Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402270

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2402270
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Requête de M. C demandant au tribunal d’enjoindre au maire de Saint-Pierre-la-Noue de nommer Mme B sur un poste d’ATSEM. Le Tribunal administratif de Poitiers rejette la requête comme manifestement irrecevable, au motif qu’il n’appartient pas au juge administratif d’adresser des injonctions à l’administration en dehors des cas prévus par la loi, et que le requérant ne justifie pas d’un intérêt à agir. La décision est fondée sur l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 août 2024, M. D C demande au tribunal d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Pierre-la-Noue de procéder à la nomination de Mme B sur un poste d'ATSEM.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () " ;

2. Le requérant, qui ne sollicite l'annulation d'aucune décision, même tacite, se borne à ne demander la nomination sur un poste d'ASTEM en école maternelle d'une autre personne, Mme A B. Il doit ainsi être regardé comme demandant au tribunal d'enjoindre à titre principal au maire de la commune de procéder à cette nomination. Toutefois, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l'espèce, il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration. Par suite, les conclusions du requérant qui ne démontre pas en outre son intérêt pour agir au nom de Mme B sont manifestement irrecevables et doivent, en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative précitées, être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D C.

Fait à Poitiers, le 30 septembre 2024.

Le président,

Signé

P. CRISTILLE

La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

N. COLLET

N°2402270