Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre un arrêté préfectoral de non-opposition à une déclaration préalable pour une centrale photovoltaïque. La requête, bien qu'accompagnée d'une pétition, ne contenait l'exposé d'aucun moyen juridique et n'a pas été régularisée dans le délai de recours contentieux. Le juge a fait application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 septembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 10 juillet 2025 par lequel le préfet de la Charente-Maritime ne s’est pas opposé à la déclaration préalable pour la construction d’une centrale photovoltaïque.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ». Il résulte de ces dispositions, qu’en l’absence de moyens ou de conclusions, la requête doit être régularisée avant l’expiration du délai de recours contentieux.
3. La requête de M. B..., qui doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler l’arrêté du 10 juillet 2025 par lequel le préfet de la Charente-Maritime ne s’est pas opposé à la déclaration préalable pour la construction d’une centrale photovoltaïque, est accompagné d’une pétition de riverains opposés au projet mais ne contient l’exposé d’aucun moyen, et n’a été suivie, dans le délai de recours contentieux, d’aucune production permettant de satisfaire aux exigences des dispositions de l’article R. 411-1 du code de justice administrative précité. Par suite, la requête de M. B... est irrecevable et ne peut qu’être rejetée, par application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Poitiers, le 18 novembre 2025.
La présidente,
Signé
I. LE BRIS
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière
Signé
D. BRUNET