vendredi 24 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2301425 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL COUPÉ, PEYRONNE ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mai 2023, la société Relyens SPS et la société CNP assurances, représentées par Me Coupé, demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, sous astreinte de 150,00 euros par jour de retard :
1°) de condamner l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) le Haut Bois à leur verser la somme provisionnelle de 43 324,74 euros, au titre de la créance contractuellement due en principal, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de condamner l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) le Haut Bois à leur verser la somme de 1 046, 28 euros, au titre des intérêts moratoires non encore réglés à la date du 24 mai 2023, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) le Haut Bois à leur verser la somme de 80,00 euros, au titre des indemnités forfaitaires, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) le Haut Bois la somme de 2 500,00 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 février 2024, l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) le Haut Bois conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Il soutient qu'après un accord amiable, les deux sociétés ont obtenu la somme totale de 46 857,06 euros comprenant des intérêts moratoires.
Par un courrier du 15 février 2024, le juge des référés du tribunal a demandé au conseil des sociétés requérantes, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de produire dans un délai d'un mois à compter de la réception de ce courrier, soit un mémoire, soit une lettre indiquant qu'il est inutile de répliquer, mais que les conclusions de la requête sont maintenues, soit une lettre de désistement pur et simple. Les sociétés requérantes ont été informées qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien des conclusions de la requête dans le délai imparti, elles seraient réputées s'être désistées de l'ensemble de leurs conclusions.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Selon l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. / () ". Enfin, en vertu de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. / () ".
2. Il résulte de l'instruction que la demande prévue par les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mentionnée ci-dessus, a été transmise au conseil des sociétés Relyens SPS et CNP assurances, au moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du même code, dite Télérecours, le 15 février 2024. La demande est ainsi réputée avoir été notifiée aux sociétés concernées le 19 février 2024, premier jour ouvré suivant l'expiration du délai de deux jours, prévu par les dispositions précitées de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative. Or, le délai d'un mois qui a couru à compter de cette date est venu à expiration sans qu'aucune confirmation ne soit parvenue au tribunal. Dans ces conditions, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société Relyens SPS et la société CNP assurances sont réputées s'être désistées de leur requête. Ce désistement devant être regardé comme étant pur et simple, il convient dès lors d'en donner acte sur le fondement du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Relyens SPS et la société CNP assurances.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Relyens SPS, à la société CNP assurances, et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes le Haut Bois.
Fait à Poitiers, le 24 mai 2024
Le juge des référés,
Signé
P. CRISTILLE
La République mande et ordonne à la préfète de la Charente en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
D. GERVIER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026