LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2301479

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2301479

jeudi 20 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2301479
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre
Avocat requérantCABINET DAURIAC PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE MAGNE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B..., facteur à La Poste, qui contestait le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son accident du 8 décembre 2022. La décision contestée était fondée sur un motif procédural (non-respect de la procédure de déclaration), sans que le lien de causalité avec le service ait été examiné au fond. Le tribunal a jugé que le moyen invoqué par le requérant (erreur de fait sur le moment de l'accident) était inopérant, car il ne permettait pas de critiquer le motif réel de la décision. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 86-442 du 14 mars 1986.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er juin 2023, un mémoire enregistré le 22 novembre 2023 qui n’a pas été communiqué, ainsi qu’un mémoire enregistré le 27 février 2024, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision par laquelle La Poste a refusé de reconnaître l’imputabilité au service de l’accident dont il a été victime le 8 décembre 2022.

Il doit être regardé comme soutenant que cette décision est entachée d’une erreur de fait dès lors qu’il était bien en service lorsqu’il a été victime d’un accident.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 juin 2025, La Poste, représentée par Me Magne, conclut au rejet de la requête à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
à titre principal, la requête est irrecevable ;
à titre subsidiaire, le moyen soulevé est infondé.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Dumont,
- et les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

M. A... B..., facteur à Saint-Savin (Vienne), a déclaré avoir été victime, le 7 décembre 2022, peu après sa prise de service, d’une chute sur le parking réservé à La Poste en allant procéder au relevé kilométrique du véhicule qu’il avait utilisé la veille. Son médecin a prescrit un arrête de travail en lien avec un accident du travail ainsi que des examens complémentaires qui ont révélé une fracture de son avant-bras droit, laquelle a nécessité une intervention chirurgicale. La commission de réforme a été saisie pour se prononcer sur l’imputabilité au service de cet accident. Par un courrier du 14 décembre 2022, le service des ressources humaines en charge de la gestion de M. B... a adressé un courrier à ses membres pour émettre des réserves sur l’imputabilité au service de cet accident. Une expertise médicale a par ailleurs été sollicitée par La Poste, laquelle a conclu le 16 février 2023 à un lien de causalité direct et certain entre l’état médical de M. B... et l’accident qu’il a décrit. La commission de réforme, réunie le 6 avril 2023, a émis un avis défavorable à la reconnaissance de l’imputabilité au service de l’accident dont M. B... a été victime. Suivant cet avis, La Poste a, par une décision qui porte de manière erronée la date du 11 mars 2023 mais a été notifiée à M. B... le 26 avril 2023, refusé de reconnaître l’imputabilité au service de cet accident. Par sa requête, M. B... doit être regardé comme demandant l’annulation de cette décision.

Il ressort des pièces du dossier que la décision contestée est fondée sur un seul motif, tiré de ce que M. B... n’aurait pas respecté la procédure prévue pour déclarer son accident, sans qu’il soit possible de déterminer, faute pour La Poste d’avoir davantage motivé sa décision et d’avoir produit à l’instance des pièces utiles à la compréhension de sa décision, quels éléments de la procédure de déclaration d’un accident de service n’ont pas été respectés par M. B.... Il en résulte que ni la commission de réforme ni La Poste ne se sont prononcées au fond sur le lien de causalité entre le service et l’accident dont a été victime M. B.... Aussi regrettable que puisse être cette décision, alors que la commission de réforme avait été saisie et qu’une expertise médicale a été ordonnée par La Poste, il en découle que M. B... ne peut utilement se prévaloir, pour la critiquer, de la circonstance qu’elle serait entachée d’une erreur de fait tirée de ce que l’accident est bien survenu après sa prise de service et non avant. Par suite, ce moyen doit être rejeté comme inopérant.

Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. B... doivent être rejetées.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de M. B... la somme demandée par La Poste sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



D E C I D E :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par La Poste sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et à La Poste.



Délibéré après l'audience du 6 novembre 2025, à laquelle siégeaient :


Mme Le Bris, présidente,

Mme Dumont, première conseillère,

Mme Balsan-Jossa, première conseillère.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2025.


La rapporteure,
Signé
G. DUMONT
La présidente,
Signé
I. LE BRIS




La greffière,


Signé


D. MADRANGE
















La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.




Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,

Signé

D. MADRANGE




Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions