LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2200482

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2200482

mardi 3 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2200482
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantDURANÇON DELPHINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 6 avril 2022 et 6 novembre 2024, M. A C, représenté par Me Durançon, demande au tribunal d'annuler la décision du 21 février 2022 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision du 20 janvier 2022 de la commission de discipline de la maison centrale de Saint-Maur lui infligeant la sanction de quatorze jours de cellule disciplinaire dont quatre jours avec sursis.

Il soutient que :

- le principe du contradictoire a été méconnu ; dans le cadre de la procédure disciplinaire, il n'a pas été fait état du point de vue du codétenu à l'encontre duquel il lui a été reproché d'avoir été violent, pas plus que n'a été entendu le détenu qui les a séparés ; son conseil n'a pas été mis à même de consulter la vidéo ou la transcription de la vidéo ; à l'occasion de la commission de discipline, il n'a jamais été mis en présence contradictoire du codétenu à l'égard duquel il aurait commis des violences ; le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon s'est fondé sur des éléments qui ne lui ont pas été préalablement communiqués, notamment l'audition du détenu qui, par son intervention, a mis fin à l'altercation ;

- aucune faute de nature à justifier une sanction disciplinaire ne saurait lui être légalement reprochée.

Par un mémoire en défense enregistré le 11 octobre 2024, le garde des Sceaux, ministre de la justice, conclut au rejet de la requête comme non-fondée.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 mai 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code pénal ;

- le code de procédure pénale ;

- la loi pénitentiaire n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées :

- le rapport de M. Boschet,

- les conclusions de Mme Siquier, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. Détenu à la maison centrale de Saint-Maur (Indre), M. C s'est vu infliger une sanction de quatorze jours de cellule disciplinaire dont quatre jours avec sursis par une décision du 20 janvier 2022 de la commission de discipline de cet établissement pénitentiaire. Il demande l'annulation de la décision du 21 février 2022 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision du 20 janvier 2022 de la commission de discipline.

2. En premier lieu, aux termes de l'article 726 du code de procédure pénale, dans sa version applicable au litige : " Le régime disciplinaire des personnes détenues placées en détention provisoire ou exécutant une peine privative de liberté est déterminé par un décret en Conseil d'Etat. / Ce décret précise notamment : () / 4° La procédure disciplinaire applicable, au cours de laquelle la personne peut être assistée par un avocat choisi ou commis d'office, en bénéficiant le cas échéant de l'aide de l'Etat pour l'intervention de cet avocat. Ce décret détermine les conditions dans lesquelles le dossier de la procédure disciplinaire est mis à sa disposition et celles dans lesquelles l'avocat, ou l'intéressé s'il n'est pas assisté d'un avocat, peut prendre connaissance de tout élément utile à l'exercice des droits de la défense, sous réserve d'un risque d'atteinte à la sécurité publique ou à celle des personnes ". Selon l'article R. 57-7-16 de ce code, dans sa version applicable au litige : " I. - En cas d'engagement des poursuites disciplinaires, les faits reprochés ainsi que leur qualification juridique sont portés à la connaissance de la personne détenue. / La personne détenue est informée de la date et de l'heure de sa comparution devant la commission de discipline ainsi que du délai dont elle dispose pour préparer sa défense. Ce délai ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. / II. - La personne détenue dispose de la faculté de se faire assister par un avocat de son choix ou par un avocat désigné par le bâtonnier de l'ordre des avocats et peut bénéficier à cet effet de l'aide juridique. / III. - La personne détenue, ou son avocat, peut consulter l'ensemble des pièces de la procédure disciplinaire, sous réserve que cette consultation ne porte pas atteinte à la sécurité publique ou à celle des personnes. / IV. - L'avocat, ou la personne détenue si elle n'est pas assistée d'un avocat, peut également demander à prendre connaissance de tout élément utile à l'exercice des droits de la défense existant, précisément désigné, dont l'administration pénitentiaire dispose dans l'exercice de sa mission et relatif aux faits visés par la procédure disciplinaire, sous réserve que sa consultation ne porte pas atteinte à la sécurité publique ou à celle des personnes. / L'autorité compétente répond à la demande d'accès dans un délai maximal de sept jours ou, en tout état de cause, en temps utile pour permettre à la personne de préparer sa défense. Si l'administration pénitentiaire fait droit à la demande, l'élément est versé au dossier de la procédure. / La demande mentionnée à l'alinéa précédent peut porter sur les données de vidéoprotection, à condition que celles-ci n'aient pas été effacées, dans les conditions fixées par un arrêté du ministre de la justice, au moment de son enregistrement. L'administration pénitentiaire accomplit toute diligence raisonnable pour assurer la conservation des données avant leur effacement. / Par dérogation aux dispositions de l'alinéa précédent, l'administration répond à la demande d'accès dans un délai maximal de quarante-huit heures. / Les données de la vidéoprotection visionnées font l'objet d'une transcription dans un rapport versé au dossier de la procédure disciplinaire ". Aux termes de l'article R. 57-7-17 de ce code, dans sa version applicable au litige : " La personne détenue est convoquée par écrit devant la commission de discipline. / La convocation lui rappelle les droits qui sont les siens en vertu de l'article

R. 57-7-16 ". Selon l'article R. 57-7-25 du même code, dans sa version applicable au litige : " Lors de sa comparution devant la commission de discipline, la personne détenue présente ses observations. Elle est, le cas échéant, assistée par un avocat ".

3. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou s'il a privé les intéressés d'une garantie.

4. Premièrement, si M. C soutient que, dans le cadre de la procédure disciplinaire, M. D, détenu qui est intervenu pour faire cesser son altercation avec le détenu M. B, n'a pas été entendu, et que le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon s'est fondé sur le témoignage de ce détenu sans que celui-ci ne lui ait été préalablement communiqué, cette branche du moyen tiré de l'irrégularité de la procédure qui a été suivie manque en fait dès lors que ce témoignage figure dans le rapport d'enquête établi le 18 janvier 2022 à 15h27, qui a été versé au dossier disciplinaire consulté le 19 janvier 2022 à 10h30 par le requérant, et qu'au surplus, son conseil, dans ses observations écrites adressées le 19 janvier 2022 à la commission de discipline, s'est expressément prévalu " du témoignage de la personne détenue D " au soutien de son argumentation selon laquelle son client n'aurait, notamment, pas porté de coups.

5. Deuxièmement, il ne résulte d'aucune disposition ni d'autre principe, notamment celui du contradictoire, que l'administration aurait été tenue, à peine d'irrégularité de la procédure qui a été menée, de recueillir le témoignage du détenu à l'encontre duquel il est reproché à M. C d'avoir exercé ou tenté d'exercer des violences physiques, de mettre le requérant à même de présenter ses observations sur ce témoignage sur lequel ni la commission de discipline ni le DISP de Dijon ne se sont fondés ou de procéder, devant la commission de discipline, à une confrontation entre les protagonistes de l'altercation verbale qui les a opposés le 18 janvier 2022.

6. Troisièmement, il résulte des dispositions des articles 726 et R. 57-7-16 du code de procédure pénale que si la procédure a été engagée à partir notamment des enregistrements de vidéoprotection, ceux-ci font partie du dossier de cette procédure, lequel doit être mis à disposition de la personne détenue ou de son avocat. Dans le cas où la procédure n'a pas été engagée à partir de ces enregistrements ou en y faisant appel, il appartient à la personne détenue ou à son avocat, s'ils le jugent utiles au besoin de la défense et si ces enregistrements existent, de demander à y accéder. Un refus ne saurait être opposé à de telles demandes au motif de principe que le visionnage de ces enregistrements serait susceptible en toute circonstance de porter atteinte à la sécurité publique ou à celle des personnes.

7. Il ressort des pièces du dossier que la procédure disciplinaire a été engagée à l'encontre de M. C compte tenu, notamment, des enregistrements de vidéoprotection qui ont montré l'altercation violente qui l'a opposée avec le détenu M. B sur la coursive de la maison centrale de Saint-Maur. Si, en méconnaissance des dispositions du dernier alinéa de l'article R. 57-7-16 du code de procédure pénale, l'administration ne justifie pas qu'un rapport portant transcription des données de la vidéoprotection aurait été versé au dossier disciplinaire, cette irrégularité n'a pas, en l'espèce, privé M. C d'une garantie ou exercé une influence sur le sens de la sanction qui a été prise dès lors que, d'une part, il ressort des pièces du dossier qu'après avoir reçu notification le 18 janvier 2022 à 16h45 de sa convocation devant la commission de discipline lui rappelant par ailleurs les droits qu'il tenait de cet article R. 57-7-16 du code de procédure pénale, le requérant a lui-même consulté les données de la vidéoprotection relatives aux faits reprochés sur lesquelles l'administration s'est fondée, d'autre part, qu'il n'est ni établi ni même allégué que ces données auraient été incomplètes ou qu'elles n'auraient pas permis d'appréhender les circonstances exactes de l'altercation et, enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que le conseil de l'intéressé, qui avait nécessairement connaissance de ces données de vidéoprotection lorsqu'il a transmis ses observations écrites à la commission de discipline devant laquelle il ne s'est pas présenté, n'a pas demandé à voir les enregistrements alors qu'il était à même de le faire.

8. Il résulte de ce qui a été indiqué aux points 4 à 7 que le vice de procédure invoqué par M. C doit être écarté dans toutes ses branches.

9. En second lieu, aux termes de l'article R. 57-7 du code de procédure pénale, dans sa version applicable au litige : " Les fautes disciplinaires sont classées selon leur gravité, selon les distinctions prévues aux articles R. 57-7-1 à R. 57-7-3, en trois degrés ". Selon l'article R. 57-7-1 de ce code, dans sa version applicable au litige : " Constitue une faute disciplinaire du premier degré le fait, pour une personne détenue : () / 2° D'exercer ou de tenter d'exercer des violences physiques à l'encontre d'une personne détenue ". Aux termes de l'article 122-5 du code pénal : " N'est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d'elle-même ou d'autrui, sauf s'il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l'atteinte ".

10. Il ressort des pièces du dossier, notamment du compte rendu d'incident et du rapport d'enquête qui ont été établis le 18 janvier 2022 ainsi que des éléments non sérieusement contestés issus des enregistrements de la vidéoprotection tels qu'ils sont en particulier décrits par la décision du 21 février 2022 du directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon, que, le 18 janvier 2022 matin, à la suite d'un différend les opposant quant à l'utilisation du matériel de ménage, M. C a eu une altercation violente avec le détenu M. B. Si, dans les premiers moments, cette altercation était uniquement verbale, il ressort toutefois des pièces du dossier que M. C, qui n'a pas obéi aux injonctions faites aux protagonistes par une surveillante de se calmer et de reprendre leurs occupations respectives, a adopté une attitude provocante en retournant dans sa cellule pour poser ses lunettes avant de revenir brusquement au contact de M. B, alors que la situation était déjà tendue, ce qui laissait présager de la volonté du requérant d'en venir " aux mains ". Si c'est bien M. B qui a porté un premier coup de tête à M. C, il ressort des pièces du dossier que ce dernier ne s'est pas contenté de se défendre mais a eu un comportement offensif, portant plusieurs coups de poings à l'égard de l'autre détenu, qui pourtant reculait. A cet égard, le témoignage apporté par le détenu qui est intervenu pour séparer M. C et M. B n'est pas de nature à remettre en cause la matérialité de ces faits de violences physiques exercées de manière réciproques, cette intervention étant en effet survenue en fin d'altercation sans que ce détenu ait pu appréhender l'ensemble des faits ainsi que les responsabilités de chacun. Par ailleurs, contrairement à ce qui est soutenu par M. C dans ses écritures, il ne ressort pas des pièces du dossier que les violences qui lui sont reprochées puissent être regardées comme ayant été nécessaires ou proportionnées par rapport à l'agression dont il a été victime et comme entrant ainsi dans le champ de la présomption d'innocence. Si M. C fait également valoir que la surveillante qui était présente au moment de l'altercation " n'avait en réalité aucune expérience pour être seulement élève " et qu'elle " n'a pas su répondre de manière efficace en amont de l'explication ", il ne ressort pas des pièces du dossier que cette surveillante aurait effectivement eu une attitude inappropriée par rapport à la situation et, en tout état de cause, le comportement qu'a adopté cet agent est sans incidence sur la réalité des faits de violences physiques commis par le requérant à l'encontre d'un détenu et leur caractère fautif. Dans ces circonstances, c'est sans commettre d'erreur de fait ou d'erreur d'appréciation que le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a estimé que M. C avait commis la faute disciplinaire du premier degré prévue au 2° de l'article R. 57-7-1 du code de procédure pénale.

11. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 21 février 2022 par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision du 20 janvier 2022 de la commission de discipline de la maison centrale de Saint-Maur lui infligeant la sanction de quatorze jours de cellule disciplinaire dont quatre jours avec sursis.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Ce jugement sera notifié à M. A C et au garde des Sceaux, ministre de la justice.

Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Revel, président,

M. Boschet, premier conseiller,

M. Christophe, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 décembre 2024.

Le rapporteur,

J.B. BOSCHET

Le président,

FJ. REVELLa greffière,

M. E

La République mande et ordonne

au garde des Sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour La Greffière en Chef,

La Greffière,

M. E

if

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions