mardi 4 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2100842 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL VALIERE VIALEIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, des pièces et des mémoires enregistrés les 25 mai, 9 juin 2021, 22 octobre 2021 et 1er mars 2023, M. A E, représenté par Me Babella, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Guéret et la SHAM, devenue société Relyens Mutual Insurance à lui verser la somme de 99 950 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis à raison de la prise en charge fautive dont il a fait l'objet dans cet établissement de santé, outre la somme de 1 000 euros au titre des frais de déplacement et d'assistance à expertise qu'il a exposés ;
2°) de mettre à la charge de cet établissement les entiers dépens ;
3°) d'ordonner l'exécution du présent jugement, sous astreinte de 300 euros par jours de retard ;
4°) de mettre à la charge de cet établissement une somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a été admis au centre hospitalier de Guéret le 7 août 2014 pour y être pris en charge suite à un accident de la route en moto ;
- dans le cadre de la prise en charge qui en a suivi, le centre hospitalier a commis plusieurs fautes de nature à engager sa responsabilité : une erreur de diagnostic ayant conduit aux choix d'une technique de réduction-ostéosynthèse inadaptée, un geste chirurgical mal exécuté le 8 août 2014, une surveillance post-opératoire lacunaire ;
- à titre subsidiaire, la responsabilité du centre hospitalier devra être engagée sans faute.
- il a subi différents préjudices en lien avec les manquements du centre hospitalier dont ils demandent réparation pour les sommes suivantes :
• souffrances endurées : 79 960 euros ;
• déficit fonctionnel temporaire : 20 000 euros ;
• frais d'assistance à expertise et déplacements : 1 000 euros.
Par des mémoires, enregistrés le 11 août 2021, 2 février 2022 et 20 mars 2023, le centre hospitalier de Guéret et la société Relyens Mutual Insurance, représentés par Me Valière Vialeix, concluent à titre principal au rejet de la requête de M. E et à la mise à la charge de celui-ci d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à titre subsidiaire, font valoir que la responsabilité de l'établissement n'est engagée qu'à raison d'un retard de diagnostic de la fracture du poignet gauche d'une durée de 1 mois et 5 jours et de limiter l'indemnisation à accorder au requérant à la somme de 2 600 euros pour les souffrances endurées et de 130 euros pour le déficit fonctionnel temporaire.
En ce qui concerne les demandes de la caisse, il conclut au rejet de la demande.
Ils soutiennent que M. E a déjà été indemnisé des frais dont il demande réparation par l'assureur du tiers responsable de son accident de moto dans le cadre de la loi Badinter du 5 juillet 1985, qu'en tout état de cause ses demandes d'indemnisation au titre des souffrances endurées et du déficit fonctionnel temporaire sont excessives, qu'il n'est pas justifié des frais de déplacement et d'assistance à expertise. Ils font également valoir que la caisse, la CAMIEG, ne justifie pas de l'imputabilité des débours dont elle demande le remboursement aux manquements commis par le centre hospitalier.
Par des mémoires enregistrés le 17 janvier 2022 et le 14 juin 2023, la caisse d'assurance maladie des industries électriques et gazières (CAMIEG), gérée par la CPAM des Hauts-de-Seine, demande au tribunal :
1°) de condamner le centre hospitalier de Guéret et son assureur à lui verser la somme de 4 662,24 euros en remboursement des débours qu'elle a exposés pour le compte de M. E ;
2°) de condamner cet établissement de santé et son assureur à lui verser une somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion ;
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 11 janvier 2017 par laquelle le président de ce tribunal a prescrit une expertise sur l'état de santé de M. E ;
- le rapport en date du 4 septembre 2017 du docteur D B, expert désigné par le tribunal.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- l'arrêté du 15 décembre 2022 relatif aux montants minimal et maximal de l'indemnité forfaitaire de gestion prévue aux articles L. 376-1 et L. 454-1 du code de la sécurité sociale pour l'année 2023
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Martha ;
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public ;
Considérant ce qui suit :
1. Le 7 août 2014, vers 18h30, M. E a été victime d'une collision en moto avec un véhicule léger. Après sa chute, il a été transporté par le SAMU au centre hospitalier de Guéret où ont été diagnostiquées plusieurs fractures, dont une fracture du poignet gauche. Il a été opéré de ce poignet le 8 août 2014 par une ostéosynthèse réalisée par broches. A l'issue de son hospitalisation au sein du centre hospitalier de Guéret, il a été pris en charge du 26 août 2014 au 11 septembre suivant pour rééducation postopératoire au centre de soins de suite et de réadaptation de La Ménaudière à Montrichard, avant d'être hospitalisé au centre hospitalier de Blois du 11 au 15 septembre pour une reprise chirurgicale de son poignet gauche. Après une nouvelle période de soins de suite, il a regagné son domicile le 22 septembre 2014.
2. Estimant que la prise en charge dont il a fait l'objet au centre hospitalier de Guéret n'avait pas été réalisée dans les règles de l'art, M. E a sollicité le tribunal aux fins de faire procéder à une expertise. Par une ordonnance du 11 janvier 2017, le juge des référés du tribunal a demandé au docteur B de procéder à cette expertise. Celui-ci a établi son rapport le 4 septembre 2017.
3. Par la présente requête, M. E recherche principalement la responsabilité pour faute du centre hospitalier de Guéret sur le fondement du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique afin que ce dernier soit condamné à lui verser une somme globale de 100 950 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis en raison des manquements de cet établissement. La caisse d'assurance maladie des industries électriques et gazières (CAMIEG) demande quant à elle au tribunal de condamner cet établissement de santé à prendre en charge les débours qu'elle a exposés pour le compte de M. E.
Sur le principe de responsabilité :
4. Aux termes du premier alinéa du I de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique : " Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d'un défaut d'un produit de santé, les professionnels de santé mentionnés à la quatrième partie du présent code, ainsi que tout établissement, service ou organisme dans lesquels sont réalisés des actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ne sont responsables des conséquences dommageables d'actes de prévention, de diagnostic ou de soins qu'en cas de faute. () ".
5. Il résulte de l'instruction, notamment du rapport d'expertise et n'est d'ailleurs pas contesté, que la prise en charge de la fracture du poignet gauche de M. E n'a pas été réalisée dans les règles de l'art. D'une part, l'expert souligne sans être contesté que la gravité de la fracture initiale du poignet gauche, " complexe, articulaire, comminutive avec déplacement antérieur " n'a pas été suffisamment prise en compte. Ainsi il a été procédé à une intervention chirurgicale par réduction ostéosynthèse percutanée par broches alors qu'une intervention chirurgicale par voie antérieure aurait dû être privilégiée. D'autre part, l'expert retient que l'intervention effectuée " était imparfaite puisqu'aucune des deux broches ne stabilisaient le poignet et surtout la fracture n'était pas complètement réduite, laissant persister le déplacement antérieur ". Enfin, l'expert retient que les soins postopératoires n'ont pas été conformes, une seule radiographie de contrôle ayant été effectuée le 25 août 2014, soit 18 jours après l'accident, avant la sortie pour le centre de rééducation alors même que M. E a bien signalé des symptômes de compression du nerf médian par le déplacement antérieur du fragment distal de la fracture sans qu'aucune mention de ses doléances ne soit retrouvée dans son dossier médical ni aucun élément ne démontre que ses doléances auraient été prises en compte, notamment quant aux paresthésies dont il se plaignait. Dans ces conditions et eu égard à ces trois manquements, M. E est fondé à rechercher la responsabilité du centre hospitalier de Guéret pour les préjudices en lien direct et certain avec ces fautes.
Sur les préjudices :
6. La décision du juge administratif ne pouvant avoir pour effet de procurer à la victime une réparation supérieure au montant du préjudice subi, il y a lieu, pour celui-ci, de diminuer la somme mise à la charge de l'hôpital dans la mesure requise pour éviter que le cumul de cette somme et des indemnités que la victime a pu obtenir excède le montant total des préjudices ayant résulté, pour elle, de l'accident et des conditions de sa prise en charge par l'hôpital.
7. En premier lieu, il résulte de l'instruction que le docteur B a fixé à 2,5 sur 7 les souffrances endurées par l'intéressé en ce qui concerne spécifiquement son poignet gauche et directement en lien avec les manquements commis par le centre hospitalier " du fait de la nécessité d'une intervention chirurgicale supplémentaire, à savoir la reprise par voie antérieure pour ostéosynthèse par plaque ". Il a ainsi droit à une somme de 2 600 euros au titre de la réparation de ce poste de préjudice.
8. En second lieu, il résulte de cette même instruction que l'intéressé a été indemnisé à hauteur de 6 400 euros au titre des souffrances endurées par la compagnie d'assurance du tiers responsable de son accident de la circulation, sur le fondement des dispositions de loi n°85- 677 du 5 juillet 1985 tendant à l'amélioration de la situation des victimes d'accidents de la circulation et à l'accélération des procédures d'indemnisation. Cette indemnité transactionnelle a été allouée sur la base du rapport établi par le docteur C le 18 décembre 2015 qui a évalué les souffrances endurées par l'intéressé avant la date de consolidation qu'il proposait de fixer au 7 août 2015 à 4 sur 7 pour tenir compte " des douleurs initiales, des hospitalisations prolongées, des trois interventions chirurgicales, des séances de rééducation fonctionnelle et d'auto-rééducation, des traitements anticoagulants prolongés, de l'interdiction d'appui prolongé, du béquillage, de la persistance d'une appréhension en tant que passager d'une voiture et aussi pour les douleurs jusqu'à consolidation ". Au vu de ces éléments, et alors qu'il est constant que l'intéressé a subi en plus de sa fracture complexe du poignet gauche d'autres fractures à raison de l'accident de la circulation dont il a été victime, notamment une fracture du pied, de la rotule et une fracture complexe multi-fragmentaire du fémur gauche ainsi que des souffrances morales, l'indemnité ainsi allouée par l'assureur au titre des souffrances endurées doit être regardée comme n'ayant pas tenu compte des complications spécifiques inhérentes à la mauvaise prise en charge par le centre hospitalier de la fracture du poignet gauche de M. E. Eu égard à ce qui a été dit aux points 6 et 7, il y a ainsi lieu de condamner le centre hospitalier à verser à M. E une somme de 2 600 euros au titre des souffrances spécifiques qu'il a endurées à raison des manquements commis par le CH de Guéret, somme dont le remboursement est admis à titre subsidiaire par le centre hospitalier défendeur.
9. En deuxième lieu, l'expert judiciaire a retenu un déficit fonctionnel temporaire de classe II du 21 septembre au 30 octobre 2014, déduction faite de la période imputable à l'accident initial, soit pendant une durée de 40 jours. Il sera fait une juste appréciation de ce déficit fonctionnel temporaire en allouant à l'intéressé une somme de 150 euros.
10. En troisième lieu, M. E n'apporte aucun élément de nature à justifier du montant ni même de l'engagement de frais d'assistance à expertise et de déplacement. Par suite, sa demande tendant à se voir allouer une somme de 1 000 euros à ce titre, alors que ces frais ne font pas partie des frais d'instance, doit être rejetée.
11. Il résulte de ce qui précède sans qu'il y ait lieu de se prononcer sur la responsabilité sans faute invoquée à titre subsidiaire par M. E, que le centre hospitalier défendeur et son assureur doivent être condamnés à lui verser une somme de 2 750 euros en réparation des préjudices qu'il a subis à raison des manquements commis par cet établissement de santé.
Sur les conclusions de la CAMIEG :
12. D'une part, la CAMIEG sollicite, aux termes de ses dernières écritures et en produisant un relevé actualisé de ses débours, le remboursement de frais hospitaliers d'un montant de 4 662,24 euros liés à l'hospitalisation de M. E entre le 11 et le 15 septembre 2014. Eu égard aux justificatifs fournis, la CAMIEG justifie que ces dépenses sont bien imputables aux complications du poignet gauche dont a été victime M. E à la suite des manquements commis par le CH de Guéret. En conséquence, il y a lieu d'allouer à cet organisme d'assurance maladie une somme de 4 662,24 euros en remboursement de ses débours.
13. D'autre part, en vertu de l'article L. 376-1 du code de la sécurité sociale, la caisse d'assurance maladie à laquelle est affilié l'assuré social victime de l'accident peut demander une indemnité forfaitaire à la charge du tiers responsable et au profit de l'organisme national d'assurance maladie, dont le montant est égal au tiers des sommes dont le remboursement a été obtenu par la caisse, dans la limite d'un montant maximum révisé chaque année par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget. Il y a lieu, en application de ces dispositions et de l'arrêté du 15 décembre 2022 susvisé, de mettre à la charge du centre hospitalier de Guéret le versement à la CAMIEG d'une somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Sur les dépens :
14. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. () ".
15. Les frais et honoraires de l'expertise médicale réalisée le 4 septembre 2017, liquidés et taxés à la somme totale de 1 079 euros par une ordonnance du 9 janvier 2018 sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Guéret et de son assureur.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. E, qui n'est pas la partie perdante, la somme que réclament le centre hospitalier et son assureur au titre des frais de justice. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du CH de Guéret et de son assureur, en application de ces mêmes dispositions, une somme de 1 800 euros au titre des frais exposés par M. E et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er: Le centre hospitalier de Guéret et la société Relyens Mutual Insurance sont condamnés solidairement à verser à M. E une somme de 2 750 (deux mille sept cent cinquante) euros en réparation des préjudices qu'il a subis.
Article 2 : Le centre hospitalier de Guéret et la société Relyens Mutual Insurance sont condamnés solidairement à verser une somme de 4 662,24 euros (quatre mille six cent soixante- deux euros et vingt-quatre centimes) à la CAMIEG en remboursement de ses débours ainsi qu'une somme de 1 162 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de gestion.
Article 3:Les frais d'expertise liquidés et taxés à la somme totale de 1 079 (mille soixante- dix-neuf) euros par une ordonnance du 9 janvier 2018 sont mis à la charge définitive du centre hospitalier de Guéret et de son assureur.
Article 4:Le centre hospitalier de Guéret et la société Relyens Mutual Insurance verseront à M. E une somme de 1 800 (mille huit cents) euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5:Le surplus des conclusions présentées par les parties est rejeté.
Article 6:Le présent jugement sera notifié à M. A E, au centre hospitalier de Guéret, à la société Relyens Mutual Insurance, à la caisse d'assurance maladie des industries électriques et gazières (CAMIEG), et à la caisse primaire d'assurance maladie du Loir-et-Cher. Une copie en sera adressée pour information au Dr. B, expert.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2023 où siégeaient :
- M. Artus, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Boschet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2023.
Le rapporteur,
F. MARTHA
Le président,
D. ARTUS
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026