mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200310 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET CC CASSEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 7 mars 2022 et 18 juillet 2022, M. A B, représenté par la SELAFA Cabinet Cassel, demande au tribunal :
1°) de condamner le groupement d'intérêt public - formation continue et insertion professionnelle (GIP-FCIP) de l'académie de Limoges à lui verser une somme globale de 26 916,57 euros, augmentée des intérêts au taux légal à compter du 4 janvier 2022, en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis ;
2°) de mettre à la charge du GIP-FCIP une somme de 2 000 euros à lui verser sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la responsabilité du GIP-FCIP de l'académie de Limoges :
- en visant, dans ses contrats conclus au titre des années 2019-2020 et 2020-2021, les dispositions du décret n° 81-535 du 12 mai 1981 pourtant abrogées par l'article 10 du décret n° 93-412 du 19 mars 1993, de l'arrêté du 3 août 1990 ainsi qu'une note de service ministérielle du 19 août 1982, inapplicables en l'espèce pour déterminer les conditions matérielles d'application de ces contrats et de son classement, le GIP-FCIP de l'académie de Limoges a commis une faute ;
- contrairement à ce que soutient le GIP-FCIP de l'académie de Limoges, les dispositions de l'article 4 du décret n° 93-412 du 19 mars 1993 n'ont pas vocation à cristalliser la relation contractuelle sur le classement initial dans l'hypothèse où le statut réglementaire de l'agent évoluerait postérieurement à la conclusion du contrat d'engagement ;
- la note de service ministérielle du 19 août 1982 et la circulaire n °78-211 du 28 juin 1978 sur lesquelles le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges s'est fondé dans son courrier du 19 juillet 2021 pour justifier de la légalité de son classement dans le cadre des contrats conclus au titre des années 2019-2020 et 2020-2021 n'avaient aucune valeur réglementaire et ne visaient qu'à expliciter le régime applicable aux agents concernés avant la publication du décret n° 93-412 du 19 mars 1993 ;
- dès le 2 septembre 2019, date de l'effectivité de son premier contrat à durée déterminée, il aurait dû, compte tenu de son niveau de diplôme et de son expérience professionnelle, et des conditions de rémunération prévues par la délibération du 29 juin 2018 du conseil d'administration du GIP-FCIP, être classé au 3ème échelon de la 1ère catégorie de rémunération en application des dispositions du décret n° 93-412 du 19 mars 1993 ;
- le décret n° 93-412 du 19 mars 1993 n'a pas été visé dans ses contrats de recrutement alors même qu'il fixait, à l'évidence, le régime applicable à l'exercice de ses missions ;
- à supposer que, " pour les besoins du raisonnement ", le décret n° 93-412 du 19 mars 1993 soit regardé comme étant entré en vigueur pour les agents du GIP-FCIP de l'académie de Limoges à compter du 20 décembre 2019 seulement, il aurait dû, à tout le moins, bénéficier d'un reclassement en 1ère catégorie à compter de cette date ou, à défaut, à compter du 24 août 2020, date de conclusion de son second contrat à durée déterminée ;
- le délai de prévenance prévu à l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, qui était en l'espèce de deux mois compte tenu de son ancienneté, n'a pas été respecté lorsque le GIP-FCIP de l'académie de Limoges lui a proposé le renouvellement de son dernier contrat ;
- il n'a pas disposé d'un délai suffisant pour apporter sa réponse à la proposition de renouvellement de contrat qui lui a été faite ;
- le GIP-FCIP de l'académie de Limoges a décidé de mettre fin aux relations contractuelles alors même que, par un courriel du 29 juillet 2021, il avait répondu favorablement à l'ultimatum qui lui a été fait ;
- en mettant fin à la relation contractuelle, le GIP-FCIP de l'académie de Limoges a entendu le sanctionner en raison de ses démarches pour obtenir la régularisation de sa situation ;
- l'administration a tardé à lui transmettre les documents nécessaires à son inscription à Pôle emploi pour qu'il puisse bénéficier du versement de l'allocation de retour à l'emploi.
