prévues aux articles R. 241-12-1 et R. 241-20-1 du code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Dumont, première conseillère, pour statuer sur les litiges relevant de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience en application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Le rapport de Mme Dumont a été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close, en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a présenté le 24 mai 2022 une demande de carte " mobilité inclusion " mention " stationnement pour personnes handicapées ". Sa demande a été rejetée par une décision de la présidente du conseil départemental de la Charente-Maritime du 25 août 2022 au motif qu'il ne remplissait pas les critères d'attribution de cette carte. M. A a formé le recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles le 13 octobre 2022 et, par une nouvelle décision du 24 novembre 2022, la présidente du conseil départemental de la Charente-Maritime a confirmé le rejet de sa demande.
2. Par un mémoire enregistré le 19 mai 2024, M. A a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
DECIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au département de la Charente-Maritime.
Copie en sera adressée pour information à la maison départementale des personnes handicapées de la Charente-Maritime.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.
La magistrate désignée
Signé
G. DUMONT
La greffière,
Signé
G. FAVARD
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
G. FAVARD
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026