LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2500755

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2500755

lundi 19 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2500755
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation2ème chambre - JU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête de M. B, qui demandait à être logé ou hébergé d'urgence suite à une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire. Le préfet de la Charente-Maritime opposait une fin de non-recevoir pour tardiveté, que le tribunal retient. En effet, la requête, enregistrée le 10 mars 2025, est postérieure au délai de quatre mois suivant l'expiration du délai d'attribution (9 juillet 2024), soit jusqu'au 12 novembre 2024, conformément à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision de la commission de médiation du 9 avril 2024 informait M. B de ce délai, et la notification par lettre recommandée est réputée reçue. La requête est donc irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 mars 2025, M. A B demande au tribunal d'enjoindre au préfet de la Charente-Maritime de lui attribuer un logement ou un hébergement d'urgence.

Il soutient que par une décision du 9 avril 2024 de la commission de médiation du département de la Charente-Maritime, il a été reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence et qu'il n'a reçu aucune proposition alors qu'il est menacé d'être expulsé de son logement.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 mai 2025, le préfet de la Charente-Maritime conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est tardive car, ainsi qu'il était indiqué dans la décision de la commission, M. B pouvait saisir le tribunal à partir du 9 juillet 2024 et jusqu'au 12 novembre 2024 ;

- des démarches ont été engagées pour satisfaire la demande de M. B mais celui-ci, par son attitude, ne contribue pas à la résolution de sa situation car il n'a pas répondu aux demandes de mise à jour de son dossier, refuse un accompagnement social et ne respecte pas le plan d'apurement de ses dettes mis en place par la commission de surendettement.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Le Bris pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article L. 778-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Le Bris a été entendu au cours de l'audience publique.

En application des dispositions de l'article R. 778-5 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation : " I.- Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d'urgence et qui n'a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. / () Sauf renvoi à une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions du commissaire du Gouvernement. / Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne, lorsqu'il constate que la demande a été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation et doit être satisfaite d'urgence et que n'a pas été offert au demandeur un logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités, ordonne le logement ou le relogement de celui-ci par l'Etat et peut assortir son injonction d'une astreinte. ()".

Sur la fin de non-recevoir opposé par le préfet de la Charente-Maritime :

2. Aux termes de l'article R. 778-2 du code de justice administrative dispose que : " Les requêtes mentionnées à l'article R. 778-1 sont présentées dans un délai de quatre mois à compter de l'expiration des délais prévus aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Ce délai n'est toutefois opposable au requérant que s'il a été informé, dans la notification de la décision de la commission de médiation ou dans l'accusé de réception de la demande adressée au préfet en l'absence de commission de médiation, d'une part, de celui des délais mentionnés aux articles R. 441-16-1, R. 441-17 et R. 441-18 de ce code qui était applicable à sa demande et, d'autre part, du délai prévu par le présent article pour saisir le tribunal administratif ".

3. La décision de la commission de médiation du 9 avril 2024 dont M. B demande l'exécution lui indiquait, conformément aux dispositions de l'article R. 778-2 du code de justice administrative, qu'en cas d'inexécution et absence de proposition de logement avant le 9 juillet 2024, il pouvait saisir le tribunal administratif du recours prévu par les dispositions du I. de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation jusqu'au 12 novembre 2024. Par ailleurs, le préfet produit au dossier la preuve de ce que cette décision a été adressée à l'intéressé par une lettre recommandé avec accusé de réception, dont celui-ci a été avisé le 19 avril 2024 et qu'il n'a pas réclamé. Par suite, le préfet de la Charente-Maritime est fondé à soutenir que la requête enregistrée au greffe du tribunal le 10 mars 2025, soit après l'expiration du délai prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative, est tardive et donc irrecevable.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. B doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête est rejetée

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la ministre déléguée auprès du ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement.

Copie en sera adressée au préfet de la Charente-Maritime.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 mai 2025.

La magistrate désignée,

Signé

I. LE BRIS La greffière,

Signé

K. GIBAULT

La République mande et ordonne à la ministre déléguée auprès du ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

La greffière,

Signé

D. MADRANGE

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions