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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2400750

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2400750

mercredi 30 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2400750
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de remise totale de dette d'aide personnelle au logement opposé par la caisse d'allocations familiales de la Charente. Le requérant s'était borné à invoquer des considérations financières sans fournir de motivation juridique suffisante, et n'a pas régularisé sa requête malgré une invitation en ce sens. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que les moyens soulevés étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la demande. La requête a donc été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 mars 2024, M. B A conteste la décision du 12 février 2024 de la caisse d'allocations familiales de la Charente refusant une remise totale de dette d'aide personnelle au logement.

Par une lettre du 5 avril 2024, le tribunal a invité M. A à régulariser sa requête dans le délai de 15 jours, en en complétant la motivation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 de ce même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 772-7 de ce même code : " Les dispositions de l'article R. 772-6 ne sont pas applicables lorsque la requête a été introduite par un avocat ou a été présentée sur un formulaire mis à la disposition des requérants par la juridiction administrative qui contient l'ensemble des informations mentionnées au premier alinéa de cet article. ".

3. A l'appui de sa contestation de la décision du 12 février 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Charente lui a refusé une remise totale de dette d'aide personnelle au logement, M. A s'est borné à faire valoir que la caisse d'allocations familiales de la Charente ne lui a accordé qu'une remise partielle de dette ce qui l'obligera à contracter un crédit sur trois ans. Il n'a pas non plus répondu à la demande de régularisation à l'aide du formulaire prévu par les dispositions précitées de l'article R. 772-7 du code de justice administrative qui lui a été adressée le 5 avril 2024 et dont il a accusé réception le 9 du même mois. Par suite, le délai de recours contentieux ayant commencé à courir au plus tard à la date d'introduction de la présente instance, il y a lieu, par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de M. A.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Poitiers, le 30 octobre 2024.

La présidente,

Signé

I. LE BRIS

La République mande et ordonne au ministre du logement et de la transition urbaine, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Pour le greffier en chef,

La greffière,

signé

N. COLLET

N°2400750

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