Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2402479

mardi 10 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2402479
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision implicite de la commission de médiation de la Charente-Maritime refusant de la reconnaître comme prioritaire pour le droit au logement opposable. La requérante n’a pas présenté de moyens juridiques à l’encontre de cette décision, malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a constaté l’irrecevabilité manifeste de la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 septembre et 6 novembre 2024, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision implicite née le 22 août 2024 par laquelle la commission de médiation de la Charente-Maritime a rejeté son recours formé contre la décision ne le reconnaissant pas comme prioritaire quant au droit au logement opposable.

Par une lettre du 10 octobre 2024, Mme A a été invitée à régulariser sa requête dans un délai de 15 jours en en complétant la motivation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / () ". Par ailleurs, aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ".

2. A l'appui de sa demande, Mme A se borne à soutenir que sa situation est catastrophique. Si elle a entendu répondre à la demande de régularisation qui lui a été adressée par le tribunal en produisant, le 6 novembre 2024, diverses pièces, celles-ci sont relatives à un conflit qui l'a opposé au cours de l'année 2021 à la propriétaire du logement qu'elle occupe. Par suite, en dépit d'une mesure de régularisation, Mme A n'invoque aucun moyen à l'encontre de la décision dont elle demande l'annulation. Dans ces conditions, sa requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et ne peut, dès lors, qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Poitiers, le 10 décembre 2024.

La présidente,

Signé

I. LE BRIS

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier en chef,

Signé

S. GAGNAIRE