mardi 3 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200259 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 17 février 2022, le président du tribunal administratif de Paris a renvoyé au tribunal administratif de Limoges le dossier de la requête de M. A B.
Par une requête enregistrée le 16 novembre 2021, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du 26 octobre 2021 par laquelle le directeur général de l'Agence nationale de l'habitat a rejeté le recours administratif préalable obligatoire qu'il a formé à l'encontre de la décision du 13 août 2021 lui retirant la prime de transition énergétique qui lui avait été initialement attribuée ;
2°) d'enjoindre à l'Agence nationale de l'habitat de lui verser cette prime d'un montant de 2 000 euros.
Il soutient que :
- la décision de retrait de la prime de transition énergétique qui lui a été attribuée ne tient pas compte du contexte particulier de sa demande ;
- la date à retenir pour l'octroi de la prime de transition énergétique " MaPrimeRénov " devrait être celle du paiement définitif de la facture relative à la pose de la pompe à chaleur à son domicile à Sainte-Lizaigne, soit le 14 mai 2021, et non le 4 mars 2021 comme l'a retenu l'agence nationale de l'habitat ;
- il y a un " hiatus " entre la prime " coup de pouce " versée par la société EDF et la prime " MaPrimeRénov " versée par l'Agence nationale de l'habitat car la première suppose l'octroi de la prime après travaux tandis que la seconde suppose l'octroi de la prime avant travaux ;
- avec son épouse, ils sont pénalisés d'avoir voulu respecter le souhait du Gouvernement d'abandonner la filière fioul au profit d'une énergie moins polluante ;
- la pandémie liée au virus SARS-CoV-2 peut expliquer l'erreur qu'il a commise en toute bonne foi.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 mars 2023, l'Agence nationale de l'habitat conclut au rejet de la requête comme non-fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 ;
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées :
- le rapport de M. Boschet,
- les conclusions de Mme Siquier, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 5 avril 2021, M. B a déposé, sur le site internet " maprimerenov.gouv.fr ", une demande tendant à l'attribution de la prime de rénovation énergétique en raison de travaux de pose d'une pompe à chaleur dans sa résidence principale à Sainte-Lizaigne (Indre). A la suite de cette demande, une prime de rénovation énergétique de 2 000 euros lui a été octroyée. Toutefois, par une décision du 13 août 2021, le directeur général de l'Agence nationale de l'habitat lui a retiré cette prime. M. B a contesté cette décision de retrait par un recours administratif préalable obligatoire reçu le 26 août 2021. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision, née le 26 octobre 2021, par laquelle le directeur général de l'Agence nationale de l'habitat a implicitement rejeté ce recours administratif.
2. Aux termes de l'article 15 de la loi du 28 décembre 2019 de finances pour 2020, dans sa version applicable au litige : " II.- Il est créé une prime de transition énergétique destinée à financer, sous conditions de ressources, des travaux et dépenses en faveur de la rénovation énergétique des logements. () Par dérogation, entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2021, le bénéficiaire peut déposer une demande de prime après avoir commencé ses travaux ou prestations, sous réserve que ceux-ci soient justifiés par un devis réalisé entre le 1er octobre 2020 et le 31 décembre 2020, qu'ils aient commencé au cours de cette même période et que le bénéficiaire ne soit pas éligible à la prime à la date de démarrage des travaux ou prestations ". Aux termes de l'article 2 du décret du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, dans sa version applicable au litige : " II.- Seuls les travaux et prestations commencés après l'accusé de réception par l'Agence nationale de l'habitat de la demande de prime y ouvrent droit. Cet accusé de réception ne vaut pas décision d'attribution de la prime. / Toutefois, le directeur général de l'agence peut, à titre exceptionnel, accorder une prime lorsque le dossier a été déposé après le commencement des travaux ou prestations, notamment : / - en cas de travaux ou prestations urgents en raison d'un risque manifeste pour la santé ou la sécurité des personnes ; - en cas de dommages causés par une catastrophe naturelle ou technologique, ou par effets du vent dû aux tempêtes, ouragans et cyclones, dûment constatés en application des articles L. 125-1, L. 122-7 et L. 128-1 du code des assurances ; / Par dérogation au premier alinéa du présent II : / 1° entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2021, les personnes physiques propriétaires occupant leur logement et appartenant aux catégories mentionnées aux 3° et 4° de l'article 3 du présent décret peuvent déposer une demande après avoir commencé leurs travaux ou prestations du 1er octobre 2020 au 31 décembre 2020 sur la base d'un devis signé entre ces mêmes dates ; / 2° entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2021, les personnes physiques titulaires d'un droit réel immobilier conférant l'usage d'un logement peuvent déposer une demande après avoir commencé leurs travaux ou prestations du 1er octobre 2020 au 30 juin 2021 sur la base d'un devis signé entre ces mêmes dates ; / 3° entre le 1er juillet 2021 et le 31 décembre 2021, le bénéficiaire mentionné au II de l'article 1 du présent décret peut déposer une demande après avoir commencé ses travaux ou prestations du 1er octobre 2020 au 30 juin 2021 sur la base d'un devis signé entre ces mêmes dates ; / 4° entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2022, le bénéficiaire peut déposer une demande après avoir réalisé la prestation mentionnée au 8 ou 14 de l'annexe 1 du présent décret ".
3. Il ressort des pièces du dossier que les travaux de pose de la pompe à chaleur dans la résidence principale de M. B ont été achevés le 4 mars 2021, date d'édition de la facture de 14 345,89 euros par la société ayant effectué ces travaux. Dès lors, en application du premier alinéa du II de l'article 2 du décret du 14 janvier 2020, ces travaux, qui n'ont pas été commencés après l'accusé de réception par l'Agence nationale de l'habitat de la demande de la prime de rénovation énergétique, n'ouvraient pas droit à l'attribution de cette prime. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que la situation de M. B entrerait dans le champ d'application d'une des dérogations limitativement énumérées par les dispositions de ce décret pour lesquelles des travaux commencés avant cet accusé de réception peuvent ouvrir droit à l'attribution de la prime de rénovation énergétique. Dans ces conditions, en dépit des circonstances que M. B aurait été de bonne foi, qu'il a pu légitimement croire que la société ayant effectué les travaux se chargerait d'accomplir les démarches en vue de l'attribution de la prime avant le commencement des travaux, que l'installation d'une pompe à chaleur en remplacement du système de chauffage au fioul répondrait au souhait du Gouvernement, que la prime énergie versée par la société EDF serait quant à elle octroyée après réalisation des travaux et que le paiement définitif de la facture du 4 mars 2021 est intervenu le 14 mai 2021, le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 26 octobre 2021 par laquelle le directeur général de l'Agence nationale de l'habitat a implicitement rejeté son recours administratif préalable obligatoire et à ce qu'il soit enjoint à cet établissement public de lui verser une prime de rénovation énergétique de 2 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Ce jugement sera notifié à M. A B et à l'Agence nationale de l'habitat.
Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Revel, président,
M. Boschet, premier conseiller,
M. Christophe, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
F.J. REVELLa greffière,
M. C
La République mande et ordonne
à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière,
M. C
if
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
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