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AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2001785

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2001785

jeudi 19 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2001785
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation2ème chambre
Avocat requérantCLERC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, respectivement enregistrés les 2 décembre 2020 et 15 novembre 2021, M. C F et Mme E A épouse F, représentés par Me Soltner, demandent au tribunal :

1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, la décision de la communauté de communes du Pays de Nexon - Monts de Châlus du 12 octobre 2020 portant rejet du recours gracieux et demande de modification de zonage ;

2°) d'annuler, pour excès de pouvoir, le certificat d'urbanisme n° CU08706620M6020 du 2 novembre 2020 en ce qu'il considère la parcelle cadastrée n° ZV220 au lieu-dit " Bel Air " sur la commune de Flavignac comme inconstructible car située en zone agricole ;

3°) d'annuler en toutes ses dispositions le plan local d'urbanisme intercommunal de la communauté de communes du Pays de Nexon - Monts de Châlus approuvé par délibération du 3 mars 2020 ;

4°) d'enjoindre à la communauté de communes de la Pays de Nexon - Monts de Châlus de procéder au classement de la parcelle cadastrée n° ZV220 en zone UH du plan local d'urbanisme intercommunal ;

5°) de mettre à la charge de la communauté de communes du Pays de Nexon - Monts de Châlus la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le plan local d'urbanisme intercommunal est entaché d'erreurs manifestes d'appréciation dès lors que :

* le rapport de présentation est entaché d'insuffisance, ainsi que l'ont relevé la commission d'enquête publique et l'autorité environnementale ; il est difficilement lisible et peu synthétique ; il ne permet pas de comprendre dans quelles mesures le plan local d'urbanisme intercommunal satisfait aux objectifs qu'il s'est fixé ; l'ensemble de ces carences sont confirmées par le commissaire enquêteur ; la volonté des auteurs du plan local d'urbanisme intercommunal est de classer toute parcelle non construite en espace naturel ou agricole sans tenir compte de la particularité des situations géographiques ;

* le projet d'aménagement et de développement durable est entaché d'insuffisance, il ne permet pas d'appliquer correctement les objectifs assignés au plan local d'urbanisme intercommunal ; ses objectifs sont contradictoires ; l'aménagement urbain est sacrifié en méconnaissance du principe d'équilibre entre aménagement urbain et préservation du milieu naturel dans une volonté radicale de réduction de la consommation d'espaces urbanisés ;

* la parcelle cadastrée n° ZV220 ne saurait être classée en zone agricole mais en zone Uh afin de répondre aux objectifs d'augmentation de la population en densifiant l'urbanisation, en luttant contre l'étalement urbain, conduisant ainsi à figer le territoire.

Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2021, la communauté de communes du Pays de Nexon - Monts de Châlus représentée par Me Clerc, conclut au rejet de la requête et demande que soit mis à la charge de M. et Mme F la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 17 novembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 15 décembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D,

- les conclusions de Mme Benzaid, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Maret, représentant M. et Mme F et G, représentant la communauté de communes du Pays de Nexon - Monts de Châlus.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

1. Par délibération du 14 décembre 2014, la communauté de communes des Monts de Chalus a décidé d'engager une procédure de révision de son plan local d'urbanisme communautaire adopté le 29 février 2008, modifié le 9 décembre 2008 et révisé le 3 mai 2012 puis le 29 juin 2015. Le 1er janvier 2017 la communauté de communes des Monts de Chalus a fusionné avec la communauté de communes du Pays de Nexon pour former la communauté de communes du Pays de Nexon - Monts de Châlus. Ce nouvel établissement de coopération intercommunale a poursuivi la procédure de révision du plan local d'urbanisme intercommunal. Le nouveau plan local d'urbanisme intercommunal a été adopté par délibération du 3 mars 2020.

