LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2100736

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2100736

jeudi 30 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2100736
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre
Avocat requérantDAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 5 mai 2021, Mme E B épouse A, représentée par Me Magne, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 15 février 2021 par laquelle la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest a refusé de reconnaitre l'imputabilité au service de son état de santé ;

2°) d'enjoindre à la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest de prendre une décision portant reconnaissance de l'imputabilité au service de son état de santé ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de la décision du 15 février 2021 ;

- eu égard, en particulier, au harcèlement moral qu'elle a subi de février 2014 à septembre 2016 de la part de la cheffe d'unité du service des plaintes du commissariat de Limoges, la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest ne pouvait, sans commettre d'erreur d'appréciation, refuser de reconnaître que sa maladie est imputable au service.

Par un mémoire enregistré le 14 mai 2021, le ministre de l'intérieur fait valoir que, dans la présente instance, la défense des intérêts de l'Etat relève du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, à qui il appartient de produire un mémoire en défense.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 septembre 2022, la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest conclut au rejet de la requête comme non-fondée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;

- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. C,

- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,

- les observations de Me Mons-Bariaud, pour Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Gardien de la paix affecté à la circonscription de sécurité publique (CSP) de Limoges à compter du 1er février 2001, Mme A a demandé, par un courrier du 14 juillet 2019, que ses troubles dépressifs, qui ont justifié la prescription d'arrêts de travail à compter du 6 mars 2019, soient reconnus comme imputables au service. Par une décision du 1er octobre 2020, la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest, suivant l'avis émis le 7 juillet 2020 par la commission de réforme à l'unanimité de ses membres présents, a rejeté cette demande. Mme A a contesté cette décision par un " rapport " établi le 3 décembre 2020, devant s'analyser comme un recours gracieux. Ce recours gracieux a été expressément rejeté par une décision du 15 février 2021. Par cette requête, Mme A demande l'annulation de cette décision du 15 février 2021. Elle doit aussi être regardée comme demandant l'annulation de la décision initiale de refus du 1er octobre 2020 de la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest.

2. En premier lieu, lorsque, comme en l'espèce, est recherchée l'annulation à la fois d'une décision individuelle et du rejet du recours gracieux formé contre cette décision, les moyens tirés des vices propres entachant cette dernière décision ne peuvent être utilement invoqués au soutien de telles conclusions à fin d'annulation. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 15 février 2021 rejetant le recours gracieux formé par Mme A est inopérant. En tout état de cause, en vertu de l'article 3 de l'arrêté de délégation de signature en date du 1er février 2021 produit en défense, M. D, directeur adjoint des ressources humaines du secrétariat général pour l'administration du ministère de l'intérieur (SGAMI) du Sud-Ouest était régulièrement habilité pour signer cette décision du 15 février 2021 pour la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest.

3. En second lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, dans sa version applicable au litige : " I.-Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. () / IV.-Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions. / Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. () / VI.-Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités du congé pour invalidité temporaire imputable au service mentionné au premier alinéa et détermine ses effets sur la situation administrative des fonctionnaires. Il fixe également les obligations auxquelles les fonctionnaires demandant le bénéfice de ce congé sont tenus de se soumettre en vue, d'une part, de l'octroi ou du maintien du congé et, d'autre part, du rétablissement de leur santé, sous peine de voir réduire ou supprimer le traitement qui leur avait été conservé ". Selon l'article 47-6 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986, en vigueur depuis le 24 février 2019 : " La commission de réforme est consultée : () / 3° Lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée dans les cas où les conditions prévues au premier alinéa du même IV ne sont pas remplies ". Aux termes de l'article 47-8 de ce décret : " Le taux d'incapacité permanente servant de seuil pour l'application du troisième alinéa du même IV est celui prévu à l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale. Ce taux correspond à l'incapacité que la maladie est susceptible d'entraîner. Il est déterminé par la commission de réforme compte tenu du barème indicatif d'invalidité annexé au décret pris en application du quatrième alinéa de l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite ". L'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale prévoit que : " Le taux d'incapacité mentionné au septième alinéa de l'article L. 461-1 est fixé à 25 % ".

4. Pour contester le bien-fondé des décisions en litige, Mme A se borne à faire valoir que son état de santé, qui a justifié la prescription d'arrêts de travail à compter du 6 mars 2019, résulte des conditions délétères dans lesquelles elle a exercé ses fonctions au service des plaintes du commissariat de Limoges, en particulier du harcèlement moral qu'elle a subi de la part de la cheffe de ce service de février 2014 jusqu'à son départ en septembre 2016. Cependant, outre que la plainte déposée à l'encontre de la cheffe du service des plaintes du commissariat de Limoges a été classée sans suite, les éléments qu'elle apporte ne sont pas de nature à faire présumer de l'existence du harcèlement moral dont elle soutient avoir été victime. En outre, si, ainsi qu'il ressort d'un " rapport sur le comportement et la manière de servir " établi le 30 juillet 2019 par l'adjoint au directeur départemental de la sécurité publique, Mme A a pu rencontrer " quelques difficultés relationnelles avec ses collègues ", il ne ressort pas des pièces du dossier que les conditions de travail de l'intéressée, tant au service des plaintes du commissariat de Limoges que dans ses affectations ultérieures, aient été de nature à susciter le développement de la maladie en cause chez cet agent présentant une certaine fragilité psychologique. Mme A n'établissant ni que sa maladie a été essentiellement et directement causée par l'exercice de ses fonctions comme l'a retenu la commission de réforme ni, au surplus, que cette maladie aurait entraîné un taux d'incapacité d'au moins 25 %, elle n'est pas fondée à soutenir que les décisions litigieuses lui refusant un congé pour invalidité temporaire imputable au service sont entachées d'une erreur d'appréciation.

5. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation et, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative présentées par Mme A doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de Mme A est rejetée.

Article 2:Le présent jugement sera notifié à Mme E A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Une copie en sera adressée pour information à la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest.

Délibéré après l'audience du 16 mars 2023 où siégeaient :

- M. Artus, président,

- M. Martha, premier conseiller,

- M. Boschet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mars 2023.

Le rapporteur,

J.B. C

Le président,

D. ARTUS

Le greffier,

G. JOURDAN-VIALLARD

La République mande et ordonne

au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef

Le Greffier

G. JOURDAN-VIALLARD

mf

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions