lundi 6 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2101667 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | Nicolas FORTAT (LEOSTHENE AARPI) |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 19 octobre 2021 et le 2 novembre 2022, M. E D, représenté par Me Fortat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté de non opposition à déclaration préalable n° DP3606321N0048, délivré à M. F C par le maire de la commune de Déols le 27 avril 2021, ensemble la décision rejetant le recours gracieux du 24 août 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Déols la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la recevabilité :
- sa requête est recevable dès lors qu'il justifie d'un intérêt à agir.
En ce qui concerne la légalité externe :
- l'arrêté en litige a été pris par une autorité incompétente.
En ce qui concerne la légalité interne :
- l'arrêté est illégal dès lors qu'il a été délivré sur le fondement d'un dossier incomplet et erroné ;
- l'arrêté contesté méconnaît l'article 2.2 de la zone Uab du plan local d'urbanisme intercommunal de Châteauroux Métropole ;
- il méconnait l'article I.4 du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Châteauroux Métropole.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 14 avril 2022 et le 5 décembre 2022, la commune de Déols, représentée par Me Soltner, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge du requérant de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, faute d'intérêt à agir du requérant ;
- aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chambellant ;
- les conclusions de M. Slimani, rapporteur public ;
- et les observations de Me Fortat, représentant M. D et de Me Soltner, représentant la commune de Déols.
Une note en délibéré, enregistrée le 29 avril 2024, a été présentée pour la commune de Déols par Me Soltner.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, propriétaire de l'ensemble foncier composé des parcelles cadastrées section AZ n°234 et 273 situé au 5 rue Voltaire, en zone Uab du PLUi de Châteauroux Métropole, a déposé, le 29 mars 2021, un dossier de déclaration préalable portant sur la construction d'une piscine enterrée, non couverte, de 23,2 m² et entourée de terrasses. Par un arrêté du 27 avril 2021, le maire de Déols ne s'est pas opposé aux travaux projetés. M. D demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'État, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. D est propriétaire de la maison d'habitation située sur la parcelle cadastrée section AZ n° 120 contiguë au terrain d'assiette du projet, en est le voisin immédiat et il n'est pas contesté que la destination de ce projet aura nécessairement pour effet de créer des nuisances sonores. Dans ces conditions, la construction attaquée est de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de son bien. La fin de non-recevoir opposée en défense doit ainsi être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte :
5. M. A G, 6e adjoint au maire, qui a signé l'arrêté de non opposition à déclaration préalable n° DP3606321N0048 délivré à M. F C, bénéficie d'une délégation du maire de la commune de Déols en date du 29 mai 2020 régulièrement publiée au recueil des actes administratifs, à l'effet de signer les décisions se rapportant notamment au domaine de l'urbanisme. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée manque en fait.
En ce qui concerne le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis d'aménager :
6. Aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction applicable aux décisions contestées : " Le dossier joint à la déclaration comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; / c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci ; / Il est complété, s'il y a lieu, par les documents mentionnés aux a et b de l'article R. 431-10, à l'article R. 431-14 (). () / Ces pièces sont fournies sous l'entière responsabilité des demandeurs. Lorsque la déclaration porte sur un projet de création ou de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public ou que ce projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques, le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10. ".
7. La circonstance que le dossier de déclaration préalable ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions précitées du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, ne serait susceptible d'entacher d'illégalité l'autorisation d'urbanisme que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier auraient été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les pièces produites lors de la déclaration de travaux ne comportent pas de plan de masse coté dans les trois dimensions. Toutefois, le dossier comporte un plan de masse, un plan de surfaces et des plans de coupe et de façade à l'échelle 1/100e permettant de calculer la surface du terrain d'assiette et celle du projet projeté, en particulier la surface de la piscine enterrée ainsi que son positionnement par rapport au terrain et ses limites séparatives. Par suite, et compte tenu de la simplicité du projet, l'absence de plan de masse coté dans les trois dimensions n'a pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
9. D'autre part, contrairement à ce que soutient la partie requérante, le plan de masse, le plan de coupe A-A et B-B joints à la déclaration préalable font apparaître l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain, ainsi qu'une comparaison entre l'état initial et l'état futur, permettant d'apprécier le terrassement et le niveau naturel du terrain, soit 0,00 mètre au niveau de la piscine.
10. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de déclaration préalable ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article 2.2 du plan local d'urbanisme intercommunal de Châteauroux Métropole :
11. D'une part, aux termes de l'article 2.2 du PLUi de Châteauroux Métropole : " Dans tous les cas, une implantation avec une marge latérale, celle-ci doit être au moins égale à la moitié de la hauteur de la construction sans pouvoir être inférieure à 3 mètres. / Dans l'ensemble des sous-secteurs :/( )) pour les extensions des constructions existantes à la date d'approbation du PLUi ne respectant pas ces règles : elles peuvent être implantées dans la continuité de l'existant,()". D'autre part, sous réserve de dispositions contraires du document d'urbanisme applicable, une piscine découverte peut être regardée, eu égard à sa destination, comme une extension d'une construction d'habitation existante si elle est située à proximité immédiate de celle-ci et forme avec elle un même ensemble architectural.
12. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des plans de coupes
A-A et B-B, que le recul du projet projeté comprenant une piscine enterrée entourée d'une margelle et de terrasses sur trois côtés de la piscine est inférieur au recul minimum de la construction existante par rapport aux limites séparatives du terrain d'assiette. En second lieu, il ressort également des pièces du dossier et plus particulièrement, des mentions du pétitionnaire dans sa note explicative du 21 mars 2021, que si la piscine en litige est entourée d'une terrasse sur la face avant, cette terrasse n'est pas reliée à l'habitation. En effet, une séparation physique est mise en œuvre entre le projet projeté et l'habitation par la conservation d'une bande engazonnée. Ainsi, à la date de délivrance de l'arrêté de non-opposition aux travaux, aucun lien physique n'existait entre la piscine à construire et l'habitation existante. Par suite, en l'absence d'une bande continue entre la terrasse latérale de la piscine et l'habitation, la piscine à construire et l'habitation ne présentent pas de liens physiques, existants ou projetés, permettant de les qualifier d'ensemble immobilier unique. Dès lors, le projet en litige ne peut être qualifié d'extension d'une construction existante. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 2.2 du plan local d'urbanisme intercommunal doit être accueilli.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article I.4 du plan local d'urbanisme intercommunal de Châteauroux Métropole :
13. D'une part, aux termes de l'article R. 421-9 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable à la date de la décision attaquée : " En dehors du périmètre des sites patrimoniaux remarquables, des abords des monuments historiques et des sites classés ou en instance de classement, les constructions nouvelles suivantes doivent être précédées d'une déclaration préalable, à l'exception des cas mentionnés à la sous-section 2 ci-dessus : () / f) Les piscines dont le bassin a une superficie inférieure ou égale à cent mètres carrés et qui ne sont pas couvertes ou dont la couverture, fixe ou mobile, a une hauteur au-dessus du sol inférieure à un mètre quatre-vingts () ".
14. D'autre part, aux termes de l'article I.4 du plan local d'urbanisme intercommunal de Châteauroux Métropole : " Toute construction ou installation nouvelle qui, par sa destination, implique une utilisation d'eau potable, doit obligatoirement être alimentée par branchement à un réseau collectif sous pression présentant des caractéristiques suffisantes. Le raccordement est également obligatoire en cas d'aménagement, de changement d'affectation ou d'extension d'une construction existante de nature à augmenter les besoins en eau potable. ".
15. En premier lieu, il est constant que le projet litigieux, qui consiste en l'installation d'une piscine enterrée, non couverte, d'une superficie de 23,2 mètres carrés, est, compte tenu de ses dimensions, soumis, non pas à permis de construire, mais à déclaration préalable en application du f) de l'article R. 421-9 du code de l'urbanisme. Par conséquent, les travaux réalisés relèvent du champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 421-9 f) du code de l'urbanisme et de l'article I.4 du plan local d'urbanisme intercommunal de Châteauroux Métropole en ce que le projet en litige a pour objectif l'implantation d'une construction nouvelle.
16. En second lieu, il ressort du dossier de déclaration préalable et des écritures du pétitionnaire que " des équipements de pompage et de filtration seront installés dans la cave de la maison ". La commune de Déols se borne à indiquer en défense que l'arrêté de non opposition à déclaration préalable n°DP3606321N0048 du 27 avril 2021 précise, en son article 1, que : " Les eaux de vidange des piscines seront quant à elles déversées vers le réseau d'eaux pluviales et/ou le milieu naturel, après neutralisation des excès éventuels de désinfectants ou autres polluants " et qu'il n'était pas utile de préciser les dispositions précitées de l'article I.4 du PLUi. Toutefois, il ressort de ces termes et des pièces du dossier qu'aucun élément n'est prévu relativement au raccordement à l'eau potable et, ce, en méconnaissance des dispositions de l'article I.4 relatif à la gestion de l'eau potable. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article I.4 du plan local d'urbanisme intercommunal doit être accueilli.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est fondé à soutenir qu'en ne s'opposant pas à la déclaration préalable en litige, le maire a méconnu les dispositions citées aux points précédents du PLUi de Châteauroux métropole. En conséquence, il y a lieu d'annuler l'arrêté n° 2021-58-U du 27 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Déols ne s'est pas opposé à la déclaration préalable n° DP3606321N0048 de M. C ainsi que la décision rejetant le recours gracieux en date du 24 août 2021.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. D, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la commune de Déols demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de la commune de Déols une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par M. D et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er: L'arrêté n° 2021-58-U du 27 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Déols ne s'est pas opposé à la déclaration préalable n° DP3606321N0048 de M. C, et la décision rejetant le recours gracieux en date du 24 août 2021 sont annulés.
Article 2 : La commune de Déols versera une somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) à M. D en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la commune de Déols présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, à Me Fortat, à la commune de Déols, à Me Soltner et à M. F C.
Délibéré après l'audience du 18 avril 2024 où siégeaient :
- M. Artus, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mai 2024.
La rapporteure,
J. CHAMBELLANT
Le président,
D. ARTUS
La greffière d'audience,
M. B
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La Greffière en Chef
A. BLACHON
lg
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026