LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2001745

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2001745

mercredi 14 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2001745
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationJUGE UNIQUE JB BOSCHET
Avocat requérantACCENSE CONSEILS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 novembre 2020 et 25 janvier 2022, la SAS Midi-Auto 19, représentée par Me Goumy, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, à concurrence d'une somme de 203 301 euros, des cotisations supplémentaires de taxe sur les surfaces commerciales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2016, 2017 et 2018.

Elle soutient que :

- les surfaces de vente affectées à l'exposition des véhicules d'occasion ne pouvaient être incluses dans l'assiette de la taxe sur les surfaces commerciales ;

- elle est fondée à contester la majoration de 40 % pour manquement délibéré qui lui a été appliquée.

Par des mémoires en défense enregistrés les 6 avril 2021 et 23 novembre 2022, l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Sud-Ouest conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Boschet, premier conseiller, en application des dispositions de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Créée en mars 2000, la SAS Midi-Auto 19 a une activité de commerce de véhicules au 1 avenue Jean Charles Rivet à Brive-la-Gaillarde. La concession automobile Citroën et DS qu'elle exploite à cette adresse comporte deux bâtiments, le premier utilisé pour l'exposition des véhicules neufs, le second, un parking sur quatre niveaux, utilisé pour l'exposition des véhicules d'occasion. A l'issue d'une vérification de comptabilité et d'un contrôle sur pièces, l'administration fiscale, après avoir rectifié les bases imposables déclarées en matière de chiffre d'affaires et de surfaces de vente, a assujetti la SAS Midi-Auto 19 à des suppléments de cotisations de taxe sur les surfaces commerciales pour des montants, en droits et pénalités, de 87 165 euros au titre de l'année 2016, de 124 174 euros au titre de l'année 2017 et de 130 348 euros au titre de l'année 2018, soit un total de 341 687 euros. Par une réclamation du 16 décembre 2019, la SAS Midi-Auto 19, contestant notamment l'inclusion dans les bases imposables d'une surface de vente supplémentaire de 3 524m² correspondant au rez-de-chaussée et aux deux premiers étages du bâtiment servant à l'exposition des véhicules d'occasion, a demandé le dégrèvement de ces rehaussements à hauteur de 247 115 euros. Cette réclamation a été rejetée par deux décisions du 28 septembre 2020. Après avoir obtenu en cours d'instance un dégrèvement partiel de 43 819 euros pour l'année 2018, la SAS Midi-Auto 19 sollicite, dans le dernier état de ses écritures, la décharge, en droits et pénalités, à concurrence d'une somme de 203 301 euros, des cotisations supplémentaires de taxe sur les surfaces commerciales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2016, 2017 et 2018.

2. Aux termes de l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 : " Il est institué une taxe sur les surfaces commerciales assise sur la surface de vente des magasins de commerce de détail, dès lors qu'elle dépasse 400 mètres carrés des établissements ouverts à partir du 1er janvier 1960 quelle que soit la forme juridique de l'entreprise qui les exploite. () / La surface de vente des magasins de commerce de détail, prise en compte pour le calcul de la taxe, et celle visée à l'article L. 720-5 du code de commerce, s'entendent des espaces affectés à la circulation de la clientèle pour effectuer ses achats, de ceux affectés à l'exposition des marchandises proposées à la vente, à leur paiement, et de ceux affectés à la circulation du personnel pour présenter les marchandises à la vente. / La surface de vente des magasins de commerce de détail prise en compte pour le calcul de la taxe ne comprend que la partie close et couverte de ces magasins. / La surface de vente à retenir pour le calcul de la taxe est celle existant au 31 décembre de l'année précédant l'année d'imposition pour les établissements existant à cette date ".

3. Pour l'assujettissement à la taxe sur les surfaces commerciales, doit être prise en compte la surface de la totalité des espaces de l'établissement affectés, à la date du fait générateur, à la circulation de la clientèle pour effectuer ses achats, à l'exposition des marchandises proposées à la vente ou à leur paiement et à la circulation du personnel pour présenter les marchandises à la vente qui présentent un caractère clos et couvert, sans qu'il y ait lieu d'exclure les surfaces des espaces ne revêtant pas un caractère permanent.

4. Il résulte de l'instruction que les surfaces du rez-de-chaussée et des deux premiers étages du bâtiment litigieux, correspondant aux 3 524m² supplémentaires inclus par le service dans les bases imposables à la taxe sur les surfaces commerciales, étaient utilisés comme des espaces d'exposition des véhicules d'occasion en vente où les clients pouvaient circuler et les vendeurs les assister, de sorte que ces espaces ne peuvent qu'être regardés comme affectés à la circulation de la clientèle pour effectuer ses achats, à l'exposition des marchandises proposées à la vente et à la circulation du personnel pour présenter les marchandises à la vente ". Il résulte également de l'instruction que les trois niveaux du bâtiment pris en compte par l'administration sont, pour chacun d'eux, couverts par le plancher du niveau du dessus.

5. Cependant, il résulte de l'instruction, en particulier du constat d'huissier du 20 octobre 2020 produit par la SAS Midi-Auto 19, que, s'agissant du rez-de-chaussée, le côté est du bâtiment est ouvert et les côtés sud et ouest comprennent seulement des garde-corps couvrant environ 1/3 de la hauteur. S'agissant des premier et deuxième étages du bâtiment, aisément accessibles par un escalier et une rampe pour véhicules notamment par le rez-de-chaussée, les côtés nord et est sont délimités par un bardage métallique couvrant environ 2/3 de la hauteur, tandis que, pour les côtés sud et ouest, sont uniquement présents des garde-corps couvrant environ 1/3 de la hauteur. Compte tenu de ces éléments, et contrairement à ce qu'a retenu le service, les surfaces de vente relatives aux trois premiers niveaux du bâtiment, qui selon les termes du constat d'huissier sont " ouverts aux quatre vents ", ne pouvaient être regardées comme des parties closes au sens du quatrième alinéa de l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972. Dans ces conditions, c'est à tort que l'administration a inclus ces espaces pour déterminer les surfaces de vente à prendre en compte pour apprécier l'assujettissement à la taxe sur les surfaces commerciales de la SAS Midi-Auto 19.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la SAS Midi-Auto 19 est fondée à demander la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires de taxe sur les surfaces commerciales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2016, 2017 et 2018 en raison de l'inclusion dans les bases imposables des surfaces, correspondant à 3 524 m², des trois premiers niveaux du bâtiment qu'elle utilise pour l'exposition des véhicules d'occasion.

D E C I D E :

Article 1er: La SAS Midi-Auto 19 est déchargée, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires de taxe sur les surfaces commerciales auxquelles elle a été assujettie au titre des années 2016, 2017 et 2018 en raison de l'inclusion dans les bases imposables des surfaces, correspondant à 3 524 m², des trois premiers niveaux du bâtiment qu'elle utilise pour l'exposition des véhicules d'occasion.

Article 2:Le présent jugement sera notifié à la SAS Midi-Auto 19 et à l'administrateur général des finances publiques en charge de la direction spécialisée de contrôle fiscal Sud-Ouest.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2022.

Le magistrat désigné,

J.B. A

Le greffier,

G. JOURDAN-VIALLARD

La République mande et ordonne

au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef

Le Greffier

G. JOURDAN-VIALLARD

2

mf

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions