lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Poitiers |
| Section | Tribunal Administratif de Poitiers |
| N° Dossier | TA86-2402028 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juillet 2024, la société CETIP demande la décharge de 449 titres de recettes, d'un montant total de 92 252,90 euros, émis et rendu exécutoire par le directeur général du centre hospitalier universitaire de Poitiers ainsi que par le directeur du centre hospitalier Henri Laborit.
Par un courrier du 14 août 2024, le greffe du tribunal administratif a invité la requérante à produire un extrait Kbis, le justificatif de ce que le directeur des activités de gestion tiers payant ayant présenté la requête, était habilité à agir en son nom ainsi que les titres exécutoires contestées et l'a également invitée à régulariser sa requête en présentant, par requête distincte, celles des conclusions de la requête initiale qui étaient dirigées contre le centre hospitalier Henri Laborit.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes, d'une part, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les président de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".
2. Aux termes, d'autre part, de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (). ". Aux termes de l'article R. 421-1 de ce code : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision (). ". Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ". Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-6 dudit code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (). ".
3. La " société " CETIP n'a pas justifié dans sa requête de sa nature exacte. Son mémoire introductif d'instance, qui n'est d'ailleurs même pas signé, émane de son " directeur des activités de gestion tiers payant " dont il est impossible de déterminer s'il est habilité à représenter la requérante. Cette requête fournit, en lieu et place des 499 titres de recettes dont elle demande la décharge, un tableau établi par ses soins listant ces mêmes titres. Enfin, ses conclusions à fin de décharge, présentées dans une même requête, sont dirigées contre des titres exécutoires émis par deux établissements hospitaliers différents. L'intéressée a donc été invitée, par un courrier du greffe du 14 août 2024, à régulariser sa requête en produisant un extrait Kbis, le justificatif de ce que son directeur des activités de gestion tiers payant était habilité à agir en son nom ainsi que les titres exécutoires contestés. Par le même courrier, le greffe du tribunal l'a également invitée à régulariser sa requête en présentant, par requête distincte, celles des conclusions de la requête initiale qui étaient dirigées contre les titres de recettes émis et rendus exécutoire par le directeur du centre hospitalier Henri Laborit, le tout dans un délai de quinze jours. Ce courrier est réputé lui avoir été notifié le 16 août 2024 par le biais de l'application " Télérecours citoyen " conformément aux dispositions précitées. A l'expiration du délai qui lui était imparti, la " société " CETIP n'a pas satisfait à ces demandes de régularisation et n'a pas davantage justifié de l'impossibilité pour elle de produire les titres exécutoires qu'elle conteste. Par suite, sa requête, qui n'a pas été régularisée à la date de la présente ordonnance, est, en toute hypothèse, manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société CETIP est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société CETIP.
Copie en sera transmise au centre hospitalier universitaire de Poitiers, au centre hospitalier Henri Laborit et à la trésorerie des établissements hospitaliers de Poitiers.
Fait à Poitiers, le 7 octobre 2024.
Le président de la 1ère chambre,
signé
L. Campoy
La république mande et ordonne au préfet de la Vienne en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. GERVIER
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