Sur les préjudices :
- les fautes commises dans son classement dans les catégories de rémunération ont été à l'origine, au titre des années scolaires 2019-2020 et 2020-2021, d'une perte de rémunération pour laquelle il est fondé à demander le versement d'une somme de 6 916,57 euros ;
- les diverses fautes commises par le GIP-FCIP de l'académie de Limoges ont été à l'origine d'un préjudice moral, évalué à une somme de 10 000 euros, et de troubles dans ses conditions d'existence, évalués à une somme de 10 000 euros également.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 mai 2022, le GIP-FCIP de l'académie de Limoges conclut au rejet de la requête comme non-fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 ;
- la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 ;
- le décret n° 81-535 du 12 mai 1981 ;
- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le décret n° 93-412 du 19 mars 1993 ;
- le décret n° 2013-292 du 5 avril 2013 ;
- le décret n° 2016-1171 du 29 août 2016 ;
- le décret n° 2019-1423 du 20 décembre 2019 ;
- l'arrêté du 29 août 1989 fixant la rémunération des professeurs contractuels ;
- l'arrêté du 19 mars 1993 fixant la rémunération des personnels contractuels du niveau de la catégorie A exerçant en formation continue des adultes ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boschet,
- et les conclusions de M. Houssais, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Titulaire d'un master en sciences, technologies, santé, mention génie civil, spécialité inspection, maintenance et réparation des ouvrages délivré le 2 avril 2014, M. B a été recruté par le GIP-FCIP de l'académie de Limoges, par un contrat du 14 août 2019, en tant qu'enseignant contractuel en sciences du bâtiment, topographie et organisation de chantier pour des étudiants de BTS à l'unité de formation par apprentissage (UFA) du lycée des métiers du bâtiment de Felletin pour la période du 2 septembre 2019 au 31 août 2020. Dans le cadre de ce contrat, M. B a été classé au 3ème échelon de la 2ème catégorie de rémunération des enseignants contractuels, avec une rémunération calculée sur la base d'un IM 410. Le 24 août 2020, le contrat de M. B a été renouvelé pour la période du 1er septembre 2020 au 31 août 2021. Dans le cadre de ce second contrat, il a été classé au 4ème échelon de la 2ème catégorie de rémunération, avec une rémunération calculée sur la base d'un IM 431. A la suite de plusieurs échanges avec le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges dont il ressortait qu'il accepterait de donner une suite favorable à la proposition de renouvellement de son dernier contrat pour l'année 2021-2022 qui lui a été faite à la seule condition d'être classé au 4ème échelon de la 1ère catégorie de rémunération à compter du 1er septembre 2021, ce qui lui a été refusé par son employeur qui lui proposait un classement au 2ème échelon de la 1ère catégorie, la relation contractuelle a pris fin le 31 août 2021. Estimant que la responsabilité pour faute du GIP-FCIP de l'académie de Limoges était engagée en raison, en particulier, d'erreurs commises dans son classement dans les catégories de rémunération dans le cadre de ses contrats conclus au titre des années 2019-2020 et 2020-2021, de la méconnaissance du délai dans lequel son employeur devait selon lui l'informer de son intention de renouveler ou non son dernier contrat de travail et du retard avec lequel les documents de fin de contrat destinés à Pôle emploi lui ont été remis, M. B, par une réclamation préalable reçue le 4 janvier 2022, a demandé au GIP-FCIP de l'académie de Limoges de lui verser une somme globale de 26 916,57 euros en réparation des préjudices qu'il estimait avoir subis. Par cette requête, M. B, dont la réclamation préalable a été expressément rejetée par une décision du 10 janvier 2022, demande au tribunal de condamner le GIP-FCIP de l'académie de Limoges à lui verser cette somme, avec les intérêts au taux légal à compter du 4 janvier 2022.
Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :
En ce qui concerne les conditions de rémunération prévues par les contrats conclus pour les années 2019-2020 et 2020-2021 :
2. Selon l'article 1er du décret du 12 mai 1981 relatif au recrutement des professeurs contractuels : " De même, pour l'exécution des conventions de formation continue et des conventions portant création de centres de formation d'apprentis, les chefs d'établissement peuvent, après autorisation du recteur, recruter, par contrat et à titre temporaire, des professeurs qui sont rémunérés sur les ressources tirées de l'exécution desdites conventions. / Les professeurs contractuels mentionnés aux deux alinéas précédents sont soumis aux dispositions des articles 2 à 9 ci-dessous ". Aux termes de l'article 2 de ce décret : " Les candidats à un emploi de professeur contractuel doivent posséder l'un des titres ou justifier d'une qualification professionnelle permettant leur classement dans l'une des quatre catégories prévues à l'article 4 ci-dessous ". Aux termes de l'article 4 du même décret : " Pour l'établissement des contrats, les candidats sont classés, par l'autorité qui procède à leur engagement en fonction des titres universitaires qu'ils détiennent ou de leur qualification professionnelle antérieure, dans l'une des quatre catégories suivantes ; hors catégorie, première catégorie, deuxième catégorie, troisième catégorie ". Selon l'article 5 du même décret : " Il est créé quatre catégories de rémunération de professeurs contractuels dotés chacune d'un indice minimum, moyen et maximum. Les indices bruts servant à la détermination de la rémunération selon les catégories sont fixés par un arrêté conjoint des ministres chargés de l'éducation nationale, du budget et de la fonction publique ". En application de cette disposition, un arrêté du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, du ministre de la fonction publique et des réformes administratives et du ministre délégué chargé du budget du 29 août 1989 a fixé les indices servant à la détermination de la rémunération des professeurs contractuels, sur la base des quatre catégories mentionnées à l'article 4 du décret : " hors catégorie (500 à hors échelle) ; première catégorie (460 à 965) ; deuxième catégorie (408 à 791) ; troisième catégorie (340 à 751) ".
3. Il résulte de ces dispositions que le classement d'un professeur contractuel dans l'une des quatre catégories mentionnées au point précédent est opéré par l'autorité administrative sur la base exclusive des titres universitaires détenus et de la qualification professionnelle antérieure. Il appartient ensuite à l'autorité administrative de déterminer la rémunération de l'agent en tenant compte, au sein de la catégorie retenue, des indices minimum, moyen et maximum prévus par l'arrêté du 29 août 1989, en fonction notamment de l'expérience de cet agent dans l'enseignement et des caractéristiques particulières du poste pour lequel il est recruté. Il incombe au juge, saisi d'une contestation en ce sens, de vérifier qu'en déterminant, d'une part, la classe de rattachement de l'agent et, d'autre part, sa rémunération, l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
4. Aux termes de l'article 1er du décret du 19 mars 1993 relatif aux personnels contractuels du niveau de la catégorie A exerçant en formation continue des adultes, dans sa version en vigueur avant la modification opérée par le décret du 20 décembre 2019 intégrant l'apprentissage dans les missions des personnels contractuels du niveau de la catégorie A des groupes d'établissements exerçant en formation continue des adultes : " Pour l'exercice des activités de formation continue des adultes, il peut être fait appel à des agents contractuels pour les emplois du niveau de la catégorie A. / Lorsque () les fonctions sont exercées dans les groupements d'intérêt public régis par le décret n° 2012-91 du 26 janvier 2012 relatif aux groupements d'intérêt public, les contrats sont conclus par le directeur du groupement d'intérêt public, avec l'accord du recteur d'académie ". Depuis la modification opérée par l'article 1er de ce décret du 20 décembre 2019, publié au Journal officiel de la République française du 22 décembre 2019, l'article 1er de ce décret du 19 mars 1993 prévoit, à compter du 23 décembre 2019, que : " Pour l'exercice des activités de formation continue des adultes et d'apprentissage, il peut être fait appel à des agents contractuels pour les emplois du niveau de la catégorie A. / Lorsque () les fonctions sont exercées dans les groupements d'intérêt public régis par le décret n° 2012-91 du 26 janvier 2012 relatif aux groupements d'intérêt public, les contrats sont conclus par le directeur du groupement d'intérêt public, avec l'accord du recteur d'académie ". Selon l'article 2 de ce décret du 19 mars 1993 : " Il est créé quatre catégories de rémunération d'agents contractuels : hors catégorie, 1re catégorie, 2e catégorie, 3e catégorie. / Les indices bruts minimum, moyen et maximum servant à la détermination de la rémunération de chaque catégorie sont fixés par arrêté conjoint des ministres chargés respectivement de l'éducation, du budget et de la fonction publique ". L'article 3 du même décret prévoit que : " Les candidats sont classés dans l'une des catégories mentionnées à l'article 2 par l'autorité qui procède à leur engagement en fonction des diplômes et titres qu'ils détiennent ou dans des conditions définies par les recteurs d'académie en fonction de leur qualification professionnelle antérieure. / Les titres ou diplômes retenus pour le classement dans chacune des catégories sont les suivants : / - peuvent être classés en 3e catégorie les candidats justifiant au moins d'un titre ou diplôme équivalent sanctionnant trois années d'études après le baccalauréat. () - peuvent être classés en 2e catégorie les candidats justifiant au moins d'un titre ou diplôme sanctionnant un cycle d'études d'au moins quatre années après le baccalauréat ; / - peuvent être classés en 1re catégorie les candidats justifiant au moins d'un titre ou diplôme sanctionnant au moins cinq années d'études après le baccalauréat ; / - peuvent être classés hors catégorie les seuls personnels qui justifient de titres ou diplômes requis pour le classement en 1re catégorie et qui sont appelés à dispenser un enseignement d'un niveau supérieur à celui correspondant au baccalauréat ou appelés à exercer des fonctions de direction ". Selon l'article 4 du même décret : " A l'intérieur de chaque catégorie, l'indice attribué à chaque agent contractuel est fixé par l'autorité qui le recrute en fonction des diplômes et titres qu'il détient, de sa qualification et de son expérience professionnelles antérieures, de la nature et du niveau des fonctions qu'il sera appelé à exercer ". Aux termes de l'article 9 du même décret : " Les personnels en fonctions à la date de publication du présent décret sont reclassés selon les modalités prévues aux articles 3 et 4 du présent décret. / Toutefois, ce reclassement ne peut avoir pour effet de les reclasser dans une catégorie et à un indice inférieurs ". L'article 10 du même décret prévoit que : " Les dispositions du décret n° 81-535 du 12 mai 1981 relatif au recrutement de professeurs contractuels, modifié par le décret n° 89-520 du 27 juillet 1989, sont abrogées en tant qu'elles concernent les personnels visés par le présent décret ". Un arrêté du ministre chargé de l'éducation nationale, du ministre de la fonction publique et des réformes administratives, et du ministre chargé du budget du 19 mars 1993 a fixé les indices servant à la détermination de la rémunération des personnels contractuels de la catégorie A exerçant en formation continue des adultes dans les limites suivantes, qui sont les mêmes que celles servant à la détermination de la rémunération des professeurs contractuels : " hors catégorie (500 à 2ème chevron du groupe hors échelle A) ; première catégorie (460 à 965) ; deuxième catégorie (408 à 791) ; troisième catégorie (340 à 751) ".
5. Les agents contractuels de l'Etat étant placés vis-à-vis de leur administration dans une situation légale et réglementaire, les modifications apportées aux règles qui régissent leur emploi leur sont, en principe, et sauf dispositions contraires, immédiatement applicables.
S'agissant de la période du 2 septembre 2019 au 22 décembre 2019 inclus :
6. En premier lieu, eu égard à la nature des missions qui lui ont été confiées au sein de l'UFA, telles que décrites par les articles 1 à 3 du contrat conclu le 14 août 2019, M. B, qui était au demeurant " placé sous l'autorité hiérarchique du directeur du CFA académique et sous l'autorité fonctionnelle du directeur de l'UFA ", ne peut qu'être regardé comme ayant été employé pour l'exercice d'activités d'apprentissage et non de formation continue des adultes. Or, si, par l'effet de l'article 10 du décret du 19 mars 1993 puis de l'article 15 du décret du 29 août 2016 susvisé, les dispositions du décret du 12 mai 1981 ont été abrogées en tant qu'elles concernaient les personnels contractuels de la catégorie A exerçant des activités de formation continue des adultes et les agents contractuels de la formation initiale sous statut scolaire, le premier contrat du requérant demeurait toutefois régi, aux dates auxquelles il a été conclu et a commencé à être exécuté, par les dispositions du décret du 12 mai 1981 qui restaient en vigueur pour les personnels exerçant dans les centres de formation d'apprentis (CFA), sections d'apprentissage (SA) et unités de formation par apprentissage (UFA). En outre, si, du fait de la modification du décret du 19 mars 1993 opérée par le décret du 20 décembre 2019, les personnels contractuels du niveau de la catégorie A recrutés pour l'exercice d'activités d'apprentissage sont désormais régis par ce décret du 19 mars 1993, cette modification n'est entrée en vigueur que le 23 décembre 2019. Or, en l'absence de dispositions transitoires prévoyant que les nouvelles dispositions issues du décret du 20 décembre 2019 seraient susceptibles de recevoir une application rétroactive, le premier contrat de M. B, en tant qu'il a produit ses effets du 2 septembre 2019 au 22 décembre 2019 inclus, était régi par les dispositions du décret du 12 mai 1981.
7. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que, lors de son recrutement par le GIP-FCIP de l'académie de Limoges, M. B était titulaire d'un diplôme de master. En outre, s'il a occupé, de février 2013 à juin 2019, des emplois dans le secteur du bâtiment comme conducteur de travaux, il résulte de l'instruction qu'il ne disposait d'aucune qualification professionnelle dans le domaine de l'enseignement dont il aurait été en mesure de justifier au moment du recrutement. Eu égard à ses titres universitaires et à sa qualification professionnelle antérieure, le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en classant M. B dans la deuxième catégorie de rémunération. Le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation en fixant sa rémunération sur la base de l'IM 410.
8. En troisième lieu, quand bien même elle est visée par le premier contrat conclu le 14 août 2019, ni M. B ni le GIP-FCIP de l'académie de Limoges ne sauraient utilement se prévaloir de la grille de rémunération et des modalités de classement à l'embauche des contractuels affectés à des missions d'enseignement fixées par la délibération du 29 juin 2018 du conseil d'administration du GIP-FCIP dès lors que cette délibération n'a qu'une portée indicative au regard de la large marge d'appréciation dont disposait le directeur du GIP-FCIP et qu'elle ne présente donc pas un caractère réglementaire.
9. En quatrième lieu, les erreurs ou omissions de visas dont M. B se prévaut sont sans incidence sur la légalité de son premier contrat, en particulier sur les conditions de classement et de rémunération qui ont été retenues par le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges.
S'agissant de la période postérieure au 22 décembre 2019 :
10. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le GIP-FCIP de l'académie de Limoges en défense, il ne résulte d'aucun texte, notamment pas de l'article 4 du décret du 19 mars 1993 que les " modalités de classement définies à l'article 3 [de ce décret] s'imposent à l'employeur lors du premier recrutement [uniquement] ". Il résulte de ce qui a été indiqué au point 5 que les modalités de classement dans les catégories de rémunération fixées par ce décret du 19 mars 1993 avaient vocation, pour les personnels contractuels du niveau de la catégorie A exerçant comme M. B des activités d'apprentissage, à s'appliquer immédiatement à compter du 23 décembre 2019. M. B pouvait donc se prévaloir du bénéfice des dispositions du décret du 19 mars 1993 à compter de cette même date.
11. En outre, le GIP-FCIP de l'académie de Limoges n'établit ni même n'allègue que le classement des personnels contractuels du niveau de la catégorie A exerçant des activités d'apprentissage aurait donné lieu, selon les termes de l'article 3 du décret du 19 mars 1993, à des " conditions définies par [la rectrice de l'académie de Limoges] en fonction de leur qualification professionnelle antérieure ". Dès lors, en vertu de ce même article, le classement de M. B à compter du 23 décembre 2019 devait être fait compte tenu seulement des diplômes et titres qu'il détenait à cette date. Si les dispositions de cet article 3 prévoient que les personnels justifiant au moins d'un titre ou diplôme sanctionnant au moins cinq années d'études après le baccalauréat " peuvent " être classés en 1ère catégorie de rémunération, ces dispositions, qui ouvrent seulement une possibilité, ne faisaient pas obligation au directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges de classer M. B dans cette 1ère catégorie de rémunération. En l'espèce, en classant M. B, du 23 décembre 2019 au 31 août 2020 dans le cadre de son premier contrat de recrutement, puis du 1er septembre 2020 au 31 août 2021 dans le cadre de son second contrat de recrutement, dans la 2ème catégorie de rémunération avec une rémunération calculée sur la base d'un IM 410 puis d'un IM 431, le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
12. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 8 du présent jugement, ni M. B ni le GIP-FCIP de l'académie de Limoges ne sauraient utilement se prévaloir de la grille de rémunération et des modalités de classement à l'embauche des contractuels affectés à des missions d'enseignement fixées par la délibération du 29 juin 2018 du conseil d'administration du GIP-FCIP.
13. En troisième lieu, les erreurs ou omission de visas dont le requérant se prévaut sont sans incidence sur la légalité de ses contrats, en particulier sur les conditions de classement et de rémunération qui ont été retenues par le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges.
En ce qui concerne le délai de prévenance :
14. Selon l'article 109 de la loi du 17 mai 2011 de simplification et d'amélioration de la qualité du droit : " Les personnels du groupement sont constitués : () / 3° Des personnels propres recrutés directement par le groupement, à titre complémentaire. / Sous réserve des dispositions relatives à la mise à disposition prévues par le statut général de la fonction publique, les personnels du groupement ainsi que son directeur sont soumis, par la convention constitutive, soit à un régime de droit public déterminé par décret en Conseil d'Etat lorsque le groupement au sein duquel ils exercent assure, à titre principal, la gestion d'une activité de service public administratif, soit au code du travail lorsque le groupement assure, à titre principal, la gestion d'une activité de service public industriel et commercial ". Aux termes de l'article 1er du décret du 5 avril 2013 relatif au régime de droit public applicable aux personnels des groupements d'intérêt public : " I. ' Le présent décret détermine le régime de droit public, mentionné au dernier alinéa de l'article 109 de la loi du 17 mai 2011 susvisée, auquel peuvent être soumis les personnels et le directeur d'un groupement d'intérêt public dans les conditions prévues à ce même article. / II. ' A l'exception des agents publics placés en situation de mise à disposition ainsi que des personnels mis à disposition par une personne morale de droit privé membre du groupement en application du 1° de l'article 109 de la loi du 17 mai 2011 susvisée et régis par l'article 3 du présent décret, les personnels d'un groupement d'intérêt public relevant du I sont régis par les dispositions du décret du 17 janvier 1986 susvisé à l'exception des articles 5, 6, 8, 27, 28, 28-1, 29, 30, 31 et 42-1 à 42-7, sous réserve des dispositions du titre Ier du présent décret ". Selon l'article 4 de ce décret : " I. ' Au titre du 3° de l'article 109 de la loi du 17 mai 2011 susvisée, des agents contractuels peuvent être recrutés dans les cas suivants : / 1° Pour l'exercice d'une fonction requérant des qualifications spécialisées nécessaires à la réalisation d'une mission permanente du groupement en l'absence de candidats justifiant de ces qualifications pendant au moins un an, à compter de la date de la publication de la vacance d'emploi, parmi les personnels susceptibles d'être employés au titre du 1° ou du 2° de l'article 109 de la loi du 17 mai 2011 susvisée ".
15. Aux termes de l'article 5 du décret du17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat pris pour l'application de l'article 7 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat : " En cas de renouvellement du contrat conclu en application de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, l'article 45 ci-après est applicable ". Aux termes de l'article 45 du même décret : " Lorsque l'agent non titulaire est recruté par un contrat à durée déterminée susceptible d'être renouvelé en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'administration lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : / - huit jours avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois ; / - un mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée supérieure ou égale à six mois et inférieure à deux ans ; / - deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée supérieure ou égale à deux ans ; / - trois mois avant le terme de l'engagement pour l'agent dont le contrat est susceptible d'être renouvelé pour une durée indéterminée en application des dispositions législatives ou réglementaires applicables. () / Pour la détermination de la durée du délai de prévenance, les durées d'engagement mentionnées aux deuxième, troisième et quatrième alinéas sont décomptées compte tenu de l'ensemble des contrats conclus avec l'agent, y compris ceux effectués avant une interruption de fonctions, sous réserve que cette interruption n'excède pas quatre mois et qu'elle ne soit pas due à une démission de l'agent. / Lorsqu'il est proposé de renouveler le contrat, l'agent non titulaire dispose d'un délai de huit jours pour faire connaître, le cas échéant, son acceptation. En cas de non-réponse dans ce délai, l'intéressé est présumé renoncer à l'emploi ".
16. Ainsi qu'il ressort du II de l'article 1er du décret du 5 avril 2013, les personnels d'un GIP qui, comme M. B, ne sont pas mis à disposition de ce même groupement, sont régis par certaines seulement des dispositions du décret du 17 janvier 1986, à l'exclusion notamment de l'article 5 de ce décret qui prévoit qu'en cas de renouvellement du contrat conclu en application de la loi du 11 janvier 1984, l'article 45 de ce même décret, relatif au délai dans lequel l'employeur doit informer l'agent de son intention de renouveler ou non le contrat, est applicable. Dès lors que l'article 5 du décret du 17 janvier 1986 n'était pas applicable à M. B, dont le dernier contrat était fondé sur les dispositions mentionnées au point 14 et non sur celles de la loi du 11 janvier 1984, il ne saurait ainsi utilement se prévaloir de ce que le GIP-FCIP de l'académie de Limoges était tenu de respecter le délai de prévenance prévu à l'article 45 de ce décret et que ce délai aurait, en l'espèce, été méconnu. En tout état de cause, il résulte de l'instruction que, par lettre recommandée du 19 juillet 2021, reçue le lendemain, le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges a proposé à M. B un renouvellement de son contrat avec un classement à l'échelon 2 de la 1ère catégorie de rémunération, proposition qui a été refusé par l'intéressé qui désirait uniquement être classé à l'échelon 4 de cette 1ère catégorie. Par suite, le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges a informé M. B de son intention de renouveler son contrat au moins un mois avant le terme de l'engagement contractuel, soit, compte tenu de l'ancienneté inférieure à deux ans du requérant, dans un délai au moins égal au délai de prévenance d'un mois dont il aurait pu bénéficier si les dispositions de l'article 45 du décret du 17 janvier 1986 lui étaient applicables.
En ce qui concerne le délai laissé par le GIP-FCIP de l'académie de Limoges au requérant pour donner une réponse à la proposition de renouvellement de son dernier contrat :
17. M. B soutient qu'en lui indiquant, par un courrier du 21 juillet 2021 qu'il a reçu le même jour sur sa messagerie électronique, qu'il avait jusqu'au 29 juillet 2021 inclus pour lui donner sa réponse à la proposition de renouvellement de son contrat et qu'à défaut de réponse il serait réputé comme ayant décliné cette proposition, le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges ne lui a pas laissé un délai suffisant. Cependant, d'une part, aucun texte applicable à la situation de M. B ne prévoyait de délai minimum dans lequel il pouvait donner une réponse à une proposition de renouvellement de son contrat. D'autre part, le délai dont il a disposé, lequel correspondait d'ailleurs à celui de huit jours prévu par le dernier alinéa de l'article 45 du décret du 17 janvier 1986, était suffisant.
En ce qui concerne l'existence d'une sanction déguisée :
18. M. B fait valoir que le directeur du GIP-FCIP de l'académie de Limoges n'a pas tenu compte du souhait qu'il a exprimé de poursuivre la relation contractuelle et qu'il a décidé de mettre un terme à cette relation contractuelle pour le " sanctionner " de ses " demandes répétées de reclassement ". Toutefois, il résulte de l'instruction que la fin de la relation contractuelle entre le GIP-FCIP de l'académie de Limoges et M. B résulte du refus de ce dernier de donner une suite favorable à la proposition de renouvellement de son dernier contrat au motif qu'il aurait pu prétendre à de meilleures conditions de classement et de rémunération. Par ailleurs, outre qu'il résulte de ce qui précède que les conditions de classement et de rémunération au titre des contrats conclus pour les périodes du 2 septembre 2019 au 31 août 2020 et du 1er septembre 2020 au 31 août 2021 n'étaient pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation susceptible d'engager la responsabilité du GIP-FCIP de l'académie de Limoges, il ne résulte pas de l'instruction que la proposition de renouvellement de contrat à l'échelon 2 de la 1ère catégorie de rémunération qui a été refusée par le requérant traduirait une quelconque intention de le sanctionner.
En ce qui concerne la transmission des documents de fin de contrat destinés à Pôle emploi
19. Aux termes de l'article R. 1234-9 du code du travail : " L'employeur délivre au salarié, au moment de l'expiration ou de la rupture du contrat de travail, les attestations et justifications qui lui permettent d'exercer ses droits aux prestations mentionnées à l'article L. 5421-2 et transmet sans délai ces mêmes attestations à Pôle emploi. / Les employeurs d'au moins onze salariés effectuent cette transmission à Pôle emploi par voie électronique, sauf impossibilité pour une cause qui leur est étrangère, selon des modalités précisées par un arrêté du ministre chargé de l'emploi ".
20. Il résulte de ces dispositions, que l'employeur est tenu de délivrer à l'agent involontairement privé d'emploi, ainsi qu'à Pôle Emploi, l'ensemble des attestations et justifications requises pour l'ouverture des droits aux allocations de chômage et que cette obligation doit être mise en œuvre par l'employeur spontanément au moment de l'expiration ou de la rupture du contrat de travail.
21. Le GIP-FCIP de l'académie de Limoges n'établit ni même n'allègue avoir transmis à Pôle emploi au moment de l'expiration du dernier contrat de M. B les documents prévus à l'article R. 1234-9 du code du travail, et il résulte de l'instruction que ces documents ont été communiqués au requérant avec plusieurs semaines de retard. Toutefois, en dépit des contestations formulées en défense, M. B n'établit pas avoir subi, en raison de cette faute, un préjudice. En particulier, M. B ne démontre pas que cette faute n'aurait pas seulement emporté un versement différé de ses allocations ou qu'il n'aurait pas perçu la totalité des allocations qui lui étaient dues.
22. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'indemnisation présentées par M. B à l'encontre du GIP-FCIP de l'académie de Limoges doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
23. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".
24. L'article L. 761-1 du code de justice administrative fait obstacle à ce qu'il soit mis à la charge du GIP-FCIP de l'académie de Limoges, qui n'est pas la partie perdante, une somme à verser à M. B sur ce fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au GIP-FCIP de l'académie de Limoges. Une copie en sera adressée pour information à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Artus, président,
M. Crosnier, premier conseiller,
M. Boschet, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
Le rapporteur,
J.B. BOSCHET
Le président,
D. ARTUSLa greffière,
G. JOURDAN-VIALLARD
La République mande et ordonne
à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux Olympiques et paralympiques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour Le Greffier en Chef
La Greffière,
G. JOURDAN-VIALLARD
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026