2. M. et Mme F sont propriétaires de la parcelle cadastrée n° ZV220 au lieu-dit " Bel Air " sur la commune de Flavignac, membre de la communauté de communes des Monts de Chalus, puis de la communauté de communes du Pays de Nexon - Monts de Châlus. Un certificat d'urbanisme négatif leur a été délivré le 4 avril 2019 par le maire de Flavignac au motif que cette parcelle était située en zone agricole (A) du plan local d'urbanisme communautaire alors en vigueur et que le projet de construction pour lequel la demande de certificat d'urbanisme avait été déposée consistait en la réalisation d'une maison à usage d'habitation sans lien avec une activité agricole. Les requérants ont contesté le classement de leur parcelle en zone non constructible le 28 juillet 2020 et leur réclamation a été rejetée le 12 octobre 2020 par le président de la communauté de communes. Ils ont aussi déposé une nouvelle demande de certificat d'urbanisme le 25 septembre 2020 et un second certificat d'urbanisme négatif leur a été délivré par le maire de la commune de Flavignac le 2 novembre 2020, se fondant à la fois sur les dispositions de l'ancien plan local d'urbanisme communautaire et la révision générale du plan local d'urbanisme intercommunal des Monts de Chalus approuvé le 3 mars 2020, classant la parcelle en zone naturelle (N) interdisant toute construction.

3. Les requérants doivent être regardés comme contestant le plan local d'urbanisme intercommunal approuvé le 3 mars 2020 ainsi que le classement de leur parcelle et, par voie de conséquence, l'annulation du certificat d'urbanisme négatif délivré le 2 novembre 2020.

En ce qui concerne le contenu du rapport de présentation et du rapport d'évaluation environnementale :

4. Aux termes de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. / Il s'appuie sur un diagnostic établi au regard des prévisions économiques et démographiques et des besoins répertoriés en matière de développement économique, de surfaces et de développement agricoles, de développement forestier, d'aménagement de l'espace, d'environnement, notamment en matière de biodiversité, d'équilibre social de l'habitat, de transports, de commerce, d'équipements et de services. / Il analyse la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers au cours des dix années précédant l'approbation du plan ou depuis la dernière révision du document d'urbanisme et la capacité de densification et de mutation de l'ensemble des espaces bâtis, en tenant compte des formes urbaines et architecturales. Il expose les dispositions qui favorisent la densification de ces espaces ainsi que la limitation de la consommation des espaces naturels, agricoles ou forestiers. Il justifie les objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain compris dans le projet d'aménagement et de développement durables au regard des objectifs de consommation de l'espace fixés, le cas échéant, par le schéma de cohérence territoriale et au regard des dynamiques économiques et démographiques. / Il établit un inventaire des capacités de stationnement de véhicules motorisés, de véhicules hybrides et électriques et de vélos des parcs ouverts au public et des possibilités de mutualisation de ces capacités. ".

5. Il ressort des pièces du dossier que contrairement à ce qui est soutenu, le rapport de présentation du plan local d'urbanisme intercommunal comporte un diagnostic sur les prévisions économiques et démographiques, les besoins répertoriés en matière de développement économique, de surfaces et de développement agricole, de développement forestier, d'aménagement de l'espace et d'environnement. Ce rapport procède également à l'analyse de l'évolution de l'urbanisation en distinguant les bourgs, la zone entourant la route nationale 21, les hameaux et les écarts, en définissant les parties actuellement urbanisées de la communauté de communes, l'analyse de la consommation des espaces agricoles et naturels depuis dix ans, les obstacles à leur densification et enfin le potentiel de densification et de mutation pour les différents secteurs bâtis en tenant compte des formes urbaines et architecturales. De même, le rapport de présentation expose les enjeux auxquels devra répondre le futur plan local d'urbanisme intercommunal, notamment en terme de densification des espaces urbanisés et la limitation de la consommation des espaces naturels, agricoles, de développement économique et urbain afin de répondre aux besoins identifiés et aux objectifs retenus. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que les auteurs de ce document d'urbanisme auraient entendu empêcher toute construction ou tout développement local. Si les requérants se prévalent de l'avis défavorable du commissaire enquêteur sur le projet de plan local d'urbanisme intercommunal et de ses remarques sur rapport de présentation, le conseil communautaire, qui disposait du sens et du contenu des conclusions de ce dernier, n'était pas lié par cet avis et les requérants n'apportent aucun élément de nature à établir que l'insuffisance du rapport serait telle qu'elle n'aurait pas permis de comprendre dans quelles mesures le plan local d'urbanisme intercommunal ne satisferait pas aux objectifs qu'il s'est fixé.

6. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que le rapport de présentation du plan local d'urbanisme est entaché d'insuffisance ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les objectifs du projet d'aménagement et de développement durable :

7. Aux termes de l'article L. 151-5 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige : " Le projet d'aménagement et de développement durables définit : 1° Les orientations générales des politiques d'aménagement, d'équipement, d'urbanisme, de paysage, de protection des espaces naturels, agricoles et forestiers, et de préservation ou de remise en bon état des continuités écologiques ; 2° Les orientations générales concernant l'habitat, les transports et les déplacements, les réseaux d'énergie, le développement des communications numériques, l'équipement commercial, le développement économique et les loisirs, retenues pour l'ensemble de l'établissement public de coopération intercommunale ou de la commune. Il fixe des objectifs chiffrés de modération de la consommation de l'espace et de lutte contre l'étalement urbain. Il peut prendre en compte les spécificités des anciennes communes, notamment paysagères, architecturales, patrimoniales et environnementales, lorsqu'il existe une ou plusieurs communes nouvelles. ". Aux termes de l'article L. 151-8 du même code : " Le règlement fixe, en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables, les règles générales et les servitudes d'utilisation des sols permettant d'atteindre les objectifs mentionnés aux articles L. 101-1 à L. 101-3. ".

8. Pour apprécier la cohérence ainsi exigée au sein du plan local d'urbanisme entre le règlement et le projet d'aménagement et de développement durables, il appartient au juge administratif de rechercher, dans le cadre d'une analyse globale le conduisant à se placer à l'échelle du territoire couvert par le document d'urbanisme, si le règlement ne contrarie pas les orientations générales et objectifs que les auteurs du document ont définis dans le projet d'aménagement et de développement durables, compte tenu de leur degré de précision. Par suite, l'inadéquation d'une disposition du règlement du plan local d'urbanisme à une orientation ou un objectif du projet d'aménagement et de développement durables ne suffit pas nécessairement, compte tenu de l'existence d'autres orientations ou objectifs au sein de ce projet, à caractériser une incohérence entre ce règlement et ce projet.

9. En l'espèce, les orientations définies dans le programme d'aménagement et de développement durable (PADD) montrent que les auteurs du plan local d'urbanisme se sont fixés trois objectifs : d'une part, la promotion d'un développement économique local par la mise en synergie des différents atouts du territoire notamment en protégeant le foncier agricole et en évitant les conflits entre les différents occupants et usagers en évitant d'encercler ou d'enclaver les surfaces agricoles, d'autre part, la mise en valeur du patrimoine et de l'identité des monts de Chalus, visant à la protection, la revalorisation et la réhabilitation du patrimoine, des espaces naturels, agricoles et forestiers, à la préservation ou la remise en bon état des continuités écologiques et, enfin par un développement urbain équilibré et maitrisé, en définissant et en maitrisant l'enveloppe urbaine tout en tenant compte des déplacements et en proposant un niveau de services adapté aux besoins de la population. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier, alors que les auteurs du plan local d'urbanisme intercommunal entendent répondre à ces objectifs en renforçant les centralités et les pôles secondaires, et en limitant l'espace urbain, en valorisant le patrimoine bâti, en favorisant le changement de destination d'anciens bâtis agricoles et en assurant la qualité des franges urbaines, que les objectifs définis dans le PADD ne permettraient pas de répondre aux objectifs que les élus communautaires ont assigné au futur plan local d'urbanisme intercommunal tant en termes de création de nouveaux logements que de développement économique. Si les requérants se prévalent de l'avis défavorable du commissaire enquêteur sur le projet de plan local d'urbanisme intercommunal et de ses remarques sur les objectifs, le conseil communautaire, qui disposait du sens et du contenu des conclusions de ce dernier, n'était pas lié par cet avis, et les requérants n'apportent aucun élément de nature à établir que les incohérences entre les objectifs du PADD seraient telles qu'ils ne pourraient être appliqués sur le territoire de la communauté de communes.

10. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'insuffisance du projet d'aménagement et de développement durable doit être écarté.

En ce qui concerne le bien-fondé du classement de la parcelle cadastrée n° ZV220 en zone agricole :

11. Aux termes de l'article L. 151-9 du code de l'urbanisme : " Le règlement délimite les zones urbaines ou à urbaniser et les zones naturelles ou agricoles et forestières à protéger. Il peut préciser l'affectation des sols selon les usages principaux qui peuvent en être faits ou la nature des activités qui peuvent y être exercées et également prévoir l'interdiction de construire. / Il peut définir, en fonction des situations locales, les règles concernant la destination et la nature des constructions autorisées. ". Aux termes de l'article R. 151-22 de ce code : " Les zones agricoles sont dites " zones A ". Peuvent être classés en zone agricole les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles. " et aux termes de son article R. 151-24 : " Les zones naturelles et forestières sont dites " zones N ". Peuvent être classés en zone naturelle et forestière, les secteurs de la commune, équipés ou non, à protéger en raison :1° Soit de la qualité des sites, milieux et espaces naturels, des paysages et de leur intérêt, notamment du point de vue esthétique, historique ou écologique ; 2° Soit de l'existence d'une exploitation forestière ; 3° Soit de leur caractère d'espaces naturels ; 4° Soit de la nécessité de préserver ou restaurer les ressources naturelles ; 5° Soit de la nécessité de prévenir les risques notamment d'expansion des crues. ". Selon l'article R. 151-25 du même code : " Peuvent être autorisées en zone N : 1° Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole et forestière, ou au stockage et à l'entretien de matériel agricole par les coopératives d'utilisation de matériel agricole agréées au titre de l'article L. 525-1 du code rural et de la pêche maritime ; 2° Les constructions, installations, extensions ou annexes aux bâtiments d'habitation, changements de destination et aménagements prévus par les articles L. 151-11, L. 151-12 et L. 151-13, dans les conditions fixées par ceux-ci. ".

12. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme intercommunal de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. A ce titre, ils peuvent identifier et localiser des éléments de paysage et définir des prescriptions de nature à assurer leur protection. Ce faisant, ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des divers secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme. Leur appréciation sur ces différents points ne peut être censurée par le juge administratif qu'au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

13. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle cadastrée n° ZV220, classée en zone agricole dans l'ancien plan local d'urbanisme communautaire, a fait l'objet d'un classement en zone naturelle à l'occasion de la révision du plan local d'urbanisme adoptée le 3 mars 2020. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation du classement de la parcelle en zone agricole est inopérant et, en outre, les requérants n'apportent aucun élément de nature à prouver que le classement en zone naturelle de leur parcelle serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de la délibération du 3 mars 2020 par laquelle la communauté de communes du Pays de Nexon - Monts de Châlus a approuvé plan local d'urbanisme intercommunal doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction de classement de la parcelle cadastrée n° ZV220 en zone constructible ainsi que celles tendant à l'annulation du certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de la commune le 2 novembre 2020 doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. et Mme F une somme au titre des frais exposés par la communauté de communes et non compris dans les dépens.

16.Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle au versement à M. et Mme F, qui sont la partie perdante, d'une somme au titre des frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de M. et Mme F est rejetée.

Article 2:Les conclusions de la communauté de communes de Pays de Nexon - Monts de Châlus tendant au versement d'une somme en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3:Le présent jugement sera notifié à M. C F, à Mme E A épouse F et à la communauté de communes de Pays de Nexon - Monts de Châlus.

Copie en sera adressée pour information à la préfète de la Haute-Vienne et à la commune de Flavignac.

Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023 où siégeaient :

- M. Normand, président,

- Mme Siquier, première conseillère,

- Mme Gaullier-Chatagner, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023.

La rapporteure,

H. D

Le président,

N. NORMAND

Le greffier,

M. B

La République mande et ordonne

à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui les

concernent ou à tous commissaires de justice à

ce requis en ce qui concerne les voies de droit

commun contre les parties privées, de pourvoir

à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef

Le Greffier

M. B

mf

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