lundi 17 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2301031 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | étrangers 96/144 heures |
| Avocat requérant | SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête n° 2301031 enregistrée le 12 avril 2023, Mme C B, représentée par la SCP Breillat, Dieumegard, Masson, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 11 avril 2023 par lesquelles le préfet de la Vienne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination, et la décision du même jour l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois et dans les mêmes conditions d'astreinte, et de lui restituer son passeport ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle ait été prise par une autorité compétente ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- il n'est pas établi qu'elle ait été prise par une autorité compétente ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2023, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête sont infondés.
II. Par une requête n° 2301032 enregistrée le 12 avril 2023, M. D B, représenté par la SCP Breillat, Dieumegard, Masson, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 11 avril 2023 par lesquelles le préfet de la Vienne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination, et la décision du même jour l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Vienne de lui délivrer une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois et dans les mêmes conditions d'astreinte, et de lui restituer son passeport ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- il n'est pas établi qu'elle ait été prise par une autorité compétente ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
- il n'est pas établi qu'elle ait été prise par une autorité compétente ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2023, le préfet de la Vienne conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens invoqués dans la requête sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. A pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 776-1, R. 776-1, R. 776-13-2 et R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Heilmann, représentant les requérants, qui maintiennent leurs conclusions.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2301031 et n° 2301032 concernent la situation au regard du séjour de deux époux de nationalité géorgienne et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
2. M. et Mme B, ressortissants géorgiens, respectivement nés les 2 mars 1968 et 12 octobre 1961 ont déclaré être entrés en France le 1er septembre 2022. Ils ont formulé des demandes de protection internationale le 6 octobre 2022, rejetées par deux décisions de l'Office de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) le 31 janvier 2023. Par des décisions du 11 avril 2023, le préfet de la Vienne les a obligés à quitter le territoire sans délai et a fixé le pays de destination. Par des décisions du même jour, le préfet de la Vienne les a assignés à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par les présentes requêtes, M. et Mme B demande l'annulation de ces décisions.
Sur le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ". Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre M. et Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
4. Les décisions attaquées visent les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elles font application, la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, notamment ses articles 3 et 8. Les décisions mentionnent, outre la date d'arrivée déclarée en France de M. et Mme B, leurs demandes d'asile rejetées par l'OFPRA le 31 janvier 2023, leur situation privée et familiale et le fait que les intéressés n'établissent pas être exposés à des peines et traitements inhumains en cas de retour dans leur pays d'origine. Par ailleurs, les décisions les assignant à résidence visent les textes appliqués, en particulier les articles L.731-1 et L.732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent à l'autorité préfectorale d'assigner à résidence un étranger qui ne peut immédiatement quitter le territoire mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable. Les décisions expliquent que les requérants ont fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire notifié le 11 avril 2023. Ces éléments suffisent à M. et Mme B pour leur permettre de comprendre les raisons de fait et droit en vertu desquelles les décisions attaquées ont été prises. Dès lors, les décisions attaquées, qui comportent les motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement, sont suffisamment motivées et ne sont pas entachées d'un défaut d'examen approfondi de leur situation personnelle.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, les deux décisions contestées du 11 avril 2023 ont été signées, pour le préfet de la Vienne, par Mme Pascale Pin, secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, qui a reçu délégation du préfet, par un arrêté du 12 juillet 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, pour signer tous actes, arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Vienne, à l'exception de certains actes parmi lesquels ne figurent pas les décisions en matière de police des étrangers. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions contestées doit être écarté.
6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°)Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. M. et Mme B soutiennent qu'ils ont retrouvé une stabilité et une sécurité qu'ils ne pouvaient pas avoir dans leur pays d'origine, compte tenu des menaces dont ils ont fait l'objet de la part de leur famille. Toutefois, aucun des éléments produits par les requérants ne permet de caractériser une vie familiale en France justifiant une protection spéciale, alors qu'au demeurant leur demande de protection a été rejetée par l''OFPRA le 31 janvier 2023. Dans ces conditions, le préfet de la Vienne n'a pas porté à leur droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris les décisions attaquées et n'a, dès lors, pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne les décisions refusant l'octroi d'un délai de départ :
8. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° II existe un risque que l'étranger se soustrait à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () ".
9. Si M. et Mme B soutiennent qu'ils auraient dû bénéficier d'un délai de départ volontaire compte tenu de leur situation familiale, les éléments dont ils se prévalent ne constituent toutefois pas des circonstances particulières justifiant qu'il leur soit accordé un délai de départ volontaire alors, d'une part, qu'ils ne contestent pas les motifs des décisions attaquées tenant à leurs déclarations de ne pas se conformer aux décisions les obligeant de quitter le territoire français et, d'autre part, que les intéressés n'établissent ni même n'allèguent avoir demandé qu'un délai de départ volontaire leur soit accordé. Par suite, le préfet de la Vienne n'a pas fait une inexacte application des dispositions citées ci-dessus en refusant d'accorder un délai de départ volontaire à M. et Mme B, ni davantage entaché ses décisions d'une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de destination :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. et Mme B n'établissent pas que les décisions portant obligation de quitter le territoire français seraient entachées d'une illégalité. Ainsi, l'exception d'illégalité de ces décisions, soulevées à l'appui des conclusions dirigées contre les décisions fixant le pays de destination, ne sont pas fondées et doit être écartée.
11. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. M. et Mme B soutiennent qu'ils seront exposés à de tels traitements en cas de retour dans leur pays. Toutefois, aucun des éléments produits par les requérants ne permet de démontrer la réalité de ces risques, alors qu'au demeurant leur demande de protection a été rejetée par l''OFPRA le 31 janvier 2023. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne les décisions portant assignation à résidence :
13. En premier lieu, les deux décisions contestées du 11 avril 2023 ont été signées, pour le préfet de la Vienne, par Mme Pascale Pin, secrétaire générale de la préfecture de la Vienne, qui a reçu délégation du préfet, par un arrêté du 12 juillet 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, pour signer tous actes, arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Vienne, à l'exception de certains actes parmi lesquels ne figurent pas les décisions en matière de police des étrangers. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions contestées doit être écarté.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article L. 733-1 du même code : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie () ". Aux termes de l'article L. 732-3 de ce code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. () ".
15. Si une décision d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit comporter les modalités de contrôle permettant de s'assurer du respect de cette obligation et notamment préciser le service auquel l'étranger doit se présenter et la fréquence de ces présentations, ces modalités de contrôle sont divisibles de la mesure d'assignation elle-même. Par ailleurs, les obligations de se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, susceptibles d'être imparties par l'autorité administrative doivent être adaptées, nécessaires et proportionnées aux finalités qu'elles poursuivent et ne sauraient, sous le contrôle du juge administratif, porter une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir.
16. En l'espèce, il ressort des décisions attaquées qu'elles imposent aux requérants de demeurer dans le département de la Vienne et se présenter les lundis, mercredis et vendredi à 8h00 au commissariat de Poitiers pour M. B et les mercredis à 8h00 pour Mme B. Si les requérants soutiennent qu'ils ne disposent pas de véhicule, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils ne pourraient se rendre au commissariat de police par d'autres moyens de transport. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions du 11 avril 2023, par lesquelles le préfet de la Vienne a obligé M. et Mme B à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et les a assignés à résidence pour une durée de 45 jours, doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. et Mme B sont admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des requêtes de M. et Mme B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, Mme C B, au préfet de la Vienne et à la SCP Breillat, Dieumegard, Masson.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 avril 2023.
Le magistrat désigné,
Signé
V. A
La greffière d'audience,
Signé
S. SKRIDLA
La République mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
G. FAVARD
2 - 230103
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026