Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2400760
jeudi 19 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2400760 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | AARPI ADMYS AVOCATS |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. F... B... qui contestait le classement de ses parcelles en zone N (naturelle) par le plan local d'urbanisme intercommunal déplacements (PLUi-D) de la communauté d'agglomération du Niortais. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la collectivité, estimant que le requérant, qui n'avait pas justifié de sa qualité de propriétaire, n'avait pas d'intérêt à agir. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative concernant l'intérêt pour agir.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 mars 2024, M. F... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 8 février 2024 par laquelle la communauté d'agglomération du Niortais a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal déplacements en tant qu’il classe en zone N ses parcelles cadastrées section AA n° 029, n°266 et n°263 sur le territoire de la commune de Saint-Rémy (Deux-Sèvres).
Il soutient que le classement en zone N de ses parcelles est entaché d’une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2024, la communauté d'agglomération du Niortais, représenté par le cabinet ADMYS avocat AARPI, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable pour défaut d’intérêt à agir ;
- les autres moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 19 juin 2025, la clôture d'instruction immédiate a été prononcée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Balsan-Jossa,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Mattiussi-Poux, représentant la communauté d’agglomération du Niortais, en présence de Mme C..., M. E..., M. D... et Mme A..., pour la communauté d’agglomération du Niortais.
Considérant ce qui suit :
Par une délibération du 14 décembre 2015, le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Niortais a prescrit l’élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal déplacements (PLUi-D) sur son territoire. Par délibération du 27 mars 2023, le projet de PLUi-D a été arrêté. L’enquête publique a eu lieu du 4 septembre au 5 octobre 2023 et la commission d’enquête a rendu un avis favorable le 25 novembre 2023. Par délibération du 8 février 2024, le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Niortais a approuvé son PLUi-D. Par la présente requête, M. B... doit être regardé comme demandant au tribunal l’annulation de la délibération du 8 février 2024 en tant qu’elle emporte classement de ses parcelles cadastrées section AA n°29, AH n°266 et AH n°263 à Saint-Rémy en zone N.
Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense :
M. B... soutient être propriétaire des parcelles cadastrées section AA n° 029, n°266 et n°263, situées sur le territoire de la commune de Saint-Rémy au sein de la communauté d'agglomération du Niortais, sans toutefois en justifier. Par suite, il y a lieu d’accueillir la fin de non-recevoir opposée en défense, tirée du défaut d’intérêt à agir, et de rejeter la requête.
Sur les frais liés au litige :
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la communauté d'agglomération du Niortais présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :
La requête de M. F... B... est rejetée.
Article 2 :
Les conclusions de la communauté d'agglomération du Niortais présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :
Le présent jugement sera notifié à M. F... B... et à la communauté d'agglomération du Niortais.
Délibéré après l'audience du 29 janvier 2026, à laquelle siégeaient :
Mme Le Bris, présidente
Mme Dumont, première conseillère,
Mme Balsan-Jossa, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2026.
La rapporteure,
Signé
S. BALSAN-JOSSA
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La greffière,
Signé
D. MADRANGE
La République mande et ordonne au préfet des Deux-Sèvres en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. MADRANGE
Par une requête enregistrée le 28 mars 2024, M. F... B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 8 février 2024 par laquelle la communauté d'agglomération du Niortais a approuvé le plan local d'urbanisme intercommunal déplacements en tant qu’il classe en zone N ses parcelles cadastrées section AA n° 029, n°266 et n°263 sur le territoire de la commune de Saint-Rémy (Deux-Sèvres).
Il soutient que le classement en zone N de ses parcelles est entaché d’une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2024, la communauté d'agglomération du Niortais, représenté par le cabinet ADMYS avocat AARPI, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable pour défaut d’intérêt à agir ;
- les autres moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés.
Par ordonnance du 19 juin 2025, la clôture d'instruction immédiate a été prononcée.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Balsan-Jossa,
- les conclusions de Mme Guilbaud, rapporteure publique,
- et les observations de Me Mattiussi-Poux, représentant la communauté d’agglomération du Niortais, en présence de Mme C..., M. E..., M. D... et Mme A..., pour la communauté d’agglomération du Niortais.
Considérant ce qui suit :
Par une délibération du 14 décembre 2015, le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Niortais a prescrit l’élaboration du plan local d'urbanisme intercommunal déplacements (PLUi-D) sur son territoire. Par délibération du 27 mars 2023, le projet de PLUi-D a été arrêté. L’enquête publique a eu lieu du 4 septembre au 5 octobre 2023 et la commission d’enquête a rendu un avis favorable le 25 novembre 2023. Par délibération du 8 février 2024, le conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Niortais a approuvé son PLUi-D. Par la présente requête, M. B... doit être regardé comme demandant au tribunal l’annulation de la délibération du 8 février 2024 en tant qu’elle emporte classement de ses parcelles cadastrées section AA n°29, AH n°266 et AH n°263 à Saint-Rémy en zone N.
Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense :
M. B... soutient être propriétaire des parcelles cadastrées section AA n° 029, n°266 et n°263, situées sur le territoire de la commune de Saint-Rémy au sein de la communauté d'agglomération du Niortais, sans toutefois en justifier. Par suite, il y a lieu d’accueillir la fin de non-recevoir opposée en défense, tirée du défaut d’intérêt à agir, et de rejeter la requête.
Sur les frais liés au litige :
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la communauté d'agglomération du Niortais présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :
La requête de M. F... B... est rejetée.
Article 2 :
Les conclusions de la communauté d'agglomération du Niortais présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :
Le présent jugement sera notifié à M. F... B... et à la communauté d'agglomération du Niortais.
Délibéré après l'audience du 29 janvier 2026, à laquelle siégeaient :
Mme Le Bris, présidente
Mme Dumont, première conseillère,
Mme Balsan-Jossa, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2026.
La rapporteure,
Signé
S. BALSAN-JOSSA
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La greffière,
Signé
D. MADRANGE
La République mande et ordonne au préfet des Deux-Sèvres en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. MADRANGE
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