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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2401311

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2401311

jeudi 12 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2401311
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Rejet d’une requête de Mme C contestant le refus d’attribution de la carte mobilité inclusion mention stationnement pour sa fille A. Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, a jugé la requête manifestement irrecevable. La requérante n’a pas présenté de moyen opérant, se bornant à solliciter un transport par taxi sans établir de difficultés de déplacement pour l’enfant, malgré une invitation à régulariser. La requête est rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 mai 2024, Mme B C doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision de la présidente du conseil départemental des Deux-Sèvres du 16 mai 2024 rejetant sa demande d'attribution de la carte mobilité inclusion mention stationnement pour personne handicapée pour sa fille A.

Par une lettre du 29 juillet 2024, le tribunal a invité Mme C à régulariser sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / () ".

2. Aux termes de l'article R. 772-6 de ce même code : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 772-7 de ce même code : " Les dispositions de l'article R. 772-6 ne sont pas applicables lorsque la requête a été introduite par un avocat ou a été présentée sur un formulaire mis à la disposition des requérants par la juridiction administrative qui contient l'ensemble des informations mentionnées au premier alinéa de cet article. ".

3. A l'appui de sa contestation de la décision du 16 mai 2024 par laquelle la présidente du conseil départemental des Deux-Sèvres a rejeté sa demande d'attribution de la carte mobilité inclusion mention stationnement pour personne handicapée à sa fille A, Mme C ne soutient pas que cette dernière aurait des difficultés de déplacement mais demande à bénéficier d'un transport par taxi en faisant valoir qu'elle-même, son mari ou les grands-parents ne sont pas en mesure d'accompagner l'enfant à l'unité localisée pour l'inclusion scolaire (ULIS) où celle-ci doit être scolarisée. Par une lettre recommandée avec avis de réception en date du 29 juillet 2024 dont elle a accusé réception le 31 juillet 2024, Mme C a été invitée à motiver sa requête à l'aide du formulaire prévu par les dispositions précitées de l'article R. 772-7 du code de justice administrative. Si Mme C a entendu répondre à la demande de régularisation par une lettre reçue au tribunal le 2 août 2024, elle n'a pas pour autant présenté de moyens susceptibles de venir au soutien de sa demande. Par suite, sa requête, qui ne contient aucun moyen opérant, est manifestement irrecevable et ne peut qu'être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et au département des Deux-Sèvres.

Copie en sera adressée à la maison départementale des personnes handicapées des Deux-Sèvres.

Fait à Poitiers, le 12 septembre 2024.

La présidente,

Signé

I. LE BRIS

La République mande et ordonne à la préfète des Deux-Sèvres, en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

G. FAVARD

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