Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... contestant une décision de la caisse d’allocations familiales des Deux-Sèvres lui accordant une remise partielle de dette de revenu de solidarité active. La requête, qui ne contenait aucun moyen ni conclusion, n’a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux malgré une invitation du greffe. En application des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a constaté l’irrecevabilité manifeste de la demande et l’a rejetée par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juillet 2025, Mme A... B... peut être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 18 juillet 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales des Deux-Sèvres ne lui a accordé qu’une remise de dette partielle de revenu de solidarité active, laissant à sa charge une somme de 92,61 euros.
Par une lettre du 5 août 2025, Mme B... a été invitée à régulariser sa requête en complétant sa motivation, à l’aide notamment du formulaire pré-rempli prévu par l’article R. 772-7 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ». Il résulte de ces dispositions, qu’en l’absence de moyens ou de conclusions, la requête doit être régularisée avant l’expiration du délai de recours contentieux.
3. La requête de Mme B..., qui doit être regardée comme demandant au tribunal l’annulation de la décision du 18 juillet 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales des Deux-Sèvres ne lui a accordé qu’une remise de dette partielle de revenu de solidarité active, laissant à sa charge une somme de 92,61 euros, ne contient l’exposé d’aucun moyen, et n’a été suivie, dans le délai de recours contentieux, d’aucune production permettant de satisfaire aux exigences des dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative précité, en dépit du courrier du 5 août 2025, dont il a été accusé réception le jour même, par lequel le greffe du tribunal l’a invitée à compléter sa requête. Par suite, la requête de Mme B... est irrecevable et ne peut qu’être rejetée, par application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Poitiers, le 10 novembre 2025.
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière
Signé
D. BRUNET