LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2402244

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402244

lundi 21 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2402244
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B qui sollicitait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction à l'encontre de la capitainerie du port de plaisance de Rochefort pour l'installation d'une boîte à lettres à son usage. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence et se heurtait à une contestation sérieuse, notamment en raison de l'existence d'un titre d'occupation sans droit et de dysfonctionnements liés à un contrat de réexpédition de courrier. Par conséquent, la requête a été rejetée comme ne relevant pas du champ des mesures provisoires ou conservatoires prévues par l'article L. 521-3.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 août 2024, Mme A B demande au juge des référés d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à la capitainerie du port de plaisance de Rochefort d'installer une boîte à lettres à son usage dans le périmètre du port de plaisance.

Elle soutient que :

- alors qu'elle est domiciliée à la capitainerie du port de plaisance de Rochefort, elle n'y reçoit plus du courrier depuis fin 2023 ;

- son contrat de réexpédition souscrit auprès de La Poste ne lui a pas permis de retrouver une distribution normale et sans incident de son courrier ;

- il y a urgence à ce que soit étudiée la possibilité de mettre à disposition une boîte aux lettres dans le périmètre du port de plaisance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". L'article L. 521-3 du même code dispose que : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Enfin, aux termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 " ;

2. Il résulte de ces dispositions, que saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut prescrire à des fins conservatoires toutes mesures, notamment sous la forme d'injonctions à l'égard de l'administration, à condition que ces mesures soient utiles, justifiées par l'urgence, ne fassent obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

3. Mme B demande que le juge des référés enjoigne, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à la capitainerie du port de plaisance de Rochefort d'installer une boîte à lettres à son usage dans le périmètre du port de plaisance. Toutefois, si elle justifie de ce que des courriers qui lui ont été adressés à la capitainerie du port de plaisance de Rochefort où elle se domicilie ont été retournés à plusieurs reprises avec la mention destinataire inconnu à l'adresse, elle a produit également un avis de sommes à payer émis par la mairie de Rochefort pour recouvrer au titre du mois d'avril 2024 des droits de port pour occupation sans titre. Par ailleurs, elle déclare avoir souscrit un contrat de réexpédition de courrier auprès de La Poste pour une durée de six mois avant d'y renoncer en raison de dysfonctionnements. Dans ces conditions, sa demande tendant à ce qu'il soit enjoint à la capitainerie du port de plaisance de Rochefort d'installer une boîte à lettres à son usage dans le périmètre du port de plaisance ne peut être regardée ni comme présentant un caractère d'urgence, ni comme ne se heurtant à aucune contestation sérieuse. Elle n'entre pas ainsi dans le champ des mesures, de nature provisoire ou conservatoire, qui peuvent être ordonnées sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Dès lors, elle doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Poitiers, le 21 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé

A. JARRIGE

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef, la greffière,

Signé

D. GERVIER

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions