mardi 9 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2100943 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MONPION |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 9 juin 2021, 17 juin 2021 et 3 avril 2023, M. C A, représenté par Me Monpion, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune d'Argenton-sur-Creuse à lui verser une somme globale de 44 730 euros en réparation des préjudices matériel et moral qu'il estime avoir subis en raison de l'illégalité de décisions des 25 mai et 3 août 2018 du maire de cette commune qui ont été annulées par un jugement n° 1801531 du 5 novembre 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Argenton-sur-Creuse une somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la responsabilité de la commune d'Argenton-sur-Creuse :
- la responsabilité de la commune d'Argenton-sur-Creuse est engagée en raison des illégalités fautives entachant les décisions des 25 mai et 3 août 2018 de son maire, qui ont été annulées pour des motifs tenant à la légalité interne de ces décisions, par un jugement n° 1801531 du 5 novembre 2020 ;
- contrairement à ce qui est soutenu en défense, la commune d'Argenton-sur-Creuse ne saurait voir sa responsabilité partiellement exonérée en raison du transfert de la gestion de l'école de musique et de danse Rose Féart au profit de la communauté de communes Eguzon-Argenton-Vallée de la Creuse à compter du 1er février 2020 ; la commune d'Argenton-sur-Creuse ne justifie par ailleurs pas du caractère effectif de ce transfert de compétence ;
- la commune d'Argenton-sur-Creuse ne saurait tenter de s'exonérer de sa responsabilité en se prévalant de ce qu'il a contribué à son propre préjudice en ne présentant pas sa candidature au poste de directeur de l'école intercommunale de musique et de danse en février 2020.
En ce qui concerne les préjudices :
- il est fondé à demander, au titre d'une perte de rémunération, une somme de 7 380 euros pour la période de septembre 2018 à décembre 2020 et une somme de 27 350 euros pour la période de janvier 2021 à février 2025, mois pendant lequel il atteindra l'âge de départ à la retraite ;
- il est fondé à demander une somme de 10 000 euros en réparation de son préjudice moral ; les illégalités entachant les décisions des 25 mai et 3 août 2018 du maire de la commune d'Argenton-sur-Creuse, ajoutées à la nouvelle fiche de poste comprenant des missions totalement en marge de ses compétences et diplômes qui lui a été imposée à compter de la rentrée scolaire de septembre 2021, caractérisent un harcèlement moral et ont eu d'importantes répercussions sur son état de santé puisqu'il a été placé en raison d'une dépression en congé de longue durée à compter du 21 septembre 2021.
Par des mémoires en défense enregistrés les 13 septembre 2021 et 17 avril 2023, la commune d'Argenton-sur-Creuse, représentée par Me Mongis, demande au tribunal de limiter le montant de l'indemnisation sollicitée par M. A à la somme de 2 641 euros.
Elle fait valoir que :
- pour les mois de janvier et mars 2019, il y a lieu de retenir, pour l'évaluation du préjudice matériel, une perte de rémunération de 156 euros et non de 262 euros ;
- en raison du transfert, réalisé en février 2020, de la compétence de la gestion de l'école de musique et de danse (EMMD) Rose Féart au profit de la communauté de communes Eguzon-Argenton-Vallée de la Creuse, les prétentions indemnitaires de M. A, alors devenu agent de cet établissement public, ne relèvent plus de la responsabilité de la commune d'Argenton-sur-Creuse à compter de ce mois, ainsi qu'il résulte de l'article L. 5211-4-1 du code général des collectivités territoriales ;
- pour la période de septembre 2018 à janvier 2020, le préjudice matériel lié à la perte de rémunération résultant de l'illégalité fautive de la décision du 25 mai 2018 peut être évalué à la somme de 2 641 euros ;
- s'agissant du préjudice moral, qui n'est pas établi, la somme demandée par le requérant doit en tout état de cause être ramenée à de plus justes proportions ; les faits de harcèlement moral dont M. A se plaint ne sont pas établis et sont sans rapport avec l'objet du présent litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le décret n° 2012-437 du 29 mars 2012 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- les observations de Me Monpion, pour M. A,
- les observations de Me Mongis, pour la commune d'Argenton-sur-Creuse.
Considérant ce qui suit :
1. Assistant d'enseignement artistique principal de 1ère classe à la commune d'Argenton-sur-Creuse, M. A a été affecté, à compter de l'année 2001, en qualité de directeur de l'école municipale de musique et de danse (EMMD) Rose Féart de cette commune. Par une décision du 25 mai 2018, le maire de la commune d'Argenton-sur-Creuse a notamment refusé de nommer M. A " jusqu'à nouvel ordre " dans le cadre d'emploi des professeurs territoriaux d'enseignement artistique pour lequel il avait été admis à un examen professionnel ouvert au titre de l'année 2017, lui a retiré des missions qu'il exerçait depuis plusieurs années, à savoir celles de directeur artistique de la société musicale argentonnaise (SMA) et du festival " Festiv'été ", et lui a indiqué qu'il souhaitait, pour la rentrée 2018, qu'il soit désormais présent à l'EMMD cinq jours par semaine, ce qui impliquait la fin du dispositif de " télétravail " dont il bénéficiait. Par un jugement n° 1801531 du 5 novembre 2020, le tribunal a annulé cette décision du 25 mai 2018, ainsi que la décision du 3 août 2018 portant rejet du recours gracieux formé par M. A. Par la présente requête, M. A, dont la réclamation préalable qu'il a formée par un courrier du 8 février 2021 a été implicitement rejetée, demande au tribunal de condamner la commune d'Argenton-sur-Creuse à lui verser une somme globale de 39 730 euros en réparation des préjudices matériel et moral qu'il estime avoir subis en raison de l'illégalité de ces décisions.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
En ce qui concerne la responsabilité de la commune d'Argenton-sur-Creuse :
S'agissant de l'illégalité fautive des décisions des 25 mai et 3 août 2018 :
2. S'agissant du retrait des missions exercées à la société musicale argentonnaise et de celles relatives à l'organisation du festival " Festiv'été ", le tribunal a annulé les décisions des 25 mai et 3 août 2018 au motif que le maire de la commune d'Argenton-sur-Creuse a commis une erreur de fait et une erreur manifeste dans l'appréciation de la manière de servir de M. A, en particulier pour ce qui concerne de prétendues relations conflictuelles voire " harcelantes " dont il aurait été à l'origine. Un même motif a été retenu s'agissant de la fin du dispositif de " Télétravail " décidée par le maire. S'agissant du refus de nomination dans le cadre d'emplois des professeurs territoriaux d'enseignement artistique, le tribunal a jugé que l'unique motif opposé par le maire, tenant aux relations conflictuelles reprochées au requérant, était entaché d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation. Comme le fait valoir M. A, les illégalités qui entachent ces décisions des 25 mai et 3 août 2018 du maire de la commune d'Argenton-sur-Creuse, et qui ont justifié leur annulation par le jugement n° 1801531 du 5 novembre 2020 passé en force de chose jugée, sont de nature à engager la responsabilité pour faute de cette commune.
S'agissant des autres fautes invoquées par M. A :
3. En premier lieu, au regard des seuls éléments transmis, M. A, qui d'ailleurs n'établit ni même n'allègue avoir sollicité l'octroi d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service sur le fondement de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 alors applicable, ne peut être regardé comme justifiant que ses troubles dépressifs, constatés à la rentrée de septembre 2021, et ayant motivé son placement en congé de longue durée à compter du 21 septembre 2021, auraient été essentiellement et directement causés par l'exercice des fonctions, notamment par les décisions prises près de trois ans avant les 25 mai et 3 août 2018 par le maire de la commune d'Argenton-sur-Creuse. En outre, il ne résulte pas de l'instruction que les missions confiées au requérant à compter de la rentrée de septembre 2021 ne seraient pas au nombre de celles relevant de son grade.
4. Cependant, en second lieu, il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement moral de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence d'un tel harcèlement. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
5. Eu égard notamment à la nature et à la gravité des illégalités affectant les décisions des 25 mai et 3 août 2018 du maire de la commune d'Argenton-sur-Creuse, M. A doit être regardé comme présentant devant le tribunal des éléments de fait susceptibles de faire présumer que ces décisions caractérisent un harcèlement moral. Cette présomption de harcèlement moral n'est pas renversée par l'argumentation présentée en défense. Par suite, M. A est également fondé à engager la responsabilité de la commune d'Argenton-sur-Creuse en raison du harcèlement moral qu'il a subi.
En ce qui concerne les préjudices :
S'agissant de la perte de rémunération :
6. Il résulte de l'instruction que le retrait des missions exercées par M. A à la société musicale argentonnaise, qui a pris effet à compter du mois de septembre 2018, a entraîné pour lui une perte de rémunération résultant de la baisse de son indemnité pour heures supplémentaires d'enseignement, qui est passée de 407,85 euros bruts à 252 euros bruts, soit une perte mensuelle d'environ 156 euros bruts. Il résulte de l'instruction, notamment des bulletins de paie versés au dossier, que M. A a continué de percevoir, de la part de la commune d'Argenton-sur-Creuse, une indemnité pour heures supplémentaires d'enseignement d'un montant de 252 euros bruts jusqu'au mois de janvier 2020 inclus. Il résulte aussi de l'instruction qu'à compter du 1er février 2020, la gestion de l'école de musique et de danse Rose Féart a été transférée à la communauté de communes Eguzon-Argenton-Vallée de la Creuse, que M. A a perdu sa qualité de directeur de cette école à compter de cette date, que cet établissement public lui a néanmoins maintenu " [ses] éléments de rémunération () à titre provisoire " et notamment une indemnité pour heures supplémentaires d'enseignement pour un montant de 254,03 euros bruts en février et en mars 2020 " dans l'attente de l'élection du prochain président et de savoir à qui il confiera la mission de direction ", que le requérant n'a pas présenté sa candidature pour l'emploi de directeur de l'école de musique et de danse désormais gérée par la communauté de communes dont il est devenu un agent et qu'à compter du mois d'avril 2020, il n'a plus perçu d'indemnité pour heures supplémentaires d'enseignement.
7. Premièrement, alors qu'il n'est pas contesté qu'en l'absence d'intervention des décisions des 25 mai et 3 août 2018 du maire de la commune d'Argenton-sur-Creuse, M. A aurait eu une chance sérieuse de continuer à percevoir l'indemnité pour heures supplémentaires d'enseignements d'un montant mensuel de 407,85 euros bruts qui lui a été versée jusqu'au mois d'août 2018 inclus, il y a lieu, comme il est d'ailleurs proposé en défense, de lui allouer, au titre de la perte de rémunération résultant de la baisse du montant de cette indemnité pour la période de septembre 2018 à janvier 2020, une somme de 2 641 euros.
8. Toutefois, deuxièmement, alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que la communauté de communes Eguzon-Argenton-Vallée de la Creuse aurait été tenue de maintenir comme elle l'a fait les éléments de la rémunération de M. A pour les mois de février et de mars 2020, que le requérant aurait eu un droit à être affecté à la suite du transfert de compétences réalisé au 1er février 2020 sur le poste de directeur de l'école de musique et de danse Rose Féart pour lequel il n'a au demeurant pas candidaté et qu'il pourrait être regardé comme ayant été privé d'une chance sérieuse de continuer à percevoir une indemnité pour heures supplémentaires d'enseignement après cette date, l'existence d'un lien direct et certain entre les illégalités fautives entachant les décisions des 25 mai et 3 août 2018 du maire de la commune d'Argenton-sur-Creuse et le préjudice matériel qui est invoqué pour la période postérieure au 1er février 2020, et notamment pour le préjudice futur jusqu'en 2025, ne peut être tenue pour établie.
S'agissant du préjudice moral :
9. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation du préjudice moral subi par M. A en raison de l'illégalité fautive des décisions des 25 mai et 3 août 2018 du maire de la commune d'Argenton-sur-Creuse et du harcèlement moral qu'elles révèlent, en condamnant cette commune à lui verser une somme de 8 000 euros.
10. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de condamner la commune d'Argenton-sur-Creuse à verser à M. A une somme globale de 10 641 euros en réparation des préjudices qu'il a subis.
Sur les frais liés au litige :
11. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
12. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune d'Argenton-sur-Creuse, qui est la partie perdante, une somme de 1 800 euros à verser à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er: La commune d'Argenton-sur-Creuse est condamnée à verser à M. A une somme globale de 10 641 (dix mille six cents quarante-et-un) euros en réparation des préjudices qu'il a subis.
Article 2:La commune d'Argenton-sur-Creuse versera une somme de 1 800 (mille huit cents) euros à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3:Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4:Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la commune d'Argenton-sur-Creuse.
Délibéré après l'audience du 25 avril 2023 où siégeaient :
- M. Artus, président,
- M. Martha, premier conseiller,
- M. Boschet, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 mai 2023.
Le rapporteur,
J.B. B
Le président,
D. ARTUS
Le greffier,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
à la préfète de la Creuse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef
Le Greffier
G. JOURDAN-VIALLARD
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026