Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre une délibération du conseil municipal de Saint Laurent de la Prée. Cette délibération, qui approuvait le bilan de la concertation et arrêtait le projet de révision du plan local d’urbanisme, a été qualifiée d’acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et une pièce complémentaire, enregistrées le 27 octobre et 4 novembre 2025, M. B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la délibération du 25 septembre 2025 par laquelle le conseil municipal de la commune de Saint Laurent de la Prée a approuvé le bilan de la concertation et arrêté le projet de révision du plan local d’urbanisme de la commune, notamment en ce qu’elle maintient l’orientation d’aménagement et de programmation dite « des résistants ».
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ; ».
2. M. B... doit être regardé comme sollicitant l’annulation de la délibération du 25 septembre 2025 par laquelle le conseil municipal de la commune de Saint Laurent de la Prée a approuvé le bilan de la concertation et a arrêté le projet de révision du plan local d’urbanisme. Toutefois, cette délibération, qui n’est qu’un élément de la procédure d’élaboration du plan local d’urbanisme, a le caractère d’un acte préparatoire insusceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir. Dans ces conditions, la requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée par ordonnance, sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Poitiers, le 18 novembre 2025.
La présidente de la 2ème chambre,
Signé
I. LE BRIS
La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,
Signé
D. BRUNET