mercredi 21 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2400351 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | AB VOCARE AVOCATS CONSEILS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 février 2024, la SAS Autodistribution comptoir du frein, la MMA Iard et la MMA assurances mutuelles, représentées par la SELARL Abvocare pris en la personne de Me Aimard, demandent au tribunal :
1°) de condamner la commune d'Angoulême, responsable d'un manquement à son obligation d'entretien normal de la voirie, à les garantir à hauteur de 80% de toutes condamnations, qui seraient susceptibles d'être prononcées à leur encontre par le juge judiciaire pour les préjudices supportés par M. A, salarié de la société Autodistribution comptoir du frein, victime d'un grave accident de la circulation le 7 août 2014 ;
2°) de condamner la commune d'Angoulême à leur verser une somme globale de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que la commune d'Angoulême doit être reconnue responsable de la survenance de l'accident de M. A le 7 août 2014 ; qu'aucune faute ne peut être retenue à l'encontre de M. A qui a été victime de nombreux manquements de la commune d'Angoulême dans l'entretien normal de la voie publique ; que l'accident subi par M. A résulte de la signalisation défaillante de cet axe routier, d'un matériel inadapté au but poursuivi par sa dangerosité, d'un non-respect des distances de sécurité entre les deux portiques, ainsi que d'une passivité incompréhensible de la commune d'Angoulême, malgré le caractère accidentogène du site qu'elle connaissait parfaitement ; que la responsabilité de la commune d'Angoulême dans la survenance de l'accident de M. A est donc parfaitement caractérisée au titre du manquement à son obligation d'entretien normal de la voirie ; que la responsabilité de la commune d'Angoulême dans la survenance de l'accident est prépondérante et doit être retenue à hauteur de 80% ; que la commune d'Angoulême doit dès lors les garantir et les relever indemnes à hauteur de ce pourcentage de toutes condamnations pouvant être prononcées à leur encontre dans l'instance en cours devant le juge judiciaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ; "
2. En se bornant à indiquer qu'une condamnation est susceptible d'être prononcée à leur encontre par le juge judiciaire, la société et les assurances requérantes ne démontrent pas avoir indemnisé M. A des dommages qu'il a subis à la suite de l'accident survenu le 7 août 2014 au niveau du tunnel de la Gâtine à Angoulême, et dont elles attribuent la responsabilité à la commune d'Angoulême. Par conséquent, elles ne justifient à ce stade de la procédure pas d'un intérêt pour former un recours devant le tribunal administratif tendant à ce que la commune d'Angoulême soit condamnée à les garantir de sommes qu'elles seront éventuellement amenées à verser. Leurs conclusions ne peuvent, par suite, qu'être rejetées comme irrecevables.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme quelconque soit mise à la charge de la commune d'Angoulême qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées sur ce fondement par la SAS Autodistribution comptoir du frein, la SA MMA Iard, et la MMA Iard assurances mutuelles.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par la SAS Autodistribution comptoir du frein, la SA MMA Iard, et la MMA Iard assurances mutuelles est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Autodistribution comptoir du frein, à la SA MMA Iard, et à la MMA Iard assurances mutuelles
Fait à Poitiers, le 21 février 2024.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
P. CRISTILLE
La République mande et ordonne au préfet de la Charente, en ce qui le concerne, et à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
N. COLLET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026