Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2401014

lundi 12 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2401014
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Rejet d'une requête en excès de pouvoir par le Tribunal Administratif de Poitiers. M. A contestait le refus du maire de La Rochelle de lui délivrer un certificat d'urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, car le requérant n'a soulevé que des moyens inopérants (comparaison avec des projets voisins) sans invoquer d'illégalité. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 avril 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du maire de La Rochelle n° CU 17300 23 1866 du 22 février 2024 s'opposant à sa demande de certificat d'urbanisme.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. A l'appui de sa contestation de la décision du 22 février 2024 par laquelle le maire de La Rochelle s'est opposé à sa demande de certificat d'urbanisme, M. A se borne à faire valoir que deux nouveaux logements, issus de divisions parcellaires, immédiatement voisins situés dans la même zone et construits selon les mêmes règles d'urbanisme ont reçu une suite favorable, contrairement à sa demande. Il n'a soulevé ainsi, dans le délai de recours, aucun moyen opérant tendant à établir l'illégalité de la décision qu'il conteste. Sa requête ne peut, dès lors, qu'être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Poitiers, le 12 août 2024.

Le président,

Signé

A. JARRIGE

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. GERVIER

N°2401014