LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2200701

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2200701

jeudi 11 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2200701
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJUGE UNIQUE H SIQUIER
Avocat requérantROBILIARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance de renvoi du 23 mai 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Limoges la requête de M. A B.

Par cette requête enregistrée le 16 mars 2022, M. A B, représenté par Me Robiliard, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros en réparation du préjudice qu'il estime avoir subi du fait de la décision illégale prise le 14 octobre 2021 par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Châteauroux, somme assortie des intérêts au taux légal à la date de la réclamation préalable ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- il est recevable et bien fondé à saisir la juridiction de céans en vue de l'indemnisation de son préjudice du fait de la décision disciplinaire du 14 octobre 2021 ;

- la responsabilité de l'Etat doit être retenue du fait de l'illégalité de cette décision ;

- il a subi un préjudice moral du fait de cette illégalité.

Par un mémoire enregistré le 7 juin 2024, le garde des sceaux, ministre de la justice demande à ce que l'indemnisation du préjudice subi soit réévalué à de plus justes proportions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme D en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendues au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme D,

- et les conclusions de Mme Benzaïd, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision disciplinaire du 14 octobre 2021, M. B a été sanctionné par la commission de discipline de 6 jours en cellule disciplinaire et d'une suspension d'accès aux plateaux sportifs pour une durée d'un mois. Le 20 octobre 2021, M. B a formé un recours hiérarchique auprès de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon lui demandant l'annulation de la sanction prononcée le 14 octobre 2021 au motif que la commission de discipline a commis une erreur manifeste d'appréciation. Par une décision du 19 novembre 2021, la direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon a décidé de retirer la décision de sanction au motif qu'elle était entachée d'un vice de procédure. M. B a formé une réclamation indemnitaire préalable auprès de la direction de l'administration pénitentiaire au titre du préjudice moral subi du fait de cette décision disciplinaire. Par la présente requête, M. B demande au tribunal la condamnation de l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros au titre du préjudice moral qu'il aurait subi.

Sur les demandes d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. M. B a déposé une demande d'aide juridictionnelle provisoire le 4 mars 2022. Par une décision du 2 mai 2022, la caducité de la demande d'aide juridictionnelle présentée par M. B a été constatée. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des requêtes du requérant tendant à obtenir l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions indemnitaires :

En ce qui concerne la responsabilité de l'Etat :

3. A l'appui de ses conclusions indemnitaires, M. B invoque l'illégalité fautive de la sanction qui lui a été infligée le 14 octobre 2021 et qui a été exécutée pendant six jours, avant qu'elle ne soit retirée par une décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon prise le 19 novembre 2021. Le garde des Sceaux, ministre de la Justice ne remet pas en cause, en l'espèce, l'illégalité fautive de la sanction en cause qui a été retirée. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que l'administration a commis une faute de nature à engager sa responsabilité en édictant cette décision illégale.

En ce qui concerne le préjudice moral et le lien de causalité :

4. La décision du 14 octobre 2021, retirée du fait de son illégalité par le directeur interrégional des services pénitentiaires a, dès lors qu'elle a été exécutée, a causé un préjudice moral dès lors qu'il a été placé en cellule disciplinaire pendant une durée de six jours, ce qui l'a empêché de travailler durant ces six jours, et qu'il a été privé d'accès aux équipements sportifs pendant un mois.

5. Dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une juste appréciation de ce poste de préjudice en l'évaluant à 700 euros.

Sur les frais d'instance :

6. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante, une somme de 800 euros.

D E C I D E :

Article 1er:Il n'y a pas lieu d'admettre M. B, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2:L'Etat est condamné à verser à M. B la somme de 700 (sept cents) euros.

Article 3:L'Etat versera à M. B la somme de 800 (huit cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4:Le présent jugement sera notifié à M. A B et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.

La magistrate désignée,

H. DLa greffière,

M. C

La République mande et ordonne

au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour Le Greffier en Chef,

La Greffière

M. E

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions