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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2401148

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2401148

jeudi 6 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2401148
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus de l’Office national des combattants et des victimes de guerre de lui accorder le titre de reconnaissance de la nation. Le requérant, résidant en Algérie, n’avait pas justifié de son élection de domicile sur un territoire mentionné à l’article R. 431-8 du code de justice administrative, malgré une demande de régularisation notifiée le 1er juillet 2024. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 612-1 du même code, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 mai 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 26 mars 2024 par laquelle la directrice générale de l'office nationale des combattants et des victimes de guerre a refusé de lui accorder le titre de reconnaissance de la nation.

Par une lettre du 1er juillet 2024, le tribunal a invité M. A à régulariser sa requête en justifiant de son élection de domicile sur l'un des territoires mentionnés à l'article R. 431-8 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de justice administrative : " Les parties non représentées devant un tribunal administratif par un avocat ou un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation qui ont leur résidence en dehors du territoire de la République et en dehors de l'Union européenne, de l'Espace économique européen ou de la Suisse doivent faire élection de domicile sur l'un de ces territoires. ".

3. Aux termes de l'article R. 612-1 du code de justice administrative : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / () / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. () ".

4. Il résulte de l'instruction que M. A, qui n'est pas représenté par un avocat, réside en Algérie. Il a été invité à régulariser sa requête dans un délai d'un mois, par un courrier du 1er juillet 2024 dont il a été accusé réception. Par suite, sa requête, qui ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 431-8 précité du code de justice administrative et qui n'a pas été régularisée dans le délai imparti, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée par application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Poitiers, le 6 février 2025.

La présidente,

Signé

I. LE BRIS

La République mande et ordonne au ministre des armées, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière

Signé

D. MADRANGE

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