mardi 12 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2101606 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MARTIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 6 octobre 2021 et le 13 décembre 2023, la SARL Adquat architecture, représentée par Me Tournaire, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune d'Evaux-les-Bains à lui payer la somme de 87 901,46 euros, assortie des intérêts au taux légal, au titre du règlement des honoraires complémentaires qui lui sont dus dans la cadre de l'opération de construction d'une salle socio-culturelle sur cette commune ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Evaux-les-Bains et de la SARL RPGP façades Limoges une somme de 5 000 euros chacune en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions du maître d'ouvrage et la défaillance de l'entreprise RPGP façades Limoges, titulaire du lot n°6 " vêtures composites et terre cuite ", ont engendré des travaux, des prestations intellectuelles supplémentaires et une prorogation des délais de réalisation de l'ouvrage de quinze mois qui justifient sa demande d'honoraires complémentaires ;
- au mépris du principe de loyauté contractuelle, le maître d'ouvrage a réalisé, hors mission de maîtrise d'œuvre, des travaux supplémentaires qui ont impacté le déroulement du chantier et le cadre de sa mission de maîtrise d'œuvre.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2022, la commune d'Evaux-les-Bains conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que la SARL RPGP façades Limoges la garantisse de toute somme à laquelle elle serait condamnée et, en toute hypothèse, à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SARL Adquat architecture au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par la SARL Adquat architecture ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés le 12 août 2022 et le 13 janvier 2024, la SARL RPGP façades Limoges, représentée par Me Martin, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la SARL Adquat architecture au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que sa responsabilité ne saurait être engagée du fait des défaillances du maître d'œuvre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- la loi n° 85-704 du 12 juillet 1985 ;
- le décret n° 93-1268 du 29 novembre 1993 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Crosnier,
- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,
- et les observations de Me Barges, représentant la SARL Adquat architecture, de Me Roux, représentant la commune d'Evaux-les-Bains, et de Me Martin, représentant la SARL RPGP façades Limoges.
Considérant ce qui suit :
1. Le 10 novembre 2015, la commune d'Evaux-les-Bains notifiait à la SARL Adquat architecture, mandataire d'un groupement de maîtrise d'œuvre, le marché de maîtrise d'œuvre relatif à l'opération de construction d'une salle socio-culturelle. La tranche ferme, correspondant à la mission de base de ce marché, s'élevait à 182 225 euros HT pour un montant de travaux estimé à 1 800 500 euros HT. Par un avenant n° 1 du 20 octobre 2016, après avoir constaté que le montant des travaux était réévalué à hauteur de 1 999 200 euros HT, les honoraires de la maîtrise d'œuvre ont été fixés, toujours pour la mission de base, à 196 921,20 euros HT. La réception avec réserves du bâtiment est intervenue le 13 mars 2020. Par un mémoire en réclamation du 10 juin 2021, la SARL Adquat architecture a sollicité du maître d'ouvrage le versement d'honoraires complémentaires à hauteur de 73 251,22 euros HT, soit 87 901,46 euros TTC. Suite au rejet de sa réclamation le 11 août 2021, elle demande au tribunal de condamner la commune d'Evaux-les-Bains à lui verser cette somme.
Sur les conclusions tendant au paiement d'honoraires complémentaires :
2. Aux termes de l'article 7 de la loi du 12 juillet 1985 relative à la maîtrise d'ouvrage publique et à ses rapports avec la maîtrise d'œuvre, alors applicable : " () Le maître de l'ouvrage peut confier au maître d'œuvre tout ou partie des éléments de conception et d'assistance suivants : / 1° Les études d'esquisse ;/ 2° Les études d'avant-projets ; /3° Les études de projet ; / 4° L'assistance apportée au maître de l'ouvrage pour la passation du contrat de travaux ; /5° Les études d'exécution ou l'examen de la conformité au projet et le visa de celles qui ont été faites par l'entrepreneur ;/ 6° La direction de l'exécution du contrat de travaux ; /7° L'ordonnancement, le pilotage et la coordination du chantier ; /8° L'assistance apportée au maître de l'ouvrage lors des opérations de réception et pendant la période de garantie de parfait achèvement. / Toutefois, pour les ouvrages de bâtiment, une mission de base fait l'objet d'un contrat unique. Le contenu de cette mission de base, () doit permettre : /-au maître d'œuvre, de réaliser la synthèse architecturale des objectifs et des contraintes du programme, et de s'assurer du respect, lors de l'exécution de l'ouvrage, des études qu'il a effectuées ; () ". Aux termes de l'article 9 de cette loi : " la mission de maîtrise d'œuvre donne lieu à une rémunération forfaitaire fixée contractuellement. Le montant de cette rémunération tient compte de l'étendue de la mission, de son degré de complexité et du coût prévisionnel des travaux ". ". Aux termes de l'article 30 du décret du 29 décembre 1993 relatif aux missions de maîtrise d'œuvre confiées par des maîtres d'ouvrage publics à des prestataires de droit privé alors en vigueur : " Le contrat de maîtrise d'œuvre précise, d'une part, les modalités selon lesquelles est arrêté le coût prévisionnel assorti d'un seuil de tolérance, sur lesquels s'engage le maître d'œuvre, et, d'autre part, les conséquences, pour celui-ci, des engagements souscrits. () En cas de modification de programme ou de prestations décidées par le maître de l'ouvrage, le contrat de maîtrise d'œuvre fait l'objet d'un avenant qui arrête le programme modifié et le coût prévisionnel des travaux concernés par cette modification, et adapte en conséquence la rémunération du maître d'œuvre et les modalités de son engagement sur le coût prévisionnel () ".
3. D'une part, il résulte de ces dispositions que le titulaire d'un contrat de maîtrise d'œuvre est rémunéré par un prix forfaitaire couvrant l'ensemble de ses charges et missions, ainsi que le bénéfice qu'il en escompte, et que seules une modification de programme ou une modification de prestations décidées par le maître de l'ouvrage peuvent donner lieu à une adaptation et, le cas échéant, à une augmentation de sa rémunération. La prolongation de sa mission n'est de nature à justifier une rémunération supplémentaire du maître d'œuvre que si elle a donné lieu à des modifications de programme ou de prestations décidées par le maître d'ouvrage. En outre, le maître d'œuvre ayant effectué des missions ou prestations non prévues au marché de maîtrise d'œuvre et qui n'ont pas été décidées par le maître d'ouvrage a droit à être rémunéré de ces missions ou prestations, nonobstant le caractère forfaitaire du prix fixé par le marché si, d'une part, elles ont été indispensables à la réalisation de l'ouvrage selon les règles de l'art, ou si, d'autre part, le maître d'œuvre a été confronté dans l'exécution du marché à des sujétions imprévues présentant un caractère exceptionnel et imprévisible, dont la cause est extérieure aux parties et qui ont pour effet de bouleverser l'économie du contrat.
4. D'autre part, les difficultés rencontrées dans l'exécution d'un marché à forfait peuvent également ouvrir droit à indemnité au profit de l'entreprise titulaire du marché dans la mesure où celle-ci justifie que ces difficultés sont imputables à une faute de la personne publique commise notamment dans l'exercice de ses pouvoirs de contrôle et de direction du marché, dans l'estimation de ses besoins, dans la conception même du marché ou dans sa mise en œuvre, en particulier dans le cas où plusieurs cocontractants participent à la réalisation de travaux publics.
5. Aux termes de l'article 9 du décret du 29 novembre 1993 relatif aux missions de maîtrise d'œuvre confiées par des maîtres d'ouvrage publics à des prestataires de droit privé, alors applicable : " La direction de l'exécution du ou des contrats de travaux a pour objet : /a) De s'assurer que les documents d'exécution ainsi que les ouvrages en cours de réalisation respectent les dispositions des études effectuées ; /b) De s'assurer que les documents qui doivent être produits par l'entrepreneur, en application du contrat de travaux ainsi que l'exécution des travaux sont conformes audit contrat ; /c) De délivrer tous ordres de service, établir tous procès-verbaux nécessaires à l'exécution du contrat de travaux, procéder aux constats contradictoires et organiser et diriger les réunions de chantier ; /d) De vérifier les projets de décomptes mensuels ou les demandes d'avances présentés par l'entrepreneur, d'établir les états d'acomptes, de vérifier le projet de décompte final établi par l'entrepreneur, d'établir le décompte général ; /e) D'assister le maître de l'ouvrage en cas de différend sur le règlement ou l'exécution des travaux. ". Aux termes de l'article 15 de ce même décret : " I. Pour les opérations de construction neuve de bâtiment, la mission de base comporte les études d'esquisse, d'avant-projet, de projet, l'assistance apportée au maître de l'ouvrage pour la passation des contrats de travaux, la direction de l'exécution du contrat de travaux et l'assistance apportée au maître de l'ouvrage lors des opérations de réception et pendant la période de garantie de parfait achèvement. / Font également partie de la mission de base l'examen de la conformité au projet des études d'exécution et leur visa lorsqu'elles ont été faites par un entrepreneur et les études d'exécution lorsqu'elles sont faites par le maître d'œuvre. "
En ce qui concerne les travaux supplémentaires :
6. La société requérante affirme qu'au regard des différents avenants portant sur douze des dix-sept lots de l'opération de construction, le montant total des travaux supplémentaires demandés par le maître d'ouvrage s'élève à la somme de 55 353,15 euros HT, et justifie ainsi sa demande d'honoraires supplémentaires à hauteur de 3 220,02 euros HT. Toutefois, la SARL Adquat architecture n'établit pas que ces travaux supplémentaires ont entraîné pour elle des prestations supplémentaires non comprises dans la rémunération forfaitaire qui lui était allouée, et, au demeurant, il résulte de l'instruction que les travaux supplémentaires actés dans le cadre des avenants relatifs aux lots n°1 " Terrassement VRD ", n°3 " Charpente métallique " et n°7 " Menuiseries extérieures aluminium " résultent d'une mauvaise conception du maître d'œuvre aussi bien pour l'implantation de l'ouvrage que pour certains de ses aménagements intérieurs. Dès lors, ses demandes aux fins de paiement supplémentaire présentées sur ce fondement doivent être rejetées.
En ce qui concerne les heures supplémentaires :
7. Il résulte des dispositions citées au point 5 que la mission du maître d'œuvre consiste notamment à assurer la direction de l'exécution des contrats de travaux, ce qui suppose, dans ce cadre, de participer aux nombreuses réunions de coordination et de chantier et d'assurer des liens étroits et réguliers avec les entreprises titulaires des marchés de travaux. Par suite, l'entreprise requérante n'est pas fondée à soutenir qu'une rémunération supplémentaire lui est due à hauteur de 19 200 euros HT en raison de 240 heures supplémentaires de travail, qu'elle justifie par l'envoi de courriers électroniques, des réunions en mairie ou avec des entreprises, d'analyse et de diffusion de documents, alors que ces missions relèvent de la mission de base qui lui a été confiée dans le cadre du marché de maîtrise d'œuvre dont elle est titulaire et pour laquelle elle perçoit une rémunération forfaitaire fixée contractuellement. Par suite, sa demande doit être rejetée.
En ce qui concerne les prestations intellectuelles :
8. La SARL Adquat architecture sollicite la somme de 4 720 euros HT au motif qu'elle a dû réaliser les plans d'exécution (EXE) en lieu et place de l'entreprise RPGP façades Limoges, titulaire du lot n°6 " vêtures composites et terre cuite ". Il résulte de l'instruction que le procédé de bardage en terre cuite prévu initialement par le maître d'œuvre a dû, faute de validité technique reconnu par le fabriquant de ces panneaux dans le cadre de la mise au point du projet, être remplacé par des panneaux de bois synthétique, dits B. Par un courrier du 2 août 2018, faisant suite à plusieurs échanges avec l'entreprise RPGP façades Limoges, laquelle atteste par la production des bordereaux d'envoi n°5 et 6 en date respectivement des 27 mars et 31 mars 2018 avoir transmis au maître d'œuvre par voie électronique les éléments techniques liés à ce changement de panneaux, le maître d'œuvre a proposé à l'entreprise RPGP façades Limoges son principe de calepinage et lui a confirmé le choix des teintes et produits choisis par le maître d'ouvrage et l'architecte des bâtiments de France sur ce lot. L'entreprise requérante n'établit pas ainsi s'être substituée à l'entrepreneur défaillant pour la production des plans d'exécution, alors qu'en outre elle reconnait dans ses écritures que la production des plans EXE relève de sa propre mission. Sa demande de rémunération complémentaire à ce titre doit, par suite, être rejetée.
En ce qui concerne la prorogation des délais :
9. La SARL Adequat architecture soutient que la prolongation du chantier de quinze mois justifie sa demande d'honoraires complémentaires à hauteur de 46 111,20 euros HT. Toutefois, la prolongation de la mission de maîtrise d'œuvre n'est de nature à justifier une rémunération supplémentaire que si elle a donné lieu à des modifications de programme ou de prestations décidées par le maître d'ouvrage, lesquelles ne sont pas même alléguées en l'espèce. Il n'est pas davantage établi ni même allégué que le maître d'œuvre a effectué des missions ou prestations non prévues au marché de maîtrise d'œuvre, qui n'ont pas été décidées par le maître d'ouvrage, présentant un caractère indispensable à la réalisation de l'ouvrage selon les règles de l'art ou constituant des sujétions imprévues de nature à bouleverser l'économie du contrat.
10. En l'espèce, la cause essentielle du retard résulte d'un procédé de pose du bardage en terre cuite préconisé initialement par le maître d'œuvre, hors avis technique, qui s'est révélé inadapté sur une ossature métallique et a nécessité son remplacement par des panneaux B. En outre, il résulte de l'instruction que la société requérante et son sous-traitant chargé de l'ordonnancement, du pilotage et de la coordination du chantier (OPC) ont rencontré des difficultés dans leur mission de suivi de chantier et notamment de l'établissement du planning prévisionnel, qui a retardé la date de réception de l'ouvrage. Dans ces conditions la demande d'honoraires complémentaires au titre de l'allongement des délais ne peut qu'être rejetée.
En ce qui concerne la loyauté des relations contractuelles :
11. Dès lors que la SARL Adquat architecture allègue sans toutefois apporter d'éléments permettant de l'établir que la commune d'Evaux-les-Bains a engagé de nombreux travaux supplémentaires, en dehors de la mission de maîtrise d'œuvre, qui ont impacté la direction de l'exécution des travaux à la charge de l'architecte, elle n'est pas fondée à soutenir que le principe de loyauté des relations contractuelles n'a pas été respecté par le maître d'ouvrage.
12. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SARL Adquat architecture doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
13. D'une part, les dispositions de l'article L. 761 1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune d'Evaux-les-Bains, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la SARL Adquat architecture demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
14. D'autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'entreprise Adquat architecture la somme de 1 800 euros à verser à la commune d'Evaux-les-Bains au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
15. Enfin, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Adquat architecture la somme de 1 200 euros à verser à l'entreprise RPGP façades Limoges au titre de ce même article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Adquat architecture est rejetée.
Article 2 : La SARL Adquat architecture versera à la commune d'Evaux-les-Bains la somme de 1 800 (mille huit cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La SARL Adquat architecture versera à la société RPGP façades Limoges la somme de 1 200 (mille deux cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Adquat architecture, à la commune d'Evaux-les Bains et à la SARL RPGP façades Limoges.
Délibéré après l'audience du 22 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Artus, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Gillet, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 novembre 2024.
Le rapporteur,
Y. CROSNIER
Le président,
D. ARTUSLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne
au préfet de la Creuse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef,
La greffière,
M. A
jb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
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