LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2501199

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2501199

jeudi 15 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2501199
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantEBC AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’une demande d’exécution de son jugement du 2 avril 2024, a constaté que la commune de Luxé avait finalement indemnisé les congés non pris de M. C..., sollicité un devis pour vérifier ses bulletins de paye et versé les 1 000 euros dus au titre des frais de justice. En conséquence, le tribunal a estimé que le jugement avait été exécuté et qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’exécution. Cette décision a été rendue sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 921-5 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une lettre, enregistrée le 25 juin 2024, M. B... C..., représenté par EBC avocats, demande l’exécution du jugement n°2100761 en date du 2 avril 2024 par lequel le tribunal administratif de Poitiers a annulé la décision implicite du maire de Luxé refusant d’indemniser une partie de ses congés non pris et de réexaminer ses bulletins de paye, et a fait injonction à la commune de Luxé de réexaminer sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et a mis à la charge de la commune de Luxé une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance en date du 18 avril 2025, le président du tribunal administratif de Poitiers a ordonné l’ouverture d’une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d’exécution du jugement du 2 avril 2024.

La procédure a été communiquée à la commune de Luxé, qui n’a pas produit de mémoire en défense.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendu au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme A... -Tadeusz,
- les conclusions de M. Martha, rapporteur public,
- et les observations de Me Faré représentant la commune de Luxé

Vu les notes en délibéré produites les 11 et 18 décembre 2025 pour la commune de Luxé


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 911-4 du code de justice administrative : « En cas d'inexécution d'un jugement (…), la partie intéressée peut demander au tribunal administratif (…) qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. / (…) ». Aux termes de l’article R. 921-5 du même code : « Le président (…) du tribunal administratif saisi d'une demande d'exécution sur le fondement de l'article L. 911-4, ou le rapporteur désigné à cette fin, accomplissent toutes diligences qu'ils jugent utiles pour assurer l'exécution de la décision juridictionnelle qui fait l'objet de la demande / (…) ». Enfin, aux termes de l’article R. 921-6 de ce code : « Dans le cas où le président estime nécessaire de prescrire des mesures d'exécution par voie juridictionnelle, et notamment de prononcer une astreinte, (…) le président (…) du tribunal ouvre par ordonnance une procédure juridictionnelle. (…) Lorsqu'elle prononce une astreinte, la formation de jugement en fixe la date d'effet. ».

2. Par un jugement n° 2100761 du 2 avril 2024, le tribunal administratif de Poitiers a annulé la décision implicite du maire de Luxé par laquelle il avait refusé d’indemniser une partie de congés non pris par M. C... et de réexaminer ses bulletins de paye, a rejeté ses conclusions indemnitaires et a enjoint au maire de Luxé de réexaminer la demande de M. C... dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été mise à la charge de la commune de Luxé. Le 25 juin 2024, M. C... a informé le tribunal que le maire de Luxé n’avait toujours pas procédé à un nouvel examen de sa demande.

3. Il résulte de l’instruction qu’un arrêté portant indemnisation des congés acquis et non pris par M. C... a été signé par le maire de la commune de Luxé le 8 décembre 2025, que la commune a sollicité un devis afin de vérifier les feuilles de paye du requérant et qu’une somme de 1 000 euros a été versée en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans ces conditions, le jugement du 2 avril 2024 a été exécuté et il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête aux fins d’exécution, qui ont perdu leur objet.

D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. C... aux fins d’exécution.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... C... et au maire de Luxé.


Délibéré après l'audience du 9 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Cristille, président,
Mme Duval-Tadeusz, première conseillère,
M. Lacampagne, premier conseiller.



Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 janvier 2026.


La rapporteure,
Signé
J. DUVAL-TADEUSZ

Le président,
Signé
P. CRISTILLE

La greffière,

Signé

N. COLLET


La République mande et ordonne au préfet de la Charente, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.




Pour expédition conforme,


Pour le greffier en chef,


La greffière,



Signé



N. COLLET


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions