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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2503857

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2503857

lundi 26 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2503857
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme B... contestant un titre de recette de 150 euros émis par la commune de Périgny pour un dépôt irrégulier de déchet. La requérante invoquait des arguments factuels (geste de solidarité, absence d’intention de nuire) qui ne constituent pas des moyens de droit opérants. Le juge a constaté que le délai de recours contentieux était expiré et que la requête ne pouvait plus être régularisée. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a précisé que Mme B... pouvait solliciter une remise gracieuse auprès de la commune.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er décembre 2025, Mme A... B... demande au tribunal d’annuler le titre de recette d’un montant de 150 euros émis le 6 octobre 2025 au profit de la commune de Périgny au titre d’une amende administrative à la suite d’un dépôt irrégulier de déchet sur la voie publique.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « (…) L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours ».

3. A l’appui de sa contestation du titre de recette, Mme B... se borne à faire valoir qu’elle a déposé un sac volumineux étiqueté « vêtements » à côté du relais vêtements pour éviter toute confusion avec des déchets ménagers, qu’elle effectuait un geste de solidarité et qu’elle n’avait pas l’intention de nuire ou polluer. Aucun de ces arguments ne constitue un moyen opérant. Dès lors que le délai de recours contentieux est écoulé, la requête de Mme B..., qui n’est plus susceptible d’être régularisée, doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

4. Toutefois, s’il n’appartient pas au juge administratif, qui ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité, d’accorder directement des remises gracieuses, il est toujours loisible à l’intéressé de solliciter une réduction de sa dette auprès de la personne publique créancière.


O R D O N N E :



Article 1er :
La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Fait à Poitiers, le 26 janvier 2026.


La présidente,


Signé


I. LE BRIS



La République mande et ordonne au préfet de la Charente-Maritime, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière

Signé

D. MADRANGE




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