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AccueilJurisprudence administrativeN° TA86-2504135

Tribunal Administratif de Poitiers — Décision N° TA86-2504135

lundi 29 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Poitiers
SectionTribunal Administratif de Poitiers
N° DossierTA86-2504135
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C... tendant à la suspension des décisions de l’université de Poitiers rejetant sa candidature et recrutant un autre candidat. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a prononcé le rejet sans examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité, conformément à l’article L. 522-3.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 décembre 2025, Mme B... C... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution des décisions par lesquelles l’université de Poitiers a rejeté sa candidature pour le poste de directrice adjointe des affaires juridiques et a recruté un autre candidat sur ce poste.

Elle soutient que l’urgence est constituée parce que la prise de poste est prévue le 5 janvier 2025 et qu’il existe un doute sérieux sur la légalité de ces décisions parce que sa candidature n’a pas été étudiée par l’université.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme A... pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Aux termes des deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 du même code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. ». Aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».

2. Par ailleurs, aux termes de l’article R. 522-1 du code de justice administrative : « (…) A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ».

3. La requête en référé suspension présentée par Mme C... n’est pas accompagnée de la copie de la requête au fond requise par les dispositions précitées de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Elle est ainsi entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée par application des dispositions de l’article L. 522-3 du même code.



O R D O N N E :



Article 1er :
La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C....


Fait à Poitiers, le 29 décembre 2025.


La juge des référés,

Signé

I. A...






La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
La greffière,

Signé

D. BRUNET



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