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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2303256

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2303256

mercredi 2 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2303256
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSIMON-WINTREBERT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2023, le service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres, représenté par Me Mouriesse, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de désigner un expert chargé de se prononcer sur les désordres affectant le centre d'incendie et de secours, situé 1 impasse du Feu, à Melle (79500), et de réserver les dépens.

Il soutient que la mesure est utile pour déterminer les causes et origines des désordres dans la perspective d'une tentative de conciliation ou d'un éventuel recours en responsabilité.

Par un mémoire, enregistré le 29 décembre 2023, la société ETTEC et la société OG2L, représentées par Me Le Lain, déclarent ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée tout en émettant les réserves et protestations d'usage et demandent que l'avance des frais d'expertise soit mise à la charge du requérant.

Par un mémoire, enregistré le 4 janvier 2024, la société Generali France, agissant en qualité d'assureur de la société Moreau Ravalement, représentée par Me Launey, déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée tout en émettant les réserves et protestations d'usage et demande de réserver les dépens.

Par un mémoire, enregistré le 8 janvier 2024, la société SMAC déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée tout en émettant les réserves et protestations d'usage.

Par deux mémoires, enregistrés les 11 janvier et 6 mai 2024, la société ACMB et la société Axa France Iard, son assureur, représentées par Me Simon-Wintrebert, dans le dernier état de leurs écritures, déclarent de ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée tout en émettant les réserves et protestations d'usage et demandent la mise en cause de la société MMA Iard Assurances Mutuelles et de la société MMA Iard.

Elles soutiennent que la société MMA Iard et la société MMA Iard Assurances Mutuelles doivent être mises en cause en qualité d'assureurs de la société ACMB à la date de la réclamation.

Par un mémoire, enregistré le 18 janvier 2024, la société ELYFEC, représentée par Me Raffin-Patrimonio, conclut à sa mise hors de cause et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'elle doit être mise hors de cause aux motifs que le service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres n'établit pas la réalité de son intervention et que, en tout état de cause, elle ne serait intervenue qu'en qualité de coordinateur de sécurité et de la protection de la santé et ne saurait ainsi voir sa responsabilité engagée vis-à-vis du maître d'ouvrage sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil.

Par un mémoire, enregistré le 2 février 2024, la société SMABTP, agissant en qualité d'assureur de la société ACE, représentée par Me Loubeyre, conclut, à titre principal, à sa mise hors de cause, à titre subsidiaire, à ce que la mission de l'expert soit complétée et que les entiers dépens soient mis à la charge du requérant.

Elle soutient qu'elle doit être mise hors de cause au motif qu'elle n'était plus l'assureur de la société ACE à la date d'ouverture du chantier et à la date de la réclamation.

Par un mémoire, enregistré le 21 février 2024, la société MMA Iard Assurances Mutuelles et la société MMA Iard, agissant en qualité d'assureurs de la société ACMB, représentées par Me Foucherault, déclarent ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée tout en émettant les réserves et protestations d'usage et demandent que l'avance des frais d'expertise soit mise à la charge du requérant et de le condamner aux dépens.

Par un mémoire, enregistré le 21 février 2024, la société Moynet Alu et la société MAAF, son assureur, représentées par Me Foucherault, déclarent ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée tout en émettant les réserves et protestations d'usage et demandent la mise en cause de la société Abeille Iard et Santé, que l'avance des frais d'expertise soit mise à la charge du requérant et de le condamner aux dépens.

Elles soutiennent que la société Abeille Iard et Santé doit être mise en cause en qualité d'assureur de la société Moynet Alu à la date de la réclamation.

Par un mémoire, enregistré le 26 avril 2024, la société Moreau Ravalement, représentée par Me Launey, déclare ne pas s'opposer à la mesure d'expertise sollicitée tout en émettant les réserves et protestations d'usage et demande de réserver les dépens.

La requête a été communiquée à la société ACE, à la société Euromaf, à la société Bureau Veritas Construction, à la société QBE European Services Limited, à la société MAF et à la société Abeille Iard et Santé, qui n'ont pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En 2011, le service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres a entrepris la réalisation de travaux d'extension et de restructuration du centre d'incendie et de secours de Melle. Dans ce cadre, la maîtrise d'œuvre a été confiée à la société OG2L, à la société ETTEC et à la société ACE. L'exécution du lot n°3 - " Ravalement " a été confiée à la société Moreau Ravalement. L'exécution des lots nos6 - " Etanchéité par membrane PVC " et 7 - " Couverture bac acier " a été confiée à la société SMAC. L'exécution du lot n°8 - " Bardage métallique " a été confiée à la société ACMB. L'exécution du lot n°9 - " Menuiseries extérieures " a été confiée à la société Moynet Alu. La société Bureau Veritas Construction est intervenue en qualité de contrôleur technique et la société ELYFEC est intervenue en qualité de coordonnateur en matière de sécurité et protection de la santé des travailleurs. Les travaux ont été réceptionnés avec réserves le 3 juillet 2015. Les réserves ont été levées le 2 novembre 2015.

2. Postérieurement à la réception des travaux, des désordres ont été constatés, notamment des infiltrations d'eau affectant le plafond et les murs du bâtiment. Les désordres ont été constatés par un huissier de justice le 9 mai 2023. Par la présente requête, le service départemental d'incendie et secours des Deux-Sèvres demande au tribunal qu'une expertise soit ordonnée aux fins de se prononcer sur les désordres affectant le centre d'incendie et de secours de Melle.

Sur la demande d'expertise :

3. En vertu de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Si le juge des référés n'est pas saisi du principal, l'utilité d'une mesure d'instruction ou d'expertise qu'il lui est demandé d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, relevant lui-même de la compétence de la juridiction à laquelle ce juge appartient, et auquel cette mesure est susceptible de se rattacher.

4. La mesure d'expertise demandée par le service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres est utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de faire droit à sa demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.

Sur les personnes mises en cause :

5. Peuvent être appelées en qualité de parties à une expertise ordonnée sur le fondement de ces dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative les personnes qui ne sont pas manifestement étrangères au litige susceptible d'être engagé devant le juge de l'action qui motive l'expertise. En outre, le juge du référé peut appeler à l'expertise en qualité de sachant toute personne dont la présence est de nature à éclairer ses travaux.

Sur la mise en cause de la société MMA Iard Assurances Mutuelles, de la société MMA Iard, de la société Abeille Iard et Santé et de la société SMABTP :

6. La société ACMB et la société Axa France Iard demandent la mise en cause de la société MMA Iard Assurances Mutuelles et de la société MMA Iard en qualité d'assureurs de la société ACMB à la date de la réclamation. La société Moynet Alu et la société MAAF demandent la mise en cause de la société Abeille Iard et Santé en qualité d'assureur de la société Moynet Alu à la date de la réclamation. Dès lors que la société ACMB et la société Moynet Alu, intervenues pour réaliser les travaux correspondant aux lots nos8 et 9, déjà attraites à la présente procédure d'expertise, sont susceptibles d'avoir concouru à la survenance des désordres litigieux, la participation aux opérations d'expertise de leurs assureurs, la société MMA Iard Assurances Mutuelles, la société MMA Iard et la société Abeille Iard et Santé, présente un caractère utile.

7. La société SMABTP demande sa mise hors de cause au motif qu'elle n'était plus l'assureur de la société ACE à la date d'ouverture du chantier et à la date de la réclamation. Toutefois, il ne résulte pas avec certitude de l'instruction que le contrat d'assurance souscrit par la société ACE auprès de la société SMABTP ne couvrait pas les travaux litigieux, faute d'indication précise en ce qui concerne la date de déclaration d'ouverture du chantier. Ainsi, en l'état de l'instruction, la participation aux opérations d'expertise de la société SMABTP, en qualité d'assureur de la société ACE, présente un caractère d'utilité au sens des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.

8. Par suite, il y a lieu d'ordonner la participation aux opérations d'expertise de la société MMA Iard Assurances Mutuelles, de la société MMA Iard, de la société Abeille Iard et Santé et de la société SMABTP.

Sur la mise hors de cause de la société ELYFEC :

9. Aux termes de l'article L. 4532-2 du code du travail : " Une coordination en matière de sécurité et de santé des travailleurs est organisée pour tout chantier de bâtiment ou de génie civil où sont appelés à intervenir plusieurs travailleurs indépendants ou entreprises, entreprises sous-traitantes incluses, afin de prévenir les risques résultant de leurs interventions simultanées ou successives et de prévoir, lorsqu'elle s'impose, l'utilisation des moyens communs tels que les infrastructures, les moyens logistiques et les protections collectives. ". Aux termes de l'article R. 4532-11 du même code : " Le coordonnateur veille, à ce que les principes généraux de prévention définis aux articles L. 4531-1 et L. 4535-1 soient effectivement mis en œuvre. / Il exerce ses missions sous la responsabilité du maître d'ouvrage. ".

10. Aux termes de l'article 1792 du code civil : " Tout constructeur d'un ouvrage est responsable de plein droit, envers le maître ou l'acquéreur de l'ouvrage, des dommages, même résultant d'un vice du sol, qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou qui, l'affectant dans l'un de ses éléments constitutifs ou l'un de ses éléments d'équipement, le rendent impropre à sa destination. / (). ". Aux termes de l'article 1792-1 du même code : " Est réputé constructeur de l'ouvrage : / 1° Tout architecte, entrepreneur, technicien ou autre personne liée au maître de l'ouvrage par un contrat de louage d'ouvrage ; / 2° Toute personne qui vend, après achèvement, un ouvrage qu'elle a construit ou fait construire ; / 3° Toute personne qui, bien qu'agissant en qualité de mandataire du propriétaire de l'ouvrage, accomplit une mission assimilable à celle d'un locateur d'ouvrage. ".

11. Il résulte des dispositions précitées et de l'avis de la section des travaux publics du Conseil d'Etat n°362051 en date du 16 juin 1998 que le coordonnateur en matière de sécurité et de santé des travailleurs n'est chargé que d'assurer la sécurité et de protéger la santé des personnes qui travaillent sur le chantier et ne peut, dès lors, être réputé constructeur au sens de l'article 1792- 1 du code civil qui ne concerne, outre les architectes, que des techniciens ou des personnes qui sont contractuellement chargées de la conception ou de la réalisation de l'ouvrage, ni engager sa responsabilité vis-à-vis du maître d'ouvrage sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil.

12. La société ELYFEC demande sa mise hors de cause aux motifs que le service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres n'établit pas la réalité de son intervention et que, en tout état de cause, elle ne serait intervenue qu'en qualité de coordinateur de sécurité et de la protection de la santé et ne saurait ainsi voir sa responsabilité engagée vis-à-vis du maître d'ouvrage sur le fondement des articles 1792 et suivants du code civil.

13. Dès lors que la mesure d'expertise sollicitée par le service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres vise à déterminer les causes et origines des désordres affectant le centre d'incendie et de secours de Melle en vue d'engager la responsabilité d'un ou plusieurs constructeurs au titre de la garantie décennale, la participation aux opérations d'expertise de la société ELYFEC, qui n'a pas la qualité de constructeur et dont la responsabilité ne peut être engagée sur ce fondement, est dépourvue d'utilité.

Sur les frais de justice :

14. Il résulte des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative qu'il n'appartient au juge des référés ni de déterminer la charge des dépens de la mesure d'expertise qu'il ordonne, ni de la réserver pour le futur. En outre, il n'y a pas lieu, dans le cadre de la présente procédure qui ne tend qu'au prononcé d'une mesure d'instruction, de faire droit aux conclusions présentées par la société ELYFEC au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par suite, les conclusions présentées en ce sens doivent être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B A, demeurant 3 bis avenue Jean Jaurès, à Bourcefranc-le-Chapus (17560) est désigné en qualité d'expert.

Il aura pour mission de :

1°) se rendre sur les lieux et procéder à la constatation et au relevé précis et détaillé des désordres qui affectent le centre d'incendie et de secours, situé 1 impasse du Feu, à Melle (79500), en indiquant leur date d'apparition ;

2°) décrire les malfaçons qui seraient constatées et réunir les éléments d'information permettant au tribunal de dire si elles sont de nature, du fait notamment de la nature ou du caractère généralisé ou évolutif des désordres, à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination ;

3°) donner un avis motivé sur les causes et origines des désordres et malfaçons dont il s'agit, en précisant s'ils sont imputables aux travaux effectués et, notamment, à leur conception, à un défaut de direction ou de surveillance et à leur exécution ou encore aux conditions d'utilisation et d'entretien de l'ouvrage et, dans le cas de causes multiples, d'évaluer les proportions relevant de chacune d'elles ;

4°) fournir tous les éléments techniques et de fait de nature à permettre à la juridiction éventuellement saisie de déterminer les responsabilités encourues et d'évaluer les préjudices tant directs qu'indirects subis par le service départemental d'incendie et secours des Deux-Sèvres, notamment les dommages aux équipements et installations constatés et à venir, ainsi que les préjudices annexes ;

5°) donner son avis sur la nature des travaux nécessaires pour la remise en état définitive de l'ouvrage et de ses équipements, en assurant la solidité de l'ouvrage et un usage propre à sa destination, et les évaluer, en appliquant le cas échéant un abattement pour vétusté ou pour plus-value ;

6°) donner, en cas d'urgence reconnue par l'expert, son avis sur les travaux urgents à effectuer par le service départemental d'incendie et secours des Deux-Sèvres, à ses frais avancés, pour le compte de qui il appartiendra, afin de stopper la dégradation du bâtiment, dans l'attente de la réfection complète de l'ouvrage, et déposer à cette fin, le cas échéant, un pré-rapport précisant la nature et l'importance de ces travaux, voire autoriser le service départemental d'incendie et secours des Deux-Sèvres à les entreprendre.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : L'expertise aura lieu en présence, outre du service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres, de la société ETTEC, de la société OG2L, de la société Generali France, de la société SMAC, de la société ACMB, de la société Axa France Iard, de la société SMABTP, de la société MMA Iard Assurances Mutuelles, de la société MMA Iard, de la société Moynet Alu, de la société MAAF, de la société Moreau Ravalement, de la société ACE, de la société Euromaf, de la société Bureau Veritas Construction, de la société QBE European Services Limited, de la société MAF et de la société Abeille Iard et Santé.

Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de quatre mois à compter de la notification de la présente ordonnance, dont un sous une forme numérisée. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.

Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 8 : L'expert peut prendre l'initiative de procéder, avec l'accord des parties, à une médiation conformément aux dispositions de l'article R. 621-1 du code de justice administrative. Il devra, dans cette hypothèse, en informer le juge des référés et préserver dans son rapport d'expertise la confidentialité de la médiation menée.

Article 9 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.

Article 10 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 11 : La présente ordonnance sera notifiée au service départemental d'incendie et de secours des Deux-Sèvres, à la société ETTEC, à la société OG2L, à la société Generali France, à la société SMAC, à la société ACMB, à la société Axa France Iard, à la société SMABTP, à la société MMA Iard Assurances Mutuelles, à la société MMA Iard, à la société Moynet Alu, à la société MAAF, à la société Moreau Ravalement, à la société ACE, à la société Euromaf, à la société Bureau Veritas Construction, à la société QBE European Services Limited, à la société MAF, à la société Abeille Iard et Santé, à la société ELYFEC et à M. B A, expert.

Fait à Poitiers, le 2 octobre 2024.

Le président,

signé

A. JARRIGE

La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Christelle ROBIN